Enquête sur le post-doctorat

La toile des Biologistes | octobre 2009
jeudi 18 février 2010
par  antonin
8 votes

Enquête de La Toile de Biologistes sur le post-doctorat en Science de la vie

En octobre 2009, nous avons effectué une enquête auprès des inscrits de la Toile des Biologistes en leur posant 7 questions concernant leurs post-docs.
Nous avons reçus 122 réponses dont voici la compilation en images.

 1) DANS QUEL PAYS AVEZ-VOUS FAIT VOTRE POSTDOC ?

(Le nombre de réponses est indiqué à coté du nombre de pays)

Autres :

  • 1 réponse : Afrique du Sud, Amérique du Sud, Australie, Chili, Danemark, Madagascar, Norvège, Portugal, Tanzanie
  • 2 réponses : Allemagne, Hongrie, Italie, Japon, Suède.

 2) COMMENT AVEZ-VOUS TROUVE VOTRE POSTDOC ?

    1. Dans un congrès
    2. Par petites annonces (préciser : internet, journaux, écoles doctorales...)
    3. Par votre réseau personnel
    4. Par le réseau de vos collègues de laboratoire
    5. Autre (préciser)

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Principales sources d’informations indiquées :

  • Association Bernard Grégory
  • Petites annonces sur Internet (exemples Site web FENS, Annonce sites web de l’American Society of plant Biologist, Guilde des doctorants, site de l’université (UNMC), Evoldir, IFR)
  • Journaux : Science ou Nature Jobs
  • Mailing liste (ex. "Réseau d’Informations en Sciences Cognitives"
  • Congrès (ex. Société américaine de Génétique humaine .....)

 3) COMMENT AVEZ-VOUS OBTENU VOTRE FINANCEMENT ?

    1. Vous avez trouvé votre propre financement
    2. Le financement était assuré par l’institution qui vous accueille (préciser)
    3. Autre (préciser)

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 4) QUEL TYPE DE FINANCEMENT AVEZ-VOUS OBTENU ?

    1. Agence gouvernementale de recherche (ex. ANR etc)
    2. Association / Fondation (donner le nom)
    3. Secteur privé
    4. Autres (préciser)

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 5) COMBIEN DE FINANCEMENT AVEZ EU PENDANT VOS ANNÉES DE POSTDOCS ?

    1. 1 financement
    2. 2 financements
    3. Plusieurs d’un an
    4. Autres (préciser)

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 6) MONTANT MENSUEL NET DE VOS REVENUS DE POSTDOC

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Tous pays confondus (en euros) Moyenne=2014€ / Médiane=1927€
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Salaire moyen Par pays (en euros)

 7) VOTRE AVIS SUR LES FINANCEMENTS ? ÉVOLUTIONS ? CONNAISSANCE DES BOURSES

De plus en plus de financements sur du court terme (1 an) donc une qualité de travail qui est moindre.


Secteur public : c’est des grilles, pas trop de marge pour discuter, l’évolution se fait à l’ancienneté ou sur concours externe. si ce n’est le grade que l’on peux négocier au départ... IR2 est mieux payé (environ 100EUR/mois) de CR2, mais il parait que c’est moins bien pour une carrière de chercheur. Ceci dit vu l’avenir qu’on vous propose...j’ai l’impression d’être un pion que l’on pressure tant qu’on peux avant mon départ, mais chut ! je ne suis pas sensée m’en apercevoir.


Il ne faut pas hésiter à tenter sa chance partout quelque soit son dossier. Internet est un très bon outil pour obtenir des infos sur les financements ou les annonces de post-doc certains financements français, bien que non cumulables avec d’autres bourses, ne sont pas assez élèves pour vivre sereinement dans certains pays. La bourse du NIH permet au contraire de vivre très correctement a Washington


Les postdoc au CEA sont très bien rémunères ( a ma connaissance ils sont pas loin d’être les plus intéressants). J’ai trouve en Belgique, en postulant sur des contrats ou l on est considère comme belge (imposition belge), des conditions financières encore plus intéressantes. J’encourage vivement les jeunes docteurs intéresses a postuler au poste de charge de recherche FNRS (attention, il s agit d un postdoc de 3 a 4 années, pas un poste définitif comme en France !).


Souvent attribués par rapport au laboratoire d’accueil plus que sur l’intérêt du projet et les compétences du postdoc. Très mauvaises informations de l’existence (coordonnées, deadline de soumission, identification des ayant droit), du nombre, de la nature des financements existants. Pas évident à obtenir et visibilité par très bonne pour les étudiants, besoin d’allé chercher l’info tout seul.


