L’Enseignement Supérieur et la Recherche en France

L’actu de l’enseignement supérieur et de la recherche en France.


Articles publiés dans cette rubrique

mercredi 11 août 2010
par  antonin

Les Éditions Universitaires Européennes : du stock de livres au stock d’auteurs

Nombre de chercheurs ou apprentis chercheurs (notamment en master ou en thèse) sont actuellement démarchés par les Editions Universitaires Européennes, qui leur proposent une publication gratuite de leurs travaux. Le démarchage se fait à une ampleur telle (parfois via Facebook) qu’on finit par se demander qui sont les Editions Universitaires Européennes. Ci-dessous un croisement d’informations données par le site d’une association d’étudiants de l’Université de Laval et par Wikipedia,

Il ne s’agit en aucun cas de discréditer tel ou tel travail effectivement publié aux EUE. Il s’agit seulement de relever le fait que les EUE publient sans lire, que cela fait partie de leur modèle managerial, et que ce modèle peut aller, dans une autre filiale du groupe auxquelles elles appartiennent, jusqu’à publier quelques 30 000 livres copié-collé de wikipedia.

Monday 2 August 2010
by  antonin

For love and money

The self-reported contentment of researchers with their chosen profession depends on more than just salaries, according to the results of our international career survey. Gene Russo parses the data.

vendredi 30 juillet 2010
par  antonin

Le recrutement des universitaires devant le Conseil constitutionnel

L’anniversaire de la loi d’autonomie des universités va-il être gâché pour le gouvernement ? Le 6 août, cinq jours avant les trois ans de la loi relative à la liberté et aux responsabilités des universités (LRU), l’une des principales lois du quinquennat de Nicolas Sarkozy, le Conseil constitutionnel doit déterminer si cette loi, et notamment le nouveau dispositif de recrutement des universitaires, est conforme à la Constitution. Cette décision est particulièrement attendue par les syndicats d’enseignants-chercheurs, dont le premier d’entre-eux, le Snesup-FSU, car elle constitue une sorte de "revanche juridique", après le quasi-échec de la longue mobilisation du printemps 2009 contre notamment la loi LRU.

jeudi 22 juillet 2010
par  antonin

L’UNEF pointe une promesse non tenue de Pécresse : les frais d’inscription abusifs de certaines universités continuent

A l’occasion de la diffusion de son recensement des mauvaises pratiques des universités en matière de droits d’inscription, l’UNEF dénonce 28 universités en fautes et met à défaut Pécresse qui avait fait la promesse en 2009 d’être "vigilante" à ce sujet. France Info a interviewé Jean-Baptiste Prévost.

jeudi 15 juillet 2010
par  antonin

Aghion. Le triangle du “matching”

La 2ème partie du rapport Aghion vient d’être remise à Valérie Pécresse. Elle est encore plus critiquable que la 1ère partie remise en janvier 2010. (...) Le tryptique gagnant pour être une université d’excellence : des moyens financiers élevés, l’autonomie des universités (un gouvernement dirigé par un “board of trustees”) et un système d’incitation (financement de la recherche sur appels à projets).

vendredi 18 juin 2010
par  antonin

Le gouvernement programme la suppression de 2000 emplois pour les seuls EPST (CNRS, INSERM, INRA etc.)

Les Echos viennent d’en faire l’annonce : il y aura pour « les opérateurs de l’Etat » (dont Pôle Emploi, mais aussi le CNRS, l’Inserm, etc…) 1,5 % par an de suppressions d’emplois chaque année pendant trois ans et 10 % de baisse des crédits en trois ans (texte en annexe). Cela représente deux milles postes supprimés pour les seuls établissements de recherche (les EPST). Merci pour les précaires !

lundi 7 juin 2010
par  antonin

Les pires métiers : chargé de cours précaire dans l’enseignement supérieur

“Tout le monde” envie les statuts de fonctionnaires ; « la recherche sera le moteur de la croissance de demain » disent à l’envi les théoriciens de la reprise… et pourtant à regarder en détail son fonctionnement elle paraît bien menacée.

jeudi 27 mai 2010
par  antonin

Un étudiant empêché de passer ses examens par la politique du chiffre

On empêche un étudiant tunisien de passer ses examens !

mercredi 21 avril 2010
par  antonin

L’UDS un an après... l’envers du décor

Le 5 février 2009, lors de l’inauguration mouvementée de l’Université de Strasbourg, Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, avait salué « ceux et celles qui ont bâti ce rêve devenu aujourd’hui réalité ».

Un an plus tard, le constat est accablant : à aucun moment l’UDS n’a ressemblé au « rêve » que l’on nous promettait. L’administration n’avait rien préparé. En février 2009, chacune des trois universités avait encore son propre budget et son propre système informatique. Aucune centralisation n’avait eu lieu. Tout cela n’était purement et simplement qu’une opération politique et médiatique.

Thursday 8 April 2010
by  antonin

French Campuses: The Bitter Taste of Autonomy

Last year, for six months, a broad strike paralyzed most universities in France, from February 2nd to the end of May, against a decree enforcing a new law called LRU (Law for Responsible Universities). 76 out of 82 universities organized General Assemblies at which most teachers and students voted to go on strike. In France, among 90,000 teachers, 2.2 million students and 50,000 employees who make universities work, not everyone stopped working or studying – but most of them had to discuss and debate, often fiercely and bitterly, about the future of National Education.

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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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