Démenti apporté aux accusations de favoritisme au musée du quai Branly

jeudi 2 septembre 2010
par  Anonyme
9 votes

La personne qui se cache bravement sous le pseudonyme de « Kalila wa Dimna » se livre depuis juillet dernier à une intense campagne de dénigrement contre Philippe Descola, les responsables de la recherche au musée du quai Branly, et moi-même. Dans un article paru dans le journal Bakchich d’abord, dans une série de mails collectifs adressés à des étudiants et des enseignants chercheurs ensuite, dans le post d’Antonin sur ce site enfin, cette personne affirme que j’ai obtenu « illégalement » et par pur favoritisme une bourse post-doctorale au musée, signe de l’influence occulte de mon directeur de thèse Philippe Descola.

Je vous invite à lire la lettre ci-dessous du responsable du programme de recrutement des boursiers au musée du quai Branly qui démontre le caractère mensonger de ces accusations. Un seul fait vrai : je n’ai pas terminé ma thèse dans les délais auxquels je m’étais engagé au moment de mon recrutement. Il n’était pas obligatoire de voir dans ce manquement grave mais entièrement personnel le signe d’un complot.

Les attaques personnelles doivent être vérifiées avant d’être publiées. On sait les conséquences qu’elles peuvent avoir dans un monde universitaire marqué par le manque de moyens, la précarisation, et donc une compétition extrême pour les rares postes disponibles. C’est ce même contexte, j’imagine, qui explique le comportement de Kalila wa Dimna. Il est dommage que Papera ait été utilisé pour colporter cette rumeur dont les causes structurelles sont malheureusement trop connues.



 Lettre du responsable du recrutement des boursiers au musée du quai Branly

Chers collègues,

A la suite d’une conversation avec l’un d’entre vous qui s’interrogeait sur le crédit à apporter à de telles allégations, je réagis en tant que chargé de la recherche au musée du quai Branly et responsable du programme de recrutement des boursiers à ces accusations confuses portées par un délateur anonyme adepte de la théorie du complot et des dénonciations médiatiques à l’emporte-pièce (cf. son texte accusateur mis en ligne sur Bakchich.info). Le musée du quai Branly s’est déjà fendu d’une lettre à la rédaction de Bakchich.info pour effectuer une mise au point et demander à l’avenir que les articles publiés le concernant (à charge ou à décharge, peu importe) fassent l’objet d’une véritable enquête journalistique adossée à un nombre suffisant d’informations pour éclairer les propos soutenus.

Les accusations de « favoritisme et de népotisme ordinaires » portées à l’encontre du directeur de thèse de l’un des boursiers recrutés en septembre 2009, sous prétexte que son épouse, elle-même anthropologue, dirigerait le département de la recherche du musée, serait membre du comité d’évaluation scientifique et, à ce titre, pourrait influencer en faveur des « protégés » de son époux la sélection des lauréats parmi les 140 candidatures annuelles soumises, sont ridicules et témoignent d’une ignorance complète de la procédure d’examen et de sélection des boursiers que je supervise personnellement chaque année.

Les faits sont là et peuvent être vérifiés sur le site web du musée (http://www.quaibranly.fr/fr/enseign...) : sur les cinq années consécutives du programme de bourses doctorales et postdoctorales, 37 candidatures ont été officiellement retenues à la suite des délibérations du conseil d’évaluation scientifique alors qu’un seul de ces lauréats (celui incriminé !) a travaillé sous la direction du professeur visé par ces accusations. Soit 2,7 % des candidatures sur une période où ce même professeur (le « plus puissant anthropologue de France », dont son Torquemada se complaît à lui imaginer une carrière universitaire tributaire de ses accointances avec le pouvoir politique) a dirigé plusieurs dizaines de thèses. En tant que jeune chercheur, je serais le premier ravi de ce que les effets réseaux et le localisme des recrutements à l’université française et dans les grands instituts de recherche atteignent un tel taux de népotisme et de favoritisme (1 poste sur 37) !

