Vers la mort actée et programmée de l’éducation nationale et de ses acteurs

jeudi 1er avril 2010
par  Florent Pasquier
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J’étais hier [29 mars 2010] à la réunion proposée par quelques syndicats (hors snesup/fsu je crois) à la bourse du travail de république.

Un mouvement de la maternelle a l’université a commencé à se dessiner dans les rangs (hors orateurs) ; un projet de rencontre prochaine en IdF le samedi 10 avril après-midi (probablement à censier, à confirmer)...

Et alors que chacun allait se perdre comme d’habitude dans les petits calculs d’aménagements possibles a sa micro-échelle, j’ai demandé dans cette réunion molle où nous avions tous en commun de travailler pour le service public de l’éducation nationale (chacun de ces 4 mots étant individuellement promis à la mort prochaine), quand brandirions nous enfin la seule arme collective qui nous reste vraiment, à savoir, LA GRÈVE !
Il m’a semblé remarquer un silence consterné ou moqueur des syndicats qui ont vite cherché à me recadrer.

Chers amis, allons nous encore nous faire tondre comme l’an dernier alors que nous avions réussi à "temporiser" plus pour perdre moins ?

Les 2 rapports ci dessous, par leur dénie de démocratie et d’expression, m’ont secoués. Ils montrent que ce que nous essayons de faire, même ciblé, sera balayé au bout du compte.
"Nous l’avons fait pour les étudiants" dit cette collègue ??
Fais quoi donc ? Creuser leur tombe, et la notre avec ?
Dans le même ordre d’idée, devons-nous remercier l’obole du gouvernement faite aux nouveaux professeurs présentée comme une grande mesure promise, alors qu’en même temps on vient de supprimer la première année de stage qui apportait un vrai salaire un an plus tôt ?
Allons nous nous réveiller ou non ? Avons-nous encore un conscience ou pas ?

Voici mon sentiment : nous allons encore nous faire enfler par les professionnels syndicaux qui refusent à nouveau de suivre leurs bases et préfèrent à continuer à se tirer dans les pattes pendant que le bateau coule, alors que des comités de professionnels prêts à se mobiliser fleurissent partout.
La maison est en train de vaciller car les maquettes vont remonter, elles remontent certainement déjà. Et en même temps le gouvernement également qui vient de porter un coup bas à Darcos, considéré comme responsable (à juste titre) de cet immense berezina ingérable, ce qui reste notre dernier argument fort et réel, nécessaire et suffisant à une véritable mobilisation collective.
C’est le dernier sursaut qui nous reste possible. Allons nous aussi manquer ce rendez-vous ? Assez de masquarades !

Voilà ce que je propose :
LANÇONS UN APPEL PLUS RADICAL A NOTRE COMMUNAUTÉ DÉSABUSÉE PAR SES ÉLUS ET SES APPAREILS SYNDICAUX D’ÉTAT, PUISQUE LES MOYENS DE CONCERTATIONS SONT BALAYÉS AU FINAL AU MÉPRIS DE TOUS.
QUAND ON CRIE "ASSEZ" PENDANT DES SEMESTRES À DES AUTISTES, À UN MOMENT, LA PAROLE NE SUFFIT PLUS.

IL N’Y A PLUS QU’UN MOT D’ORDRE A TENIR : "L’ABROGATION SANS CONDITIONS DE TOUS LES DÉCRETS DE MASTERISATION" IL N’Y A PLUS QU’UN MOYEN : LA GRÈVE DE TOUTE L’ÉDUCATION NATIONALE, ENFIN RENDUE POSSIBLE PAR LE RALLIEMENT DES PARENTS COMME VECTEUR COMMUN À TOUS (parents qui ne comprennent pas, on se demande bien pourquoi, que leurs enfants auront pour certains par classe l’an prochain 4 adultes - dont un étudiant et un stagiaire pour l’encadrer... - pour leur faire garderie).
CE MOUVEMENT DE CONVERGENCE A MIS PRESQUE UN AN ET DEMI À SE DESSINER MAIS IL ARRIVE ENFIN.

C’EST LE MOMENT DE PASSER À L’ACTION DURE ALORS QUE DES COLLÈGUES COMMENCENT A FAIRE LEUR ÉRIC BESSON, BALAYANT LES MOTIONS ET OPPOSITIONS DES COMPOSANTES ET DES CONSEILS PAR LEUR POUVOIR DÉCISIONNAIRE FINAL SOUVERAIN (voir ci dessous). NOUS DEVONS ÉGALEMENT RÉUSSIR A NOUS FAIRE ENTENDRE DU POLITIQUE D’OPPOSITION ET À LE RALLIER.

RESTE A TROUVER UNE DATE DE DÉMARRAGE ASSEZ PROCHE POUR CONVERGER (ET DE DÉCIDER DE SA OU NON), TOUT EN LUI LAISSANT LE TEMPS DE SE DIFFUSER AUPRÈS DE TOUS NOS PAIRS, PEUT ÊTRE À L’ISSU DE LA RENCONTRE DU 10 AVRIL ?
RECONDUCTIBILITÉ
Je vous propose de débattre de ma proposition ci-dessus dans toutes nos instances, de la finaliser puis de la diffuser au niveau national.

