Les industriels allemands ne veulent pas de niveau bachelor en physique

Les Bulletins-électroniques.com | BE Allemagne 518 >> 17/03/2011
vendredi 18 mars 2011
par  antonin
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La Société allemande de physique (DPG) a commandé une étude sur les attentes des acteurs industriels et économiques en matière de formation. Lors de la présentation le 14 mars 2011, les résultats de l’étude ont été présentés lors d’une des plus importantes conférences mondiales de physique, réunissant près de 7000 spécialistes en la matière.

L’étude, menée auprès de 28 PME et grands groupes, fournit différentes informations sur les positions des professionnels suites à la réforme universitaire impulsée par l’Union européenne (en France la réforme LMD) :

  • La moitié des sondés confirme être bien informée des nouvelles réformes
  • Le diplôme de Bachelor est vu comme insuffisant en termes de formation
  • Le diplôme universitaire (Physik-Bachelor) est davantage critiqué par les industriels que le Bachelor en physique délivré par les écoles spécialisées (Fachhochschule). Ce dernier bénéficie d’une formation pratique plus approfondie.
  • Certaines réponses ont permis de comprendre que cette situation était spécifique au marché du travail allemand dans ce secteur. En effet, le secteur est fortement demandeur de techniciens et laborantins hautement qualifiés.
  • Selon les personnes interrogées, le Bachelor n’est pas un diplôme universitaire sanctionnant une fin de formation universitaire, mais une première étape vers le diplôme de Master en physique.
  • Seules certaines grandes entreprises ont des mécanismes de formation interne, qui pourraient permettre d’engager des étudiants au niveau bachelor.
  • La standardisation des diplômes est vue comme positive, car elle permet une comparaison claire entre les différents Länder et établissements d’enseignement supérieur.
  • La possibilité de réorientation thématique et de changement d’établissement est saluée par les personnes interrogées, car elle permet d’ouvrir de nouvelles formations individuelles et pluridisciplinaires.
  • L’enquête confirme la forte demande en personnel hautement qualifié (c.à.d. avec un niveau master) dans l’industrie, en particulier dans la recherche et développement.

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Source :
"Neue Studie der Deutschen Physikalischen Gesellschaft : Industrie mag Bachelor nicht", dépêche idw - 14/03/2011, http://idw-online.de/pages/en/news413230

Rédacteur :
Etienne Balli, etienne.balli diplomatie.gouv.fr - http://www.science-allemagne.fr

Illustration : "The Center of my World" par Jonas Fornerod



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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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