Manifestations tendues à Rome contre la réforme des universités

LEMONDE.FR avec AFP | 24.11.10
mercredi 24 novembre 2010
par  antonin
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À Rome, des échauffourées ont marqué de nouvelles manifestations contre la réforme des universités voulue par le gouvernement Berlusconi. Un groupe de protestataires a notamment tenté d’envahir le Sénat, réussissant à franchir les barrières de sécurité entourant le Palazzo Madama (siège de la chambre haute), avant d’être repoussés par les forces de l’ordre au terme de nombreux accrochages. Les étudiants ont ensuite essayé de forcer un cordon de sécurité lors d’un sit-in devant la chambre des députés, où se déroulait l’examen de la réforme de l’université proposée par la ministre de l’éducation, Mariastella Gelmini .

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Des affrontements se sont produits entre les étudiants en colère et les forces de police à Rome, près du siège du Sénat, le 24 novembre.AP/Andrew Medichini

Les manifestants ont lancé des œufs et des fumigènes vers l’entrée de la chambre haute, aux cris de "Démissions, démissions !" Des violences qualifiées d’"inacceptables" par le président de la chambre des députés, Gianfranco Fini. Un autre rassemblement d’étudiants, dans le centre de Rome, s’est terminé par des affrontements avec la police, d’où plusieurs contestataires sont ressortis légèrement blessés. Selon le quotidien La Reppublica, plusieurs d’entre eux se sont également retrouvés devant le Palazzo Grazioli, la résidence de Silvio Berlusconi, l’appelant à quitter son poste.

"Non aux coupes", "Rendez-nous notre avenir", affichaient les banderoles des étudiants, alors que le texte doit être voté jeudi. La réforme de l’université prévoit notamment la fusion des établissements les plus petits, l’entrée dans les conseils d’administration d’experts externes au monde académique, et réduit le mandat des recteurs. Ses détracteurs estiment qu’elle vise surtout à faire des économies, par exemple via le non-renouvellement des contrats à durée déterminée de dizaines de milliers de chercheurs.

Mercredi 17 novembre, des dizaines de milliers d’étudiants avaient déjà défilé contre ce projet de loi, au milieu d’une centaine de cortèges répartis dans tous le pays. Confronté à la crise économique, le gouvernement italien a déjà adopté plusieurs lois en deux années de mandat, qui doivent couper 9 milliards d’euros de budget et supprimer 130 000 emplois dans l’éducation nationale, sur la période quinquennale 2009-2013.


A lire sur LeMonde.fr

Selon La Repubblica du 23 novembre, l’écrasante majorité des universités sont en ébullition, de même que 200 instituts d’enseignement supérieur. Plusieurs universités (Palerme, Florence, Pise…) et de nombreux lycées sont occupés ; à Bologne plusieurs facultés sont arrêtées. La gare de Turin a été bloquée. Ailleurs les "chercheurs" (personnels précaires situés au bas de la hiérarchie universitaire, indispensables à l’enseignement qui assurent souvent gratuitement, et particulièrement visés par la réforme Gelmini) se sont installés sur les toits des bâtiments). (Info de SLR)



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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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