De plus en plus durs à trouver, et toujours trop bas pour le niveau d’étude malgré la récente augmentation. Bref parcours du combattant. Pour quelqu’un de mobile un post doc se trouve en un mois a moins d’être très spécifique sur un sujet ou une technique. Le problème des bourses et financement est très particulier au sujet de recherche et au pays. Il me parait une bonne stratégie d’essayer de trouver un premier posdoc en candidature spontanée et ensuite se soucier du financement avec le soutien du labo d’accueil.


Il y de moins en moins de financements et beaucoup trop de disparités entre les associations, ANR, INSERM. Par exemple je suis passée de 2200 euros/mois pendant mon 1er post-doc financé par l’ARC à 1754 euros par l’ANR (INSERM) lors de second post-doc !! J’ai été relativement chanceux de trouver des projets déjà financés. L’écart de salaire entre un post-doc en France et en Angleterre est énorme (on ne paie pas non plus d’impôt sur le revenu en Angleterre, en France, il faut enlever 1200 euros de plus !), mais c’est vrai à tous les échelons de la recherche en France car les salaires d’un post-doc ANR est basé sur la grille des IR.


L’expérience du labo d’accueil est prépondérante. Je n’avais aucune expérience dans la demande de financement avant de partir en postdoc, c’est un trou dans le CV, les étrangers sont tous étonnés. Ça s’apprend assez vite, ceci dit. Partir dans un labo qui offre des postdocs par petites annonces est certes aléatoire, mais on est sur de tomber sur un labo qui sait comment obtenir des financements. Au final, mon expérience est plutôt positive, ça ne semble pas si difficile de décrocher des financements, il faut juste savoir le faire, et surtout avoir une administration compétente et expérimentée (connaitre les "trucs" pour passer). Ce type d’expérience est quasiment inexistant dans les labos français que je connais.


Pour la plus part, les organismes ne financent que les 3 premières années de post-doc. Et que deviennent les post-docs ensuite ??? Ils meurent de faim ??? De plus, dans la plus part des cas, il faut faire la demande de financement AVANT de commencer à travailler dans le nouveau labo d’accueil et dans la première année au plus tard après le début du post-doc. Ceci présente plusieurs désavantages dont les principaux sont : (i) impossible de migrer dans le pays de post-doc et de faire une "pause bébé" pour les femmes dans mon cas, (i) impossible de se familiariser ni d’évaluer la faisabilité du projet avant de le soumettre. L’évolution n’a pas été des plus réjouissantes cette année en raison de la crise économique qui a frappé le monde. Nous en ressentons les effets maintenant, au moment de renouveller les sources de financements qui se sont taries. Les temps sont VRAIMENT durs. Dans mon cas, j’ai cherché les sources de financements sur internet, et par le bouche-à-oreille.


Situation pour les postdocs aussi concurrentielle et difficile qu’il y a 10 ans. C’est désolant. Je conseille vivement de partir mais je trouve injuste que ceux ou celles qui ne le font pas, sont aussi fortement pénalises au niveau des concours, que ce soit "jeunes chercheurs" en CDD ou en poste CDI. Voir pire pour le premier cas de figure, c’est assez aberrant.


Il existe pas mal de financements d’échange entre France et Québec, comme celui dont j’ai bénéficié avec l’INSERM, mais dont on sait peu de choses...D’où l’intérêt de bien s’informer dans l’année qui précède le départ ! D’une manière générale, les financements par bourses sont plus intéressants, ce qui n’est pas forcément le cas de ceux versés par le laboratoire d’accueil, mais tout dépend du labo et de leurs budgets. Je n’ai pas vu de différence majeure de financement public/privé au cours de mes 2 expériences de post-doc (sauf quand c’est le labo d’accueil qui m’a financé les 6 1ers mois....)


Je trouve que le Portugal finance très bien la recherche, avec des bourses pour les étudiants en master, doctorat et pour les post-doctorants. Les bourses post-doctorales sont offertes jusqu’à 6 ans et un chercheur en post-doctorat a la possibilité d’obtenir un financement pour un projet de recherche en tant que chef de projet. Par contre, je trouve dommage qu’en ayant son doctorat, on doive toujours compter sur des bourses pour travailler... Le statut d’un post doc devrait être salarié... Je pense que ce ne sera pas évident de trouver un emploi permanent dans mon domaine, même avec une expérience de 6 ans de post doc...


