Vos témoignages sur la précarité

Cette rubrique est consacrée au témoignage de votre expérience de la précarité dans la recherche et l’enseignement supérieur (pour une définition de ce terme cliquez ici). Nous avons besoin de vous et de votre expérience afin de pouvoir tenir compte de toutes les difficultés que vous rencontrez. Vos témoignage nous aiderons a essayer de bien cerner le vaste problème de la précarité en science et également d’arriver peut-être à une quantification indispensable actuellement pour revendiquer des améliorations radicales des conditions de travail et des statuts des précaires de de la recherche et de l’enseignement supérieur.
N’hésitez pas à motiver d’autres précaires pour qu’ils déposent leurs témoignages.

Allez : "À vos claviers !"

Consulter la Charte de publication libre sur le site du collectif PAPERA


Articles publiés dans cette rubrique

vendredi 13 mars 2009
par  Wiliam Charton

Le futur désastreux de l’université existe déjà, je le vis

Les enseignants sont rémunérés 1500 euros net par mois pour 576h TD par an (sans compter les tâches annexes). Certains vivent dans la crainte du non renouvellement de leur contrat. Les CDI mis en place depuis la loi de juillet 2005 et la améliorent un peu la situation mais la loi est faite de telle sorte que très peu d’enseignants en France répondent aux critères pour obtenir ce type de contrat.

lundi 9 mars 2009
par  pièce détachée

dévoration

Vingt-deux ans (1977-1999) de recherche passionnée, passionnante, à vivre dans des taudis qui font moisir les livres et le matelas, à bouffer des croûtes de fromage. Comme une souris pleine d’énergie, avec prostitution occasionnelle quand on a vraiment besoin de ce gros dictionnaire qui coûte, en 1980, la moitié du budget mensuel (1 300 francs [200 €]).

mercredi 18 février 2009
par  antonin

Harcèlement, précarité et solitude : les affres d’un chercheur

Au côté des universitaires, il existe aussi les chercheurs « précaires ». Je souhaite témoigner de la galère des « précaires » de la recherche et de « choses vues » dans les laboratoires.

mardi 17 février 2009
par  Bernard Jusserand

Le CNRS ou vive la précarité !

Dans le supplément Economie du Monde daté du 10/2, est parue une page de radioreportage sous le titre "La recherche au cœur de la mêlée" qui combine des interviews de quatre DRH, du CNRS, de l’INRA, de l’IRSN et de l’INRIA et un article de présentation signé L. PM (?).
Ce dossier semble plutôt tourné vers le milieu des ingénieurs (des « cadres dans les fonctions support » comme ils disent) mais le contenu traite de l’ensemble des emplois au CNRS de façon très confuse. Il n’est pas toujours facile de savoir qui a dit quoi.

On en apprend quand même de belles sur le CNRS.

mardi 10 février 2009
par  Anonyme

Les administratifs peuvent disparaître

Concernant les non créations de postes, ceci est criant aussi dans les catégories administratives.
Si traditionnellement nous continuons à parler des ITA (Ingénieur, Technicien, Administratif) , nous devrions cependant utiliser maintenant le terme IT, la plupart des « administratifs » ayant été rattachés au corps des Techniciens. Il n’y a donc plus de problème de poste d’administratif puisque nous n’existons plus dans les grilles, tableaux, statistiques...

samedi 24 janvier 2009
par  Guillaume

Cochin, premier candidat au titre de Précarisateur Suprême

À l’Institut Cochin, en 2008, il y avait : ITA : 20% de précaires avec une moyenne d’âge de 29 ans et des contrats de plus courtes durées que ceux des jeunes chercheurs. Les CDD sont souvent de 10 mois sauf pour les contrats ANR. Jeunes chercheurs : 38% de non statutaires avec une moyenne d’âge de 30 ans et surtout des contrats ANR ; pour l’instant, aucun contrat dépassant 2 ans ! PS- Merci à Geneviève Boulla pour ces (...)
vendredi 16 janvier 2009
par  Anonyme

La vie rêvée des jeunes précaires

Le parcours typique d’un précaire dans l’enseignement supérieur et/ou la recherche.
Nous allons imaginer le parcours d’un étudiant qui a l’ambition tout à fait louable de se lancer dans une thèse de doctorat, et le désir ensuite d’obtenir un poste dans l’enseignement supérieur ou la recherche. Ce scénario décrit les conséquences qu’auront pour l’étudiant les nouvelles réformes que le gouvernement veut imposer, si elles passent. Ce portrait robot s’inspire de faits réels dans lesquels vous vous reconnaîtrez sûrement.

mercredi 3 décembre 2008
par  Avrel

Les malheurs du contractuel à l’université d’Evry ou le risque d’être membre d’un jury de thèse quand on est contractuel….

Nous avions déjà évoqué le contractuel, le vrai, l’ordinaire, celui qui annonce la réalité de nombreux enseignants du supérieur de demain. aes-apprentissage-univ-evry.org Le lecteur non familier des arcanes de l’université réelle, celui qui n’a fréquenté que les filières scientifiques ou les allées bien ordonnées des filières nobles peut s’étonner de notre évocation qui fleure quelque peu les bas-fonds. Mais l’université française a aussi ses « caves de Lille » et fidèles à l’enseignement sociologique de Jack London c’est aussi elles que nous choisissons d’évoquer.

lundi 24 novembre 2008
par  Avrel

Iyad, ingénieur doctorant au centre de rétention

Yad est syrien, doctorant en génie civil à l’INSA (Institut national de sciences appliquées) de Lyon. Il est également sans papier...

dimanche 12 octobre 2008
par  Anonyme

Concours de qualification aux fonctions de MCF : date limite le 16 octobre sur Antares !

