Les Éditions Universitaires Européennes : du stock de livres au stock d’auteurs

Fabula | 9 août 2010 | par Claire Paulian
mercredi 11 août 2010
par  antonin
12 votes

Nombre de chercheurs ou apprentis chercheurs (notamment en master ou en thèse) sont actuellement démarchés par les Éditions Universitaires Européennes, qui leur proposent une publication gratuite de leurs travaux. Le démarchage se fait à une ampleur telle (parfois via Facebook) qu’on finit par se demander qui sont les Éditions Universitaires Européennes. Ci-dessous un croisement d’informations données par le site d’une association d’étudiants de l’Université de Laval et par Wikipedia,

Il ne s’agit en aucun cas de discréditer tel ou tel travail effectivement publié aux EUE. Il s’agit seulement de relever le fait que les EUE publient sans lire, que cela fait partie de leur modèle managérial, et que ce modèle peut aller, dans une autre filiale du groupe auxquelles elles appartiennent, jusqu’à publier quelques 30 000 livres copié-collé de wikipedia.

 1° Du stock de livres au stock d’auteurs

Les EUE sont une filiale du groupe VDM. Celui-ci s’est d’abord spécialisé dans l’édition de travaux universitaires en Anglais, en Allemand et en Français - via différentes filiales. Mais qu’entendre par éditions "universitaires" ?
Les EUE ne disposent d’aucun comité de lecture et ne fournissent aucun travail éditorial. Elles tirent le qualificatif "universitaires" du simple fait de publier des travaux d’étudiants et de docteurs qu’elles ont elles-mêmes démarchés, en épluchant différents sites universitaires, différents registres où apparaissent les masters et les thèses, en cours ou soutenus. Elles se défaussent ainsi de tout travail de lecture critique. Les travaux qui leur sont envoyés sont tout simplement imprimés et reliés sous forme de livre, quelle qu’en soit la qualité : ni relecture, ni quelconque mise en page autre que celle demandée à l’auteur lui-même. Le dit-livre est alors disponible, à un prix très élevé, sur de grandes librairies en ligne comme Amazon, et il est imprimé à la demande. Les usagers d’Amazon ne sont absolument pas avertis qu’il s’agit de travaux parfois estudiantins, et le tour est joué : les EUE ont un livre à leur catalogue et le chercheur est devenu auteur, ISBN et référencement internet à l’appui.
Ces pratiques révèlent bien sûr une crise du livre en sciences humaines : du côté des chercheurs la nécessité de publier ne cesse de croître, ne serait-ce que pour le CV, et du côté des lecteurs potentiels la demande ne cesse de s’effondrer. Dès lors, il semble que le stock d’auteurs en Sciences Humaines soit destiné à se rétrécir toujours davantage , qu’il faille chercher des niches très spécifiques. Pourtant la nécessité institutionnelle de devenir auteur, de "publier sa thèse" est, quant à elle, très forte, très répandue parmi les chercheurs. En réponse à cette demande, les EUE, sous couvert de faciliter la divulgation de travaux universitaires, proposent un schéma managérial original : au lieu de se constituer un nombre restreint et ciblé de titres dont elles vendraient un maximum d’exemplaires, elles choisissent de se constituer un stock maximal d’auteurs (et de titres), authentifiés par un contrat (du reste traditionnel), un référencement internet, un ISBN, et dont elles espèrent vendre au moins un petit nombre de livres.

De fait, au stock d’auteurs et de titres ne correspond bien sûr aucun stock de livres réels : ceux-ci , outre celui qui est offert à l’auteur, sont imprimés à la demande. Par ailleurs la constitution massive et à moindre coût du stock d’auteurs n’entraine que très peu d’investissement préalable : ni relecture, ni critique, tout juste le prix du démarchage, de l’exemplaire offert, d’une infra-structure de communication minimale. Il suffit donc qu’un ou deux proches de l’auteur ou usager d’Amazon en fassent la commande pour que les éditions rentrent dans leur frais : en effet, les tarifs de vente pratiqués par les EUE sont très élevés (entre 100 et 60 euros en début de vente, puis les prix décroissent). Le statut du "livre" ainsi "édité" s’en trouve brouillé et freine des modes de divulgation bien moins onéreux (souvent gratuits) sur des sites scientifiques, mais d’un point de vue institutionnel beaucoup moins valorisants pour leurs auteurs.