Les financements proposés aux post doctorants étrangers présentent de nombreux avantages puisqu’ils permettent de vivre confortablement et sont reconductibles jusqu’à ce qu’une des parties y mette un terme. Toutefois, ils sont directement dépendants de l’état des finances du laboratoire et peuvent ne pas être reconduits à leurs termes. FRANCE : - Les contrats sont, de manière générale, trop courts. Un contrat raisonnable ne devrait pas durer moins de 3 ans. - Les conditions d’attribution, notamment l’âge du candidat et le délai entre la thèse et la demande de financement sont aberrants ! - Dans certains cas, le montant du financement est à la limite de la décence. J’ai, par exemple, vu une annonce de post-doc proposant un salaire net de 1200 euros (travail à 80 %). Il y a aussi le cas des 1/2 ATER (alors que tout le monde sait que la personne passera le 1/2 temps restant à travailler gratuitement dans le laboratoire d’accueil)


Je n’ai pas à me plaindre de ma situation mais je sais ce que c’est assez rare. (1 postdoc de 6 ans UK 2000€net par mois)


Les financements français sont vraiment insuffisants (cf mon salaire suisse) L’accès aux infos est ici assez facile car le système de recherche est assez ouvert. Les discussions entre post-doc et avec les PI permettent facilement d’avoir des pistes de recherche pour les différents financements possibles. Après, Google est là pour essayer de trouver de nouvelles Charities. Idem pour les possibilités d’évolution : du moins pour mon université, la démarche classique pour rester dans l’académique est de postuler à une Fellowship après son post-doc. Selon les cas, il est parfois possible de négocier avec la fac que la fellowship soit automatiquement transformée à la fin en poste de lecturer ou de lecturer senior. Après, quelques possibilités (plus rares je pense) existent de postuler directement comme lecturer.


Financements disparates et méconnus, longs à l’étranger beaucoup plus courts en France.


Aujourd’hui, les financements de certaines fondations sont surtout proposés sur projet et moins sur le CV du candidat ... c’est donc en général le responsable de l’équipe ou du labo qui le demande en utilisant le CV du candidat... le problème, en cas de conflit, le candidat se retrouve coincé et ne peut pas partir avec son financement... C’est la même chose pour les financements émanant de projet financés par l’ANR ou la CEE..... Par contre, l’ANR vient de lancer des projets pour retour de post doc en France qui correspond à l’équivalent d’un ATIP (CNRS) ou un Avenir (INSERM)... très bien pour le retour...


On n’est pas assez informe et prépare pendant le DEA et la thèse a postuler par soi même aux bourses et financements…


J’ai eu de la chance de trouver un post doc financé, sinon je n’en aurais pas fait, trop galère de trouver quelque chose.


Dans le domaine où je travaille actuellement (domaine cardiovasculaire fondamental), les bourses/financements sont de plus en dur à trouver et à obtenir. De plus, au cours de cette année, j’ai rempli (seulement) 3 dossiers de demandes de financement et j’ai pu constaté que les salaires proposés sont peu attractifs (surtout par rapport au coût de la vie parisienne). Pour obtenir 2000€ /mois, le financement qui était sensé subvenir à 1 an de recherche est passé à 10 mois ! Pour avoir connaissance des offres de post-doc et de financement, j’utilise principalement l’ABG et IEDU.


Le montant des bourses est très variable même en France, selon l’organisme de financement, l’université ne tenant pas compte de l’ancienneté, le CNRS si, et l’Europe payant un montant très intéressant. Pour moi, le vrai problème est la suite des post docs. On peut arriver à 35-40 ans financé par des post docs "publics", mais après il devient de plus en plus difficile d’en trouver (âge plafonné, salaire trop important pour l’employeur car ancienneté). C’est difficile de changer de métier à ce moment-là, mais il faut bien car nous ne pouvons pas tous intégrer la recherche public ou même privé (dans le conjoncture actuelle). Négocier un virage de carrière à cet âge (avec enfants, pas d’expérience dans le privé) peut s’avérer beaucoup plus dur que sortant fraîchement de thèse.


Lorsque l’on sort d’une thèse (financement MRT) on ne peut que trouver le financement post-doc très correct, néanmoins il est dommage qu’une 1ere année de post-doc et 6-8 années d’expériences soient rémunérées au même niveau, il n’y a pas d’évolution de financement. Très peu de bourses et peu de connaissance des bourses


Financements US toujours plus intéressants qu’en France. Pas d’évolutions majeures depuis 2001.


