Chine

Les chiffres clefs de la recherche fondamentale chinoise

Le 23 mai 2011 a eu lieu à Pékin la troisième réunion nationale sur la recherche fondamentale en Chine. Les deux réunions précédentes s’étaient déroulées en 1989 et en l’an 2000.

Selon les participants de la réunion, l’investissement chinois total consacré à la recherche fondamentale représentait en 2009 27 milliards de yuans (2,94 milliards d’euros), soit 5,8 fois plus qu’en l’an 2000. Les établissements d’enseignement supérieur et les institutions de recherche en sont les principaux acteurs (les premiers ayant reçus davantage de subventions que les seconds). En 2009, le budget total de la recherche fondamentale dans les universités était de l’ordre de 14,45 milliards de yuans (1,52 milliard d’euros), soit 53,8% du budget total de la recherche fondamentale du pays, dépassant pour la première fois les 50%. En 2009, le nombre de chercheurs en sciences fondamentales dans les universités s’élevait à 113.000, soit 68,47% de l’ensemble des chercheurs en science fondamentale du pays.

La Chine possède actuellement 6 laboratoires nationaux pilotes et 382 laboratoires clés d’État, dont 261 ont été créés par les universités et les institutions de recherche chinoises. Mais les entreprises s’imposent également comme des acteurs majeurs de l’innovation chinoise. 96 laboratoires clés d’État ont été créés avec le soutien de grandes entreprises. La promotion de la combinaison "recherche - enseignement" s’inscrit dans les priorités de la réforme en matière de recherche fondamentale en Chine. La Fondation nationale des sciences naturelles de Chine (NSFC) en sera un des principaux acteurs de sa mise en œuvre.

Source : http://www.bulletins-electroniques.... (Ambassade de France en Chine)


Articles publiés dans cette rubrique

mercredi 19 septembre 2012
par  antonin

Publish or perish in China

The pressure to rack up publications in high-impact journals could encourage misconduct, some say.

dimanche 26 juin 2011
par  antonin

Recherche académique : les pratiques douteuses des universités chinoises

Commentaire sur un article écrit le 11 mai 2011 par le journaliste du China Youth Daily, Yan Huiwan :

samedi 14 mai 2011
par  antonin

CHINA : Ex-premier criticises higher education reform

Critical remarks about China’s university system and ambitious plans for higher education reform, made by a former Chinese premier, have raised questions about the current leadership’s policy of pursuing world-class status for universities and ignited calls for academic freedom and institutional autonomy.

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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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