Cependant les activités des autres filiales du groupe VDM donnent un résonance particulière, particulièrement grinçante à ce choix de publier, très cher, et sans lire.

 2° 30 000 livres à trois

Le groupe VDM a également une filiale "alphascript" qui s’est spécialisée, quant à elle, dans la publication de... copie-collé de Wikipedia. Le trio de choc Frederic P. Miller, Agnes F. Vandome et John McBrewster. apparait ainsi comme l’auteur tricéphale ("sous la direction de ") d’environ..... 30 0000 titres, et oui !
Sur les pages amazon de ces ouvrages, rien sinon les commentaires de clients n’indique que ce sont des copié-collé de wikipedia. Cela n’apparait que dans le livre lui-même. Ces livres sont imprimés à la demande, parfois aux ile Maurice par une filiale du groupe VDM parfois directement par Amazon. On peut se demander si le logiciel qui a permis ainsi l’écriture de 30 0000 livres, ne servira pas à remixer les travaux qui leur ont été confiés, déjà informatisés, sur la base de quelques mots clés. En tout cas, il s’agit de la même stratégie managériale que celle appliquée à la publication de travaux universitaires : la constitution d’un immense stock de titres, cette fois, à partir d’éléments qui n’ont pas été lus, tout juste informatisés , et que quelques impressions à la demande permettront de rentabiliser.

 3° Le recrutement éditorial

Ceux qui ont été contactés par les Éditions Universitaires Européennes se demandent peut-être quel est le statut de la personne qui leur a écrit, d’autant, nous l’avons dit que le démarchage semble massif. Une annonce de recrutement en Moldavie de la part d’une autre filiale du groupe "MoreBooks" donne sans doute une idée des relations de travail qui s’y pratiquent ; l’ "acquisition editor" qui dégottera sur internet l’adresse et le sujet de thèse ou de master du futur et heureux "auteur" devra être lui-même diplômé, mais surtout il devra être capable de travailler "under pressure", de respecter les "tight dead lines" et de s’adapter à un "fast moving business environment".

Par Claire Paulian


Lire sur Fabula

Publié sur le site de l’AFOR (L’Association des étudiants gradués de foresterie de l’Université de Laval, Canada) :

Mise en garde sur les Éditions Universitaires Européennes
Publié par : etiennebr | Mercredi, 31 mars 2010 | sur afor.wordpress.com

Certains étudiants ont peut-être reçu une offre de publier leurs travaux aux Éditions Universitaires Européennes. Je voulais vous dire qu’une mise en garde circulait présentement à leur endroit et je vous encourage à la plus grande prudence quand il s’agit de céder vos droits d’auteurs. Entre autre, lorsque la publication n’offre pas de comité de révision (ce qui semble être le cas ici), ajoutant peu de valeur à votre travail. Voici un extrait de la lettre :

« Cher Monsieur,

Au cours d’une recherche de travaux académiques listés par des bibliothèques électroniques, j’ai trouvé une référence à votre travail universitaire ayant pour titre : .

Les Éditions Universitaires Européennes (www.editions-ue.com) se spécialisent dans la publication de thèses et de mémoires de fin d’études. Ainsi, nous pensons que le thème de votre travail pourrait s’inscrire dans notre ligne éditoriale. (Note : on dirait que plusieurs travaux s’y inscrivent)

Je serais donc très heureuse si vous pouviez nous faire connaître votre intérêt pour une publication gratuite de votre travail. »

Si vous avez une expérience avec eux (bonne ou mauvaise), n’hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires.

