[Source : mailing list de la Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte, 25 juin 2009]
David, responsable administratif à l’université de Strasbourg rétrogradé pour fait de grève
À peine quelques mois après l’introduction la loi LRU (dite loi d’autonomie des Université) sur Strasbourg, les décisions arbitraires et les mises au placard semblent déjà devenir banales. Le président Beretz est un chef d’entreprise et il agit comme tel :
- La politique d’attribution des postes d’ATER est brutalement modifiée par l’université sur décision économique et sans débat politique, et avalisée par toutes les composantes.
- Une formation est déplacée à la simple demande du responsable de la composante contre la volonté des porteurs du diplôme.
- Une chef de service est débarquée et remplacée en 24h.
- Un chercheur CDD est licencié pour cause de malversations qu’il n’aurait pas commises (l’université n’a pas eu gain de cause devant la justice).
- Un agent comptable est mis au placard pour des raisons très obscures de divergence d’appréciation sur le budget de l’université.
- L’organisation des services et des affectations de postes a été confiée à un cabinet d’audit externe qui coûte très cher à l’université.
David est muté arbitrairement pour cause officielle de mésentente avec son directeur. Il s’agit d’une sanction disciplinaire déguisée, conséquence de son implication dans le mouvement de contestation de l’année 2009. Durant l’essoufflement de ce dernier, après avoir subi une période de pression et de harcèlement dans son service, il est convoqué chez le secrétaire général qui lui signifie sa mutation forcée sous huit jours avec perte de toutes ses responsabilités et retrait de ses indemnités statutaires. C’est bel et bien une rétrogradation.
Voilà ce qui arrive à ceux qui osent élever la voix et s’opposer à la politique de ce gouvernement de classe. La mutation forcée de David ne restera pas exceptionnelle et n’est que le début d’une vague de répression découlant de la nouvelle logique entreuprenariale de l’université.
Nous serons à ses cotés, tout simplement parce que son combat contre une université « marchandisée » est aussi le nôtre. C’est pourquoi nous exigeons que la procédure administrative et le harcèlement dont est victime David prennent fin et nous appelons à participer massivement à la mobilisation dès le mardi 30 juin, jour du CA qui doit acter la mutation de David.
Syndicat CNT interpro 67
Ci dessous, une pétition de soutien à David Romieux, Biatoss à l’université de Strasbourg et militant CNT. Qui subit une répression administrative suite à la lutte contre l’autonomie.
Merci de la diffuser le plus largement possible.


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