J’ai l’impression que le nombre de possibilités pour financer un post-doc en France augmente. Autre avantage : ce sont devenus des salaires, ce qui permet de cotiser et de faire comptabiliser ces années dans son ancienneté une fois recruté (différence très significative de salaire). Par contre, il faut être vigilant sur le montant de ces financements. Dans mon cas personnel, mon dernier salaire de post-doc était de 1800 Euros (alors que j’étais un "post-doc senior"). C’était insuffisant pour vivre (à Paris mais aussi ailleurs je pense), je n’avais accepté que parce que je savaisla situation très provisoire (3 mois). A l’étranger, mon directeur de labo a toujours eu de l’argent pour me payer mais il a été confortable d’avoir mon propre financement la première année, le temps de m’installer et de prendre mes marques. J’ai aussi eu le sentiment que le "jeune docteur Français" avait une excellente réputation (solidité des connaissances, sérieux, ...), ce qui nous plaçait dans une situation favorable pour décrocher les financements disponibles au laboratoire quand nous étions en compétition avec d’autres nationalités. Trop peu d’infos de la part des ED en thèses sur les méthodes alternatives de financements (agences, mécénats privés, bourses nationales, européennes et internationales)


Domaine trop compliqué, pas assez d’information, de transparence ; fellowship distribuées en fonction de trop de paramètres obscurs et notamment la popularité/aura du chef d’équipe. Par exemple, j’avais - je pense - un projet intéressant et prometteur mais un chef trop junior ; ceci m’a empêché de me voir attribuer mes propres financements ; j’ai du être payé par mon institut d’accueil. Ceci est valable et vérifié pour de nombreuses sources de financements. Après 5 ans de post doc, je me suis découragé et ai quitté la recherche (suis tout de même resté dans la science). Je travaille ici au VUB (hôpital de Brussel) pour plus de 2 ans maintenant, et je compte réellement à considérer de rester en Belgique. D’abord parce que les contrats européens sont plus abondants et ensuite la paye est conséquent à l’expérience. Je compte proposer ma candidature pour être un professeur. Insuffisant dans bien des cas. Accès aux bourses très difficile et opaque Les salaires moyens de post-docs en France ont tendance à être relativement bas comparé aux États-Unis, aux pays européens tels que Allemagne, suisse, Autriche, Pays-Bas, Scandinavie, GB mais équivalent ou supérieur aux pays du sud européen (Espagne, Portugal, Grèce, Italie)


Pas beaucoup et ne mènent pas à une stabilité pour le chercheur


Le système est trop précaire en termes de salaire et bien sur retraite puisque ces années sont perdues pour le système français. Les évolutions sont quasi nulles et le stress/temps passe pour espérer une bourse n’est pas tout a fait acceptable. Le système est ainsi fait et par principe nous l’acceptons puisque c’est ca ou rien, mais sans tomber dans le rêve du CDI, je trouve que le docteur en science n’est pas valorise ni pris en charge comme les autres actifs, je trouve ca désolant et même si les puristes continueront a faire de la science coute que coute, le nombre des étudiants intéresses diminuent.


Il ne faut pas hésiter à se renseigner pour des bourses dans le pays d’accueil.


La plupart des annonces de post-doc proposent un salaire ou une prime d’un montant dérisoire par rapport au niveau demandé. La quantité de travail fournie n’est pourtant pas dérisoire puisque tous les post-doctorants veulent faire leur preuve pour être embauché à terme. Les salaires, ensuite, sont tout aussi bas. La difficulté pour trouver un CDI est terrifiante et permet aux employeurs de proposer des conditions salariales minimales. A posteriori, je ne referai pas toutes ces études et les sacrifices demandés pour mon mon poste et salaire actuels. Il vaut mieux être embauché avec un Bac+2 ou +3 (les annonces sont bcp plus nombreuses) et faire ses preuves et son ancienneté dans la boite.


Ces financements sont une bonne chose, mais limités dans le temps (CNRS etc... on ne peut cumuler ad vitam). Il faut insister sur la reconnaissance sociale des précaires.


Financements possibles EMBO, Human frontiers, marie curie, FEBS mais dur a obtenir de nombreux financements possibles sur place


Au delà de ces 2 ans, je n’ai pas pu avoir de nouveau financement car je faisais un post doc en France et qu’il n’y a pas de possibilité de renouvellement si on ne revient pas de l’étranger, j’ai donc trouvé un poste d’ingénieur en milieu hospitalier et j’ai lâché la recherche, à mon grand regrets.


Si les financements existent via de nombreuses sources en France, l’information est des plus difficiles a trouver. L’obtention d’un financement ou son renouvellent est trop souvent une guerre des nerfs entre le postdoc et son labo a laquelle s’ajoutent les rivalités entre membres des comités, choix "politiques" (pas scientifiques) etc. Enfin, le salaire mensuel apparait irréaliste pour quelqu’un possédant un doctorat et vivant dans une ville universitaire (ou le cout de la vie est généralement plus élevé).