À lire également sur le même sujet : "Publier pour le CV" sur le blog de Pierre Dubois (24 avril 2010)

Illustration : "Kalka" par Schuiten



Commentaires

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vendredi 6 décembre 2013 à 02h28 - par  Aude

Bonjour, bonsoir
Pour ma part, j’ai été contactée via facebook l’an passé pour ma thèse soutenue il y a 12ans. Je viens de lire tous vos commentaires, très intéressants, je vous donne mon ressenti : j’ai bien pesé le pour et le contre, longuement, j’ai essayé en vain de supprimer la clause sur les bons d’achat et toucher au 1er euro, mais c’était utopiste. La mise en page selon leurs normes m’a pris presque 1an de travail, aidée d’un informaticien. (340pages de manuscrit ! Mais je l’ai fait très sérieusement, en pensant au futur livre)
Bref, vous l’avez compris je viens de finaliser le projet, pour découvrir une surprise : mise en vente de mon ouvrage : 79e90... sauf... si j’en achète 20 : il chuterait et resterait à 48e, si j’en achète 50 : le prix final serait à 44e, pour 200, il tomberait à 35e. Alors forcément je me dis qu’il faut en acheter plein pour avoir une chance de le vendre plus tard, perso 80e pour un livre je n’investis pas !
Et malgré tout ça, je suis super positive sur cette expérience :
Ma thèse sommeillait dans ma bibliothèque depuis 2002 (j’avais été primée en 2003), et jamais je n’aurais pensé à la publier par moi même
Ok elle était lisible sur le site de la bibliothèque de Nancy, super et alors ?
J’ai envoyé un mail à mes 250 contacts (de mes amis les plus proches à mes plus lointaines connaissances) leur disant ma fierté d’être publiée par une maison d’édition européenne (peu importe pour eux et pour moi ce que vous en dites dessus), leur montrant ma belle jaquette avec ma bouille en 4e de couverture et leur disant que je leur fais profiter d’un prix de "prévente", après elle sera à 80e (pas besoin qu’ils sachent tout de suite que le prix sera figé par le prix obtenu par l’achat groupé, sinon le groupe va fondre, les indécis vont attendre, je leur dirai clairement après, ils ne m’en voudront pas !)
Sur mes 250mails (et messages facebook), j’ai en 3 jours 56 commandes (dont de très grandes surprises : mon banquier, des collègues qui m’en prennent 5...), donc victoire pour les 44e, le seuil d’après est de 200 achats, donc on a atteint le maxi espéré, avec un vrai bonheur de félicitations, des messages de respect, des gens qui ne me connaissaient pas il y a 10ans et qui découvrent ma thèse, une énorme bulle d’amour et de fierté pour moi, autour de moi (je ne touche plus le sol depuis 3 jours, je n’en dors presque plus, mieux que de la caféine !)
Alors oui ça valait bien toute cette préparation, et non un ebook perso sur Amazon n’aurait pas eu le même effet, et non ce ne sont pas que papa maman qui achètent parfois, et même si ça en reste là, si je ne touche jamais rien (je ne suis pas naïve, j’avais bien lu cette clause), ces 50 ventes, et je sais qu’il y en aura beaucoup plus de mon côté, valent tout l’or du monde. Je suis devenue Auteure, mais ce n’est pas ma profession, alors ce livre, c’est un super bonus dans ma vie, une fierté énorme, un super piment ! Je me fiche d’augmenter une banque de données, je me fiche d’être noyée parmi des milliers d’anciens thésards et de livres "légers" (mais tous les amis qui ont un jour passé une thèse se sont tellement investis qu’ils méritent aussi d’avoir cette reconnaissance, je pense que les thèses en général sont de sérieux ouvrages, pourquoi en diminuer la qualité ?)
Alors moi j’ai ma petite gloire, je n’en demande pas plus (j’avais entre temps contacté d’autres maisons d’édition mais sans réponse favorable, et quand je lis dessus, je n’aurai pas investi 1500e pour mon ouvrage, sans savoir s’ils allaient un jour me revenir)
Je sais que j’ai fait tout le travail : écriture, mise en page, couverture et même vente... mais bizarrement ça ne me dérange pas, rien ne pourra ternir ma joie et ma fierté, les mails et témoignages de mes proches valent bien plus que ça !
Je ne demande pas à vivre de cette écriture, je n’espère rien, donc je le vis comme un bonus !
Ps : je suis dentiste et ma thèse porte sur l’histoire de l’Hygiène Bucco Dentaire au fil des siècles et des civilisations
Voilà mon avis, mon ressenti, mon vécu, il me tarde de recevoir MON oeuvre, le fruit de plusieurs années de travail, je l’ai bien mérité, n’est ce pas ? lol