Qualification MCF des critères "opaques et inscrutables" , pourquoi (re)commencer ?

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Brèves

Je gagne 1700 euro et j’avance 650 euro par mois pour les kilomètres

vendredi 22 novembre 2013

Bonjour,
Je travaille pour l’Éducation Nationale dans une structure très particulière, je me déplace sur 2 départements : je gagne 1700 euro par mois et je dois avancer TOUS LES frais ; je suis remboursé avec un décalage de 3 mois et sur une base SNCF ET évidemment j’utilise ma PROPRE voiture. Je suis évidemment contractuel depuis 2004 mais j’ai changé 3 fois d’académie, j’ai des "trous" dans mon état de service et donc je n’ai jamais pu être titularisé (ni en 2000 ni cette année).
[par Anonyme]

Montpellier Université : le temps des postes tirés au sort

lundi 3 octobre 2011

On l’appellera Françoise pour la protéger malgré sa cartouchière de diplômes correspondant à bac + 10. Trentenaire montpelliéraine, la jeune docteur en sociologie, spécialisée dans les institutions et l’administration, enseigne depuis deux ans dans les facs et lycées parisiens.

En 2010, elle est vacataire dans le supérieur et contractuelle dans l’Éducation nationale (option SES) en 2nde et 1ère. Pour cette rentrée, elle est certaine qu’un poste à mi-temps d’ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) lui est attribué par la commission scientifique universitaire. Pas la lune : 1 200 € par mois plus une prime annuelle sensiblement équivalente mais de quoi être rassurée quant à l’avenir immédiat et pouvoir poursuivre ses travaux de recherche.

Pour compléter l’enseignement aux étudiants, un autre mi-temps est confié à l’une de ses jeunes collègues. Françoise prépare ses cours pendant l’été, regagne Paris. On lui demande de démarrer en septembre, sans contrat. Et patatras.

La semaine dernière, la présidence de l’université décide d’un plein-temps. La commission scientifique tranche... par tirage au sort. Françoise reste sur le carreau. En remplacement, l’université lui propose des vacations. Payées en mars.

Sur le Web : Lire sur Midi Libre

Carcassonne. Le prof vacataire réclame son dû

lundi 27 juin 2011

[La Dépêche | 22/06/2011 | D.B.]

Dans une précédente édition nous relations la galère de Francis Campana, ce cadre au chômage, engagé par l’IUT de Perpignan pour donner 20 heures de cours à Carcassonne en octobre 2010. Depuis, il se bat pour se faire payer cette prestation, une facture qui n’a rien d’exorbitant, environ 1 000 euros brut. Le responsable de l’IUT, qui n’a par ailleurs pas souhaité s’exprimer sur le sujet, se bornait à préciser que son établissement n’est pas en droit de rémunérer des professeurs, même vacataires, au chômage, une situation que l’administration de l’IUT n’ignorait pourtant pas lors de la signature du contrat de prestation.

Malgré des lettres recommandées et de multiples interventions, la sollicitation du médiateur académique, Francis Campana n’a, à ce jour, toujours pas perçu sa rémunération. La seule avancée qu’il dit avoir obtenue, récemment, après plusieurs mois de relances, c’est une information bien sibylline du secrétariat de l’Université de Perpignan lui assurant « qu’une réponse est en cours de préparation et vous sera donnée par le médiateur académique ». (...)

Témoignage...

dimanche 15 mai 2011

Moi aussi je suis fatigué d’être contractuel dans l’académie d’Amiens en arts plastiques depuis 12 ans avec cette année.
Je viens de passer l’oral du capes mardi dernier à Tours pour la 7 ème fois, et je me suis encore planté et j’en veux au monde entier parce qu’à chaque fois à l’oral on remet en cause ma proposition de cours et le lendemain il faut faire cours comme si de rien n’était, j’ai 19.80 en notation administrative, l’inspecteur, après mon inspection a souhaité que je sois jury de bac en arts plast à l’oral, parce que j’avais de l’expérience.
C’était cette fois en 2005, et 1 semaine ensuite je retournais passer l’oral à Tours ...
Je suis souvent sur 2 établissements minimum quand c’est pas 3, pendant 7 ans je faisais environ 120 km pour aller travailler et 120 pour revenir...
Mais tout cela on s’en fiche, j’ai 38 ans et qu’ai- je fait de ma vie... Rien, la blaze...

Appel à témoins Jeunes précaires diplômés

vendredi 8 avril 2011

Je suis journaliste pour le magazine « Sept à huit » diffusé chaque dimanche sur TF1 et je prépare un reportage sur les jeunes diplômés précaires qui, après de longues recherches, se voient obligés d’accepter un emploi bien en-deçà de leurs qualifications faute de mieux.

Je cherche à faire le portrait de 2 ou 3 représentants de cette génération précaire, les suivre dans leur quotidien afin de comprendre leur parcours et leurs difficultés.

Si êtes vous même concernés ou si vous connaissez des gens concernés par cette situation, n’hésitez pas à faire tourner cet appel à témoins autour de vous !

Je suis joignable pour toute question par mail : ma.brucker oPo elephant-cie.com

Merci de votre aide.

Marie-Alix Brucker

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