Je n’avais pas une assez bonne connaissance des bourses pour postdocs avant de partir, et absolument zéro idée sur le fait que je perdais certainement ces années de travail pour ma retraite ... un sujet très terre à terre et absolument pas soulevé à cette époque là...pourtant, de même pas assez d’info sur comment se débrouiller si en rentrant en France à la suite d’un post doc on n’a pas un contrat de travail tout de suite (du point de vue d’une assurance sociale, chômage...)


Les financements des NIH sont plutôt corrects, avec une a deux augmentations par an : - Une au renouvellement du contrat chaque année, calculée en fonction des publis et de l’appréciation du directeur de labo (dans mon institut, NHLBI, elle est limitée a 1500 $/an cette année). - Une autre augmentation au printemps, identique pour tous les postdoc de l’institut. Mais elle peut varier en fonction de l’institut. L’an passe, certains instituts ont donne plus de 4%, et d’autres 0%. Cette année tout le monde a touche 4.5%... Il faut tout de meme savoir qu’aux NIH, tout est gere par institut (il y en a une vingtaine) : les salaires et augmentations annuelles donc, mais aussi les renouvellements des visas (tous les ans pour certains instituts, tous les 2 ans pour d’autres), et les financements de base des labos (dans tous les cas, les labos les moins bien lotis le sont généralement mieux que les labos des instituts nationaux en France). Un avantage d’être aux NIH est d’avoir un financement qui peut couvrir la totalité du post-doc (si le directeur du labo est d’accord pour payer…. Sinon il faut appliquer pour les grants comme ailleurs). Resultat, nous ne sommes pas vraiment entrainer a chercher des grants et a remplir des dossiers pour les obtenir…


Pas assez,.difficile de savoir où en trouver


J’ai eu la chance d’avoir un post-doc avec déjà un financement acquis. J’ai tenté de monté un ou deux projets mais toujours avec des difficultés par rapport à la bourse (où trouver les bourses et quelles sont les conditions etc...) et par rapport à l’honnêteté de certains chercheurs.


Grande disparité des salaires selon les pays d’accueil pour un même travail de postdoc Les années de postdoc à l’étranger ne sont pas ou rarement prises en compte pour le calcul de l’ancienneté une fois recruté en France. Voilà plus de 10 ans que j’ai quitté le circuit. A l’époque, ce n’était pas simple. Le choix du post-doc aux États-Unis permettait d’obtenir un financement avec moins de difficultés.


Il faut absolument offrir des bourses sur le long terme. Pas forcement 4 ou 5 ans tout de suite, mais 2 + 3 ou 3 + 2. Mais surtout pas 1 an renouvelable x fois car le problème est que l’on ne peut pas se focaliser sur ses recherches, mais sur sa situation personnelle, à la recherche d’une pseudo stabilité. Je pense que si le postdoc sait qu’il est financé pendant 2 ou 3 ans, il sera résolument orienté projet et paillasse ; ce qu’il n’est faux pour une durée de 1 an. Dans mon cas, dès les premiers mois je me suis créé des contacts avec des employeurs potentiels dans l’industrie car je pensais à la fin de mon contrat qui pouvait arriver après seulement 1 an. Conclusion, le CEA a cru financer un projet et un postdoc, mais la façon a été si grossière, qu’il vont tout perdre. C’est le résultat flagrant d’une méconnaissance de la spécificité d’un postdoc qui cherche à construire sa carrière à comparer d’un ingénieur ou d’un technicien qui cherche à travailler ou à accumuler des expériences. A l’Universite de Californie un post doc ne peut pas durer plus de 5ans. C’est très bien, et on le sait des le depart. Contrairement à d’autres institutions. Les financements sont insuffisants, je pense qu’un post-doc pourrait avoir entre 2000 et 2500 net.


J’étais une exception, et depuis que j’ai été recruté, les post-docs que je connais bénéficient de bourses bien plus avantageuses (CRSNG : 45000 CAN$/an).


Financements canadiens assez nombreux, souvent bonnes conditions en France très peu de possibilités, conditions d’attribution plutôt obscures d’âpres mon expérience je suis vraiment pour un salaire pour les post doc (non plus parler de bourse qui sont péjoratives a mon avis, donne trop l’image d’un étudiant attardé)


J’ai la chance de travailler dans un grand institut où les financements sont demandé par les chefs et peu par les post-docs eux-mêmes. Les renouvellements sont automatiques tant que le travail fournit est satisfaisant. Mais il est clair qu’en sortant de thèse on est bien loin de savoir comment s’y prendre pour faire une demande de bourse !! Ceci manque cruellement à la formation !!! Je note également qu’il existe de grandes inégalité au niveau entre pays même au sein de l’union Européenne.