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vendredi 2 décembre 2011 à 21h34 - par  iMicLes

Tout d’abord, merci, j’ai failli leur accepter leur entente sans réaliser les lacunes...

Il était clair que je n’allais pas faire d’argent, mais cela m’importait peu et le contrat me semblait bien, car je croyais qu’ils allaient produire des versions papier et les distribuer dans des libraires universitaires et autres, à prix normal.

Or, c’est en effet plutôt sur Internet à des prix très élevés, c’est inacceptable à mon sens, selon mes objectifs en tout cas, qui sont la diffusion d’information utile et importante. Je peux le placer sur Internet gratuitement au bénéfice des gens.

C’était trop beau pour être vrai, mais à la fois crédible : pourquoi pas, un éditeur universitaire européen qui s’intéresse à notre essai/mémoire ?

MicLes
à Québec

mardi 8 février 2011 à 19h55

juste un petit com pour informer qu’à la lecture des Conditions générales de vente il va être difficile de faire de l’argent avec cet éditeur :
"(...)Si la participation mensuelle moyenne générée par les ventes durant la période considérée pour la facturation est supérieure à 50 euros, le montant de la participation est versé à l’auteur sous forme de virement sur son compte" De 10 à 50 euro c’est des bons d’achat dans leur catalogue, en dessous de 10 euros c’est rien, ça couvre juste les "frais administratifs de gestion des données", paragraphe 4-6.
Pour faire clair, la période = 1 an, la participation mensuelle moyenne générée = les royalties que peut toucher l’auteur.
Les droits d’auteur étant de 12%, s’ils vendent votre bouquin 60 euros, ça fait 7.2 euros par livre au mieux (y’a des déductions expliquées ailleurs). Du coup pour atteindre les 50 euros par mois sur un an, il faut vendre plus de 83 exemplaires par an, ce qui sera surement très difficile pour la grande majorité des thèses et mémoires. De plus les eventuelles exemplaires commandés et achetés par l’auteur ne sont pas pris en compte dans ce calcul.
source : http://recss.ch/documents/EditionsU...

Logo de Pascal
mercredi 22 septembre 2010 à 15h20 - par  Pascal

Je suis étudiant à l’université de Lubumbashi en République Democratique du Congo, je viens solliciter à toute personne de bonne volonté de pouvoir m’aider avec une documentation en geologie.
Mon adresse postale DU Rwanda est. :
AFAZALI SIMBA
C/oPAROISSE NOTRE DAME D’AFRIQUE
BP 12
GISENYI
RWANDA

Logo de J. Darmont
vendredi 27 août 2010 à 14h45 - par  J. Darmont

Pour ma part, j’ai rapidement renoncé à publier ma thèse chez les EUE après lecture des clauses de cession de droits (je résume) "sur tout support et sans limite de temps". Je n’ai pas non plus reçu de réponse à ma question faussement ingénue : "quel est votre intérêt puisque ces travaux sont disponibles gratuitement en ligne par ailleurs, et ce depuis plus de 10 ans ?"

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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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