Ces accusations prêteraient donc à sourire et ne seraient que le énième symptôme d’un milieu universitaire en crise, si elles ne jetaient ainsi le soupçon et l’opprobre par un ton aussi nauséabond sur l’ensemble des lauréats recrutés depuis cinq ans. Faut-il rappeler que nombre d’entre eux ont suivi leurs formations dans des universités américaines (New York, Washington), britanniques (Londres, Cambridge, Norwich, Oxford), australiennes (Melbourne, Sydney), belges (Bruxelles, Gand) ou italiennes (Turin), et que les principaux critères ayant prévalu à leur sélection ont été l’excellence de leur parcours et la qualité scientifique de leur projet de recherche ?

Qu’on me permette ici de rappeler la rigueur de la procédure d’examen et de sélection des candidatures aux bourses doctorales et postdoctorales du musée :

  • les dossiers sont lus par les membres du département de la recherche qui leur attribuent à chacun deux rapporteurs, l’un « interne » appartenant obligatoirement au comité d’évaluation scientifique, l’autre « externe » étant un enseignant-chercheur français ou étranger spécialiste reconnu du sujet et de la problématique traités dans le projet du candidat.
  • chaque évaluation est rédigée par les rapporteurs selon un format préétabli et est associée à une note globale octroyée selon des critères transmis aux rapporteurs (cf. annexe 1).
  • l’ensemble des fiches et des notes d’évaluation ainsi que des profils et résumés de projet fournis par le candidat sont imprimés et communiqués aux membres du comité d’évaluation scientifique (exception faite de l’anonymat des rapporteurs internes et externes conservé)
  • le comité d’évaluation scientifique se réunit durant une journée muni de ces informations et discute du classement des candidatures, voté sur plusieurs tours, en fonction notamment de la convergence des notes d’excellence attribuées aux dossiers par les rapporteurs (A+, A).
  • un classement final est arrêté, liste complémentaire incluse, et est proposé au président du musée, qui a toute latitude pour le critiquer et éventuellement le modifier sur la base de considérations étrangères à la qualité supposée excellente des candidatures retenues sur la short list (ratios éventuels des sexes, des disciplines ou des aires culturelles représentées, préférence à l’égard de tel ou tel sujet, articulation possible avec des projets d’exposition ou de collaboration scientifique à venir, etc.)

Je tiens donc à souligner la transparence et l’équilibre des pouvoirs décisionnels dans ce processus de sélection et d’attribution. A ce titre, la candidature postdoctorale de l’étudiant jeté ainsi en pâture avait fait l’objet d’une double évaluation très positive (A+ en externe et A en interne) argumentant de l’intérêt à le recruter. En l’occurrence, son rapporteur externe était une des grandes figures de l’anthropologie amazonienne britannique, et le rapport interne n’a pas été confié à la directrice du département, spécialiste de l’Amazonie, mais à un autre membre du comité…

Le seul reproche donc que l’on est en droit de faire à cet étudiant est de n’avoir terminé sa thèse de doctorat qu’au premier semestre de l’année 2010 et non au mois de décembre 2009 comme il était initialement convenu. Ce serait cependant une grave erreur et un procès d’intention injuste d’inférer qu’il ait pu bénéficier d’une complaisance et d’un traitement de faveur eu égard des relations de son directeur de thèse avec le musée du quai Branly. La réalité de ce qui s’est passé est toute autre. Le département de la recherche s’est retrouvé pour la première fois confronté à ce type de situation et aux failles juridiques du dispositif de recrutement qui a été mis en place il y a six ans. A savoir, qu’il était doublement impossible de déclasser le candidat en bourse doctorale ou d’embaucher à sa place la personne classée numéro un sur la liste postdoctorale complémentaire, du fait que les bourses postdoctorales sont attribuées sous la forme d’un simple et classique contrat de travail à durée déterminée ne mentionnant pas l’obligation d’avoir un doctorat pour en bénéficier (contrairement aux bourses doctorales qui sont attribuées sous la forme de virements en dehors de tout contrat de travail). Ce candidat ayant signé son contrat de travail à son arrivée au mois d’octobre, la seule marge de manœuvre dont le département disposait consistait à le traduire devant un conseil de discipline et à le licencier pour faute grave. Ce qui pour autant ne nous octroyait pas une ligne budgétaire supplémentaire pour embaucher un autre candidat classé sur la liste postdoctorale complémentaire. Le département de la recherche s’est donc retrouvé face au choix de perdre sèchement un poste de boursier post-doctorant ou de conserver ce poste au profit d’un bon candidat qui, à la suite de difficultés dans sa vie personnelle, avait pris un peu de retard dans la remise de son manuscrit de thèse. Nous avons donc demandé à ce candidat qu’il maintienne ses activités de chercheur post-doctorant parallèlement à la finition de sa thèse, de fait plus encore retardée (ce qu’il a fait en publiant un article dans une revue de rang A, en intervenant à un colloque à l’université de Cambridge et au séminaire de recherche international du musée, et en dirigeant la parution d’un numéro spécial d’une revue scientifique reconnue).