On n’est jamais satisfait, mais c’est surtout les postes qui manquent...L’impossibilité de pouvoir garder un postdoc par le biais de contrats renouvelés pose des problèmes : Après 2 renouvellements ou 5 ans au même endroit (je crois) l’employeur ne peut plus garder son postdoc même s’il a de l’argent pour lui et qu’il en est satisfait... Une aberration quand on sais combien les postes sont limités... C’est pas comme ca que nos chercheurs reviendront en France...


Bien connaitre les modalités de la prise en compte en France des années passées a l’étranger !! (notamment pour la retraite)


Il y a de moins en moins de financements pour la recherche Vegetale (mon domaine), la compétition ets de plus en plus dure. Si vous ne trouvez pas de lab avec un financement en interne, ca devient complique.


Y’a de plus en plus de postdoc sur contrats recherche type ANR. C’est une très bonne chose pour faire avancer la recherche, autant que ces poste ne pénalisent pas les recrutements


Plus facile à obtenir au Canada qu’en France ! (toutes mes demandes de bourses pour post doc à l’étranger en France ont été un échec) Dur dur d’être post-doc : http://www.lemonde.fr/societe/artic... moi je suis post-doc depuis 8 ans. malgré un salaire assez convenable (pour la suisse), je suis tjs dans une grande précarités et les financements pour les post-docs voulant faire leur propre team sont très rares. pour les bourses post doc il y en a plein mais après 8 ans on a le droit à pratiquement rien.


Il faut se débrouiller seul et du mieux possible pour trouver son financement. C’est le parcours du combattant. Et puis il arrive un moment où on n’est plus éligible nulle part sauf pour des ANR qu’il faut aussi trouver. Le site ANR est assez mal fait d’ailleurs. C’est le réseau personnel et celui des collègues de labo qui doit être étoffé du mieux possible.


Pas assez de financement pour les post-docs surtout ceux qui souhaitent rester en France ou dans un labo en attendant l’ouverture d’un poste. les bourses post-doctorales sont mal référencées et mal datées.


Le montant de salaires devrait être d’au minimum 2000 euros nets par mois. Les informations sur les sources de financement ne sont par très importants et les sources de financement diversifies


Suivant le pays on ne trouve rien si on sort des USA ou de l’Europe rien n’existe. Il faut aller dans le pays ou l’on a cible le labo pour espérer obtenir quelque chose. Les bourses ne sont souvent pas adaptées, pas cumulables et le montant trop faible pour une expatriation réussie. L’expatriation a un cout comme payer son visa déménagement...... Je parle même pas du retour en France. Ici ils ne comprennent pas vraiment que l’on forme des personnes qu’on laisse partir pour ne jamais les récupérer ou ne rien faire pour les récupérer. Pour eux c’est de l’argent jeté par les fenêtres. Et négocier son retour avant de partir oui c’est possible mais sans aucune certitude et quand on est loin et bien on se fait griller par des gens qui eux ne sont pas partis. Alors que soi disant le post doc a l’étranger est devenu une étape indispensable pour monter un dossier. Le pb c’est que ce sont toujours les mêmes qui décident et qui recrutent donc forment les gens a leur idée donc aucune évolution. Comme beaucoup je ne vois pas le retour facile même si j’avais négocie avant de partir. Je pense quitter la recherche car j’en ai marre des plans galères. Par contre l’expérience vaut le jeu. Et finalement mon post doc va me permettre de commencer une autre carrière loin de la fac. Je pense qu’il faudrait prévenir avant un PhD que le parcours du combattant commence. On nous répète il faut être patient des que l’on ose dire quelque chose et que si on ne prend pas ce poste la et bien on peut dire adieu a toute carrière universitaire. Et même si on ne demande pas des salaires de ministres voir des offres a 1700 euros nets pour quelqu’un qui se présente avec un PhD et généralement un 2ieme diplôme style ingénieur ou pharmacien ça fait sourire.