Amicalement,
Florent Pasquier
IUFM PARIS / UNIV PARIS 4


Illustration : "Dark Days" par Demon Mathiel (à retrouver sur www.deviantart.com)



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Brèves

[Sweden] New legislation to help foreign postgraduates stay on

Sunday 27 April

On 1 July this year, new legislation will come into force in Sweden that includes measures which will make it considerably easier for foreign doctoral candidates and students to stay and work in the country after graduating.

An agreement between the outgoing Alliance government and the Swedish Green party will secure a majority vote for the proposal in the parliament. (...) – University World News, by Jan Petter Myklebust, 21 March 2014 Issue No:312

On the Web : Full news here

US : Dwindling tenure posts

vendredi 18 avril

Tenure is dying out at US universities.

The proportion of non-tenure-track and non-tenured faculty posts continues to rise across all US institutions, finds a report by the American Association of University Professors (AAUP) in Washington DC. Losing Focus : The Annual Report on the Economic Status of the Profession, 201314 surveyed 1,159 public and private US institutions and found that the overall proportion of assistant professors in non-tenure-track posts was 23.4 for 201314, compared with 20.8 in 201011. Dwindling tenured and tenure-track posts threaten the ability of scientists to conduct research without interference from funders or administrators, says John Curtis, the report’s lead author and director of research and public policy for the AAUP. - Nature, 508, 277, 09 April 2014

Sur le Web : Read on nature.com

Les coupes budgétaires pèsent sur la recherche académique américaine

jeudi 12 décembre 2013

Aux USA, les répercussions des coupes budgétaires fédérales pour la recherche académique sont bien visibles selon une études récentes :

  • moins de place pour les étudiants dans les labos (stages, doctorat, ...) : - 31% ;
  • moins de CDD à temps partiel : -30% ;
  • moins de postdoctorants : - 24% ;
  • moins de postes fixes dans 22% des cas.

Une recherche académique en récession aux USA...

Étudiants étrangers : la sénatrice Dominique Gillot dépose une proposition de loi visant à améliorer leurs conditions d’accueil et de séjour

vendredi 15 février 2013

« Il n’est (?) ni dans l’intérêt des pays d’origine, ni dans le nôtre, de renvoyer chez eux les étrangers dès la fin de leurs études. Au contraire, c’est après au moins une première expérience professionnelle que ces diplômés pourront, à leur retour chez eux ou à l’international, mettre à profit les compétences acquises en France et en faire la promotion. » Voilà ce qu’écrit Dominique Gillot, sénatrice (PS) du Val d’Oise, dans l’exposé des motifs de la proposition de loi relative à l’attractivité universitaire de la France qu’elle dépose mardi 12 février 2013.

« Droit illimité au séjour » pour les diplômés d’un doctorat français. Dans son article 4, la proposition de loi « crée un droit illimité au séjour en France pour tout diplômé d’un doctorat obtenu en France, à qui la carte ’compétences et talents’ est délivrée sur sa demande ». Il est précisé que « cette disposition a vocation à favoriser les échanges entre les pays d’origine et la France, permettant de développer une coopération économique continue, enrichissante, sans pillage des cerveaux des pays émergents ».

Titularisations loi Sauvadet : du nouveau ?

vendredi 23 novembre 2012
  • Reçu ce jour sur la liste SLR-débats -
    Selon l’AEF (dépêche n° 174978 du 22/11, extraits) :
  • « Le MESR « a obtenu les moyens de créer une voie supplémentaire et réservée d’accès à la fonction publique. En 2013, plus de 2 000 personnes pourront en bénéficier », se réjouit Geneviève Fioraso, ministre de l’ESR, dans un communiqué mercredi 21 novembre 2012, après avoir reçu « les organisations syndicales représentatives dans l’enseignement supérieur et la recherche pour leur annoncer le plan d’action ministériel pour la résorption de l’emploi précaire ». Cette réunion faisait suite au comité technique ministériel du 6 novembre dernier, qui n’avait pas pu se tenir faute de quorum : la CGT, la FSU et FO avaient en effet refusé de siéger pour protester contre les modalités de titularisation des contractuels retenues par le MESR
  • La ministre rappelle que le recensement effectué fait état de 8 400 précaires à ce jour dans les universités et de 1 400 dans les organismes de recherche. Elle se donne « pour objectif de conduire le plan de titularisation en quatre ans ». « En complément, les nouvelles orientations de l’ANR (Agence nationale pour la recherche) vont contribuer à diminuer le flux de nouveaux CDD. En particulier, aucun projet scientifique ne pourra être financé s’il repose à plus de 30 % sur le travail d’agents non titulaires ». »
Sur le Web : Lire la suite sur SLR
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