Les choses se seraient-elles passées de la même manière s’il n’avait pas été l’étudiant de ce directeur de thèse ? Assurément et malheureusement oui, au sens où tous les lauréats post-doctorants n’ayant pas encore soutenu signaient jusqu’à ce jour leur contrat de travail le premier jour de leur arrivée au mois d’octobre (et ils ont été plusieurs dans ce cas, même si pour la première fois, l’un d’entre eux n’a pas réussi à terminer sa thèse à temps).

Les choses continueront-elles à se passer ainsi lors des prochaines sessions de recrutement ? Assurément et heureusement non, au sens où désormais tous les lauréats n’ayant pas encore soutenu leur thèse ne signeront pas de contrat de travail et donc ne toucheront aucun salaire durant leurs trois mois de présence au musée jusqu’à la fin de l’année civile. S’il s’avérait dorénavant que l’un d’entre eux soit dans l’incapacité de nous fournir son attestation de soutenance au 1er janvier, nous disposerions maintenant de la possibilité d’embaucher à sa place un des candidats classé sur liste complémentaire.

Tout comme mes collègues du département de la recherche, je ne suis arrivé que bien après l’ouverture du musée et ai donc découvert cet imbroglio juridique lorsque le problème s’est posé pour la première fois. J’adhère bien sûr à l’idée de combattre toutes les formes de localisme et de favoritisme qui sont injustifiables tant scientifiquement que moralement. Mais je sais aussi qu’il est contre-productif et préjudiciable pour tous de s’en prendre avec véhémence et acharnement, sans l’ombre d’une preuve et en toute méconnaissance des processus réels et situationnels à l’œuvre, à des individus isolés, vilipendés publiquement et accusés à tort et à travers de maux invérifiables. Ces procès en sorcellerie ne résoudront en rien les problèmes afférents au recrutement, si ce n’est à entretenir un climat paranoïde et délétère dans la communauté des jeunes chercheurs.

L. B.
Chargé de la recherche
Département de la recherche et de l’enseignement, musée du quai Branly

 Annexe 1

FICHE D’ÉVALUATION DES CANDIDATURES AUX BOURSES DU MUSÉE DU QUAI BRANLY
(L’évaluation reste anonyme mais doit pouvoir être consultable le cas échéant par les candidats)

* Nom et Prénom du candidat


* Résumé du projet doctoral ou postdoctoral (qualité de la présentation et de l’argumentation, originalité et cohérence de la méthodologie, faisabilité et intérêt scientifique du projet)


* Parcours institutionnel (qualité de la formation universitaire ?
expérience d’enseignement et de recherche ? bourses et prix ? nature des lettres de recommandation ?)

* Expérience éventuelle de publication et de participation à des colloques nationaux ou internationaux


* Pertinence du projet par rapport au musée (cette candidature bénéficierait-elle plus particulièrement d’un séjour au musée plutôt que dans un autre laboratoire de recherche ?)

  • Sur le plan de ses axes problématiques et domaines de recherche privilégiés :
    • arts occidentaux et extra-occidentaux
    • patrimoines matériels et immatériels
    • institutions muséales et collections
    • technologie et culture matérielle.
      1. L’étude des processus de métissage ou d’hybridation dans la circulation des artefacts, des personnes et des idées, notamment les formes d’artification et de patrimonialisation ;
      2. L’étude du régime ontologique de l’image et de l’artefact (les dimensions pragmatiques et performatives des arts, l’objet comme forme d’action sur autrui et médiateur d’intentionnalités spécifiques) ;
      3. L’étude des pratiques de création contemporaine (les techniques de conception et de fabrication, les figures de l’artiste contemporain et universel, etc.).
  • Sur le plan de son environnement institutionnel et humain
    • ressources documentaires (iconothèque, médiathèque)
    • accès aux collections et échanges avec les conservateurs
    • participation au séminaire de recherche du musée du quai Branly « Art et Performance »
    • capacité d’organisation de journées d’études, de colloques et d’enseignements
    • participation aux activités du GDRI
    • diffusion de la connaissance vers des publics non spécialisés