Recruté en tant que Maître de Conférences à l’ENVL (Thèse soutenue en Janv. 2003, concours de recrutement ouvert en Juin de la même année). La bourse FM que j’ai perçue était une somme d’argent et nom pas un réel contrat - bilan pas de cotisation. Même constat pour mes années à l’étranger, il faut rajouter des cotisations d’expatrié en plus des cotisations du pays d’accueil pour ne pas perdre trop d’annuité si le plan est de revenir en France un jour


L’ANR et les financements type équipes Avenir ou jeune équipe CNRS incluant un PD sont une avancé majeur. La diminution voir la disparition des libéralités est aussi un pas en avant important. Cependant, les financement sur 1 an en PD sont une aberration totale sauf si comme moi on veut changer d’orientation pour la technique et postuler comme Ingénieur (de recherche si possible sinon d’étude) Le plus hallucinant c’est que certain PD (bourse marie curie ou Human frontiers) gagne beaucoup plus que le chercheur titulaire qui l’encadre ...(de là à dire que les chercheurs français sont sous payé ... je confirme)


Je suis actuellement en cours de postdoc (j’ai commencé fin janvier 2009). Je ne sais pas si ce questionnaire s’adresse à tous ou plutôt à ceux qui ont fini, mais bon, voici ma petite contribution, en espérant que ce soir utile. En tout cas j’avais lu attentivement le guide du postdoc avant de partir et ça m’avait bien aidée. :-)


Outre la bourse FIPR en France, Les financement américains par le NIH, intelligents et rapides.


Les post-docs sont très bien rémunérés aux PAYS-BAS, les années d’expérience sont prises en compte, les salaires réévalués en conséquence chaque année et les étrangers bénéficient d une réduction d’impots de 30% les 10 premières années de leur séjour aux Pays-Bas (résultat, imposition à hauteur de 10 % au lieu de 40 %).


En Europe on a aucune idée du système canadien/américain…


Actuellement avec la crise il est de plus en plus difficile d’obtenir un financement. Les organismes où j’ai demandé des bourses (Embo, Marie Curie) annoncent une forte augmentation des demandes de financement mais ne peuvent pas suivre.. Du coup pour ma part je ne suis pas sûre de pouvoir continuer mon postdoc. Les labos ayant également des difficultés à obtenir des grants (pourtant je suis dans un labo qui publie très bien) Financement européen très bien.


Je suis un peu déconnectée à présent de ce qui se pratique. En revanche, étant en contact permanent avec des PhD students et post-doc, il semble que le principe des bourses n’ai pas changé à savoir bon revenu mais sans cotisations sécu ni retraite ni chômage. Or au terme du post-doc, nombre d’entre nous se retrouvent au chômage. Autre point important la cotisation retraite et la sécurité sociale. Ce sont des points très importants quel que soit le pays. Une harmonisation des conditions de post-doc devraient être négociées au sein de la communauté européenne avec un minimum de cotisation et un minimum de couverture obligatoires que ce soient des bourses d’Etat ou des bourses privées. A mon retour de post-doc j’ai racheté la moitié des mes années de post-doc pour la retraite. La considération de mon salaire britannique n’a pas été prise en compte pour l’évaluation de mes droits au chômage car à l’époque aucune convention existait et le personnel social ne voulait surtout pas se prendre la tête avec la traduction des textes en Anglais. C’est beau l’Europe !


Pour mon cas, malgré l’obtention d’une ANR, c’est le chef de mon équipe qui a décidé du montant de mon salaire (ici, le minimum) ; alors même si l’ANR obtenue est conséquente, le salarié peut tout de même se retrouver léser. Après plus de 8 ans d’étude, je m’attendais à un salaire plus important, même dans un laboratoire universitaire.


L’equête sur la Toie des Biologistes


Commentaires

mardi 21 juin 2011 à 14h02

Moi je ne trouve pas que le problème p^ricipal soit le finacement du post-doc (il faut dire que j’ai eu de la chance lors de mon premier post-doc avec une bourse de 2200 euro net à Paris), mais plutôt la précarité des post-doc...
Je suis au chômage depuis 6 mois, personne n’est intéressé par mon profil...Il y a des emplois possibles pour des personnes avec moins de diplômes. En belgique, possibilité d’être prof, mais aucune considération d’expériences professionnelles (je serai payé comme si je sortais des études). A quoi ça sert tout ça ? Malgré le plaisir que j’ai eu à faire de la recherche, si c’était à refaire, je ne ferais pas de thèse...
Que deviennent les ancine schercheurs comme moi qui décident de quitter la monde fondamental et qui n’ont pas d’expériences en immunologie ou en virologie (domaines plus porteurs en industrie) ?

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Le plus grand nombre de contractuels de la FPE est dans l’enseignement supérieur

vendredi 2 décembre 2011

Selon le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2010-2011, en 2009, (cf. tableaux p.261 et p.262) on dénombrait un total de 360 907 agents non-titulaires dans la Fonction Publique d’État (FPE). Sans compter les "Emplois statutaires de non-titulaires des ÉPA dérogatoires, dont : Pôle emploi, CROUS, INRAP, Agence de l’eau...". Pour comparaison, il y a 355 001 agents non titulaires dans la Fonction Publique Territoriale (tableau V 1.1-1, p.67).

  • 131 542 agents non-titulaires dans les différents ministères, correspondant à 107000 Équivalent Temps Plein.
  • 229 365 agents non-titulaires dans les EPA (Établissements Publics à caractère Administratif), 181807 ETP, sur un total de 348416 agents. Ce qui fait quasiment 3 fois plus de non-titulaires.
  • En 2009, il y avait 68 915 non-titulaires dans l’Éducation nationale et 75 884 dans l’Enseignement supérieur, soit le plus gros contingent de non-titulaires de tous les ministères (tableau 1.3-3, p.229).
Sur le Web : Lire sur POOLP

Droits d’inscription universitaires 2011-2012

lundi 1er août 2011

JORF n°0176 du 31 juillet 2011, page 13076, texte n° 13

Arrêté du 28 juillet 2011

  • Licence 177€
  • Master 245€
  • Doctorat 372€

Diplôme de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et paramédicaux 177€, 2e cycle 245€...

Tous les détails pour les autres diplômes ci-dessous :

Sur le Web : Sur legifrance.gouv.fr

Section 19 du CNU, suite et pas fin (du tout)

samedi 18 juin 2011

Agora relance le dossier "auto-promotion" qui se déroule au sein de la section 19 du Conseil National Universitaire (CNU) :

Nous vous relayions il y a quelques jours la déclaration de professeurs siégeant au sein de la 19e section du CNU et dénonçant les nouvelles auto-promotions dont elle a été le théâtre. Pour compléter cette dernière, nous reproduisons, avec sa permission, la lettre ouverte qu’Alain Quemin a adressé à ses collègues. Voilà qui devrait alimenter les discussions au prochain Congrès de l’Association française de sociologie (AFS), début juillet à Grenoble, où les principaux intéressés ne seront malheureusement sans doute pas présents…

Sur le Web : La suite sur Agora

Répression policière à l’École Normale Supérieure

mardi 19 avril 2011

Communiqué du 19 avril 2011

Alors que les grévistes allaient entamer leur 100éme jour de grève et que les négociations avec la direction suivaient leur cours, la directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber, a décidé d’ordonner l’évacuation des locaux occupés par les grévistes et les étudiants qui soutenaient le mouvement. A 6h, les forces de l’ordre en nombre conséquent ont délogé les occupants sans sommation en défonçant la porte. 14 personnes ont été arrêtées et sont actuellement retenues au commissariat du 5éme arrondissement.

Après le référé au tribunal administratif et les menaces quotidiennes des huissiers, la direction de l’ENS franchit un pas de plus dans la répression de ses propres salariés précaires et étudiants syndiqués et non syndiqués. Le mouvement social est déterminé à continuer la lutte et ne cédera pas aux pressions comme aux menaces physiques.

Le comité de mobilisation de l’ENS


Le comité a appelé à un rassemblement de soutien aux interpelés qui sont sorti du commissariat vers 9h30, puis à une assemblée Générale à l’ENS (45 rue d’Ulm) à 12h.

Affaire Lorne : Valérie Pécresse missionne le recteur pour que soit lancée la procédure disciplinaire

lundi 18 avril 2011

Après le refus du président de l’université de Bretagne occidentale Pascal Olivard de saisir la section disciplinaire à l’encontre de Pascal David, président de la commission de spécialistes qui n’avait pas titularisé Marie-Claude Lorne, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche hausse le ton.

Valérie Pécresse a demandé, le 18 avril 2011, au tout nouveau recteur de l’académie de Rennes Alexandre Steyer "de saisir formellement le président de l’université de Bretagne occidentale pour qu’il engage les poursuites, et l’informer qu’à défaut il se substituera à lui pour initier la procédure devant la section disciplinaire, à l’expiration d’un délai d’un mois".
La ministre fait référence au décret du 13 juillet 1992 qui dispose qu’en "cas de défaillance de l’autorité responsable, le recteur d’académie peut engager la procédure après avoir saisi cette autorité depuis au moins un mois".
Valérie Pécresse souhaite ainsi que "la lumière soit faite sur les dysfonctionnements importants et les manquements, notamment à la déontologie universitaire commis lors de l’examen du dossier de titularisation, en 2008, de Marie-Claude Lorne". En attendant que la "mission sur l’éthique et la déontologie universitaires" ne fasse des propositions pour "garantir éthique et transparence à toutes les étapes de la carrière des enseignants-chercheurs".

EducPros, Sophie Blitman, 18.04.11

Sur le Web : Sur EducPros.fr
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