* Autres observations (si nécessaire…)


* Note d’évaluation du dossier de candidature (entourez ou soulignez) :

A+ (candidature excellente, proposition d’attribution de bourse)
A (très bonne candidature)
B+ (candidature sérieuse méritant l’attention du comité d’évaluation)
B (candidature honorable)
C (candidature moyenne suscitant des réserves)
D (candidature hors sujet ou très faible)


Notes de PAPERA :

Même si les faits dénoncés dans l’article de Bakchich.info devaient être inexactes, cela montre au moins la situation insoutenable de la mise en concurrence exacerbée des doctorants et docteurs contractuels de nos jours.

Illustration by Huryo (Argentine)



Commentaires

vendredi 3 septembre 2010 à 17h19

merci au commentaire précédent, qui remet les choses en place...

Logo de anna
jeudi 2 septembre 2010 à 22h05 - par  anna

Il est aussi dommageable de voir que certains procès d’intention seraient issus de la seule concurrence exacerbée entre doctorants ou post-doc.

Si ce type d’allégations existe c’est parce que de tels cas sont constatés et peu dénoncés, fautes de preuves dirait-on puisque les protagonistes connaissent exactement les procédures à suivre et feront en sorte que tel ou tel candidat, ou "poulain" remplisse exactement les critères demandés par le milieu. Il suffira d’avoir les bonnes informations au bon moment, bien souvent en avance sachant que la lecture" entre les lignes" de tel ou tel rapport permet de corriger les éventuelles erreurs pour devenir le candidat "idoine".

Ensuite il suffira de montrer que rien dans les procédures ne permet de dire qu’il y a eu favoritisme ou concupiscence envers tel candidat car seule l"objectivité" prime et que les membres décisionnaires sont au dessus de tout soupçon (nous savons tous que le Mandarinat a disparu avec Mai 68).

Quant aux "accusateurs", seraient-ils victimes d’hallucinations, de mauvaise foi, de jalousie... ? Pourtant il existe plus d’un cas de ce type où les coïncidences se multiplient dans les recrutements rendant les faits plus que troublants. Faut-il alors fermer les yeux et laisser passer ou dénoncer ce type d’agissement au risque de voir sa "carrière" anéantie par ceux qui "hurlent à la calomnie".

Cela me fait penser à cette "haute fonctionnaire" accusée de la pire des traitrises pour avoir publié un pamphlet sur son environnement de travail, quelle preuve peut-elle donner après tout si ce n’est que son expérience personnelle. Pourtant nombre de personnes de la fonction publique et du public ne se sont guère étonnées de ce qu’elle décrivait. Elle en paye actuellement le prix.

Le droit à la désobéissance et à la dénonciation est un rempart contre les pires dictats, il ne tient qu’à ceux qui croient à la méritocratie de notre République de l’appliquer et empêcher de telles dérives. Autrement dit, à ceux qui sont responsables de faire le ménage car il y a trop de cadavres dans les placards.

Agenda

<<

2014

 

<<

Novembre

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
272829303112
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
Aucun évènement à venir les 2 prochains mois

Brèves

Je gagne 1700 euro et j’avance 650 euro par mois pour les kilomètres

vendredi 22 novembre 2013

Bonjour,
Je travaille pour l’Éducation Nationale dans une structure très particulière, je me déplace sur 2 départements : je gagne 1700 euro par mois et je dois avancer TOUS LES frais ; je suis remboursé avec un décalage de 3 mois et sur une base SNCF ET évidemment j’utilise ma PROPRE voiture. Je suis évidemment contractuel depuis 2004 mais j’ai changé 3 fois d’académie, j’ai des "trous" dans mon état de service et donc je n’ai jamais pu être titularisé (ni en 2000 ni cette année).
[par Anonyme]

Montpellier Université : le temps des postes tirés au sort

lundi 3 octobre 2011

On l’appellera Françoise pour la protéger malgré sa cartouchière de diplômes correspondant à bac + 10. Trentenaire montpelliéraine, la jeune docteur en sociologie, spécialisée dans les institutions et l’administration, enseigne depuis deux ans dans les facs et lycées parisiens.

En 2010, elle est vacataire dans le supérieur et contractuelle dans l’Éducation nationale (option SES) en 2nde et 1ère. Pour cette rentrée, elle est certaine qu’un poste à mi-temps d’ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) lui est attribué par la commission scientifique universitaire. Pas la lune : 1 200 € par mois plus une prime annuelle sensiblement équivalente mais de quoi être rassurée quant à l’avenir immédiat et pouvoir poursuivre ses travaux de recherche.

Pour compléter l’enseignement aux étudiants, un autre mi-temps est confié à l’une de ses jeunes collègues. Françoise prépare ses cours pendant l’été, regagne Paris. On lui demande de démarrer en septembre, sans contrat. Et patatras.

La semaine dernière, la présidence de l’université décide d’un plein-temps. La commission scientifique tranche... par tirage au sort. Françoise reste sur le carreau. En remplacement, l’université lui propose des vacations. Payées en mars.

Sur le Web : Lire sur Midi Libre

Carcassonne. Le prof vacataire réclame son dû

lundi 27 juin 2011

[La Dépêche | 22/06/2011 | D.B.]

Dans une précédente édition nous relations la galère de Francis Campana, ce cadre au chômage, engagé par l’IUT de Perpignan pour donner 20 heures de cours à Carcassonne en octobre 2010. Depuis, il se bat pour se faire payer cette prestation, une facture qui n’a rien d’exorbitant, environ 1 000 euros brut. Le responsable de l’IUT, qui n’a par ailleurs pas souhaité s’exprimer sur le sujet, se bornait à préciser que son établissement n’est pas en droit de rémunérer des professeurs, même vacataires, au chômage, une situation que l’administration de l’IUT n’ignorait pourtant pas lors de la signature du contrat de prestation.

Malgré des lettres recommandées et de multiples interventions, la sollicitation du médiateur académique, Francis Campana n’a, à ce jour, toujours pas perçu sa rémunération. La seule avancée qu’il dit avoir obtenue, récemment, après plusieurs mois de relances, c’est une information bien sibylline du secrétariat de l’Université de Perpignan lui assurant « qu’une réponse est en cours de préparation et vous sera donnée par le médiateur académique ». (...)

Témoignage...

dimanche 15 mai 2011

Moi aussi je suis fatigué d’être contractuel dans l’académie d’Amiens en arts plastiques depuis 12 ans avec cette année.
Je viens de passer l’oral du capes mardi dernier à Tours pour la 7 ème fois, et je me suis encore planté et j’en veux au monde entier parce qu’à chaque fois à l’oral on remet en cause ma proposition de cours et le lendemain il faut faire cours comme si de rien n’était, j’ai 19.80 en notation administrative, l’inspecteur, après mon inspection a souhaité que je sois jury de bac en arts plast à l’oral, parce que j’avais de l’expérience.
C’était cette fois en 2005, et 1 semaine ensuite je retournais passer l’oral à Tours ...
Je suis souvent sur 2 établissements minimum quand c’est pas 3, pendant 7 ans je faisais environ 120 km pour aller travailler et 120 pour revenir...
Mais tout cela on s’en fiche, j’ai 38 ans et qu’ai- je fait de ma vie... Rien, la blaze...

Appel à témoins Jeunes précaires diplômés

vendredi 8 avril 2011

Je suis journaliste pour le magazine « Sept à huit » diffusé chaque dimanche sur TF1 et je prépare un reportage sur les jeunes diplômés précaires qui, après de longues recherches, se voient obligés d’accepter un emploi bien en-deçà de leurs qualifications faute de mieux.

Je cherche à faire le portrait de 2 ou 3 représentants de cette génération précaire, les suivre dans leur quotidien afin de comprendre leur parcours et leurs difficultés.

Si êtes vous même concernés ou si vous connaissez des gens concernés par cette situation, n’hésitez pas à faire tourner cet appel à témoins autour de vous !

Je suis joignable pour toute question par mail : ma.brucker oPo elephant-cie.com

Merci de votre aide.

Marie-Alix Brucker

Soutenir par un don