Université de Strasbourg : à peine autonome déjà répressive

vendredi 3 juillet 2009
par  JonL
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A peine quelques mois après l’introduction la loi LRU (dite loi d’autonomie des Université) sur Strasbourg, les décisions arbitraires et les mises au placard semblent déjà devenir banales. Le président Beretz est un chef d’entreprise et il agit comme tel.

[Source : mailing list de la Coordination Nationale des Laboratoires en Lutte, 25 juin 2009]

David, responsable administratif à l’université de Strasbourg rétrogradé pour fait de grève

À peine quelques mois après l’introduction la loi LRU (dite loi d’autonomie des Université) sur Strasbourg, les décisions arbitraires et les mises au placard semblent déjà devenir banales. Le président Beretz est un chef d’entreprise et il agit comme tel :

  • La politique d’attribution des postes d’ATER est brutalement modifiée par l’université sur décision économique et sans débat politique, et avalisée par toutes les composantes.
  • Une formation est déplacée à la simple demande du responsable de la composante contre la volonté des porteurs du diplôme.
  • Une chef de service est débarquée et remplacée en 24h.
  • Un chercheur CDD est licencié pour cause de malversations qu’il n’aurait pas commises (l’université n’a pas eu gain de cause devant la justice).
  • Un agent comptable est mis au placard pour des raisons très obscures de divergence d’appréciation sur le budget de l’université.
  • L’organisation des services et des affectations de postes a été confiée à un cabinet d’audit externe qui coûte très cher à l’université.

David est muté arbitrairement pour cause officielle de mésentente avec son directeur. Il s’agit d’une sanction disciplinaire déguisée, conséquence de son implication dans le mouvement de contestation de l’année 2009. Durant l’essoufflement de ce dernier, après avoir subi une période de pression et de harcèlement dans son service, il est convoqué chez le secrétaire général qui lui signifie sa mutation forcée sous huit jours avec perte de toutes ses responsabilités et retrait de ses indemnités statutaires. C’est bel et bien une rétrogradation.

Voilà ce qui arrive à ceux qui osent élever la voix et s’opposer à la politique de ce gouvernement de classe. La mutation forcée de David ne restera pas exceptionnelle et n’est que le début d’une vague de répression découlant de la nouvelle logique entreuprenariale de l’université.

Nous serons à ses cotés, tout simplement parce que son combat contre une université « marchandisée » est aussi le nôtre. C’est pourquoi nous exigeons que la procédure administrative et le harcèlement dont est victime David prennent fin et nous appelons à participer massivement à la mobilisation dès le mardi 30 juin, jour du CA qui doit acter la mutation de David.

Syndicat CNT interpro 67

Ci dessous, une pétition de soutien à David Romieux, Biatoss à l’université de Strasbourg et militant CNT. Qui subit une répression administrative suite à la lutte contre l’autonomie.

Merci de la diffuser le plus largement possible.

http://www.mesopinions.com/Soutien-...



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Brèves

EFiGiES lance une enquête sur la jeune recherche non statutaire face à la parentalité

mercredi 4 mai

L’association EFiGiES lance une enquête sur la jeune recherche non statutaire face à la parentalité.

Comment concilier le fait d’attendre un enfant ou d’être parent quand on est en thèse ou en recherche de poste ? Quelles difficultés spécifiques voient le jour à cette occasion ? Comment l’institution académique prend-elle en charge (ou non) les jeunes chercheur.e.s confronté.e.s à ces situations ?

Ces questions nous paraissent d’autant plus d’actualité dans le contexte de la mobilisation collective contre la précarité dans l’enseignement supérieur et la recherche, précarité touchant particulièrement les femmes et les jeunes chercheur.e.s, en abordant une problématique qui nous semble encore peu étudiée.

Pour cela, nous avons élaboré un questionnaire qui s’adresse à tou.te.s celles et ceux qui se sentent concerné.e.s, qui sont en thèse en France ou l’ont été

Y répondre vous prendra une vingtaine de minutes.

Si vous désirez davantage de renseignements sur cette enquête, vous pouvez nous écrire à : contact.efigies gmail.com

N’hésitez pas à faire circuler ce questionnaire dans vos réseaux et auprès de vos connaissances, en particulier si elles ont quitté le milieu de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Le plus grand nombre de contractuels de la FPE est dans l’enseignement supérieur

vendredi 2 décembre 2011

Selon le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2010-2011, en 2009, (cf. tableaux p.261 et p.262) on dénombrait un total de 360 907 agents non-titulaires dans la Fonction Publique d’État (FPE). Sans compter les "Emplois statutaires de non-titulaires des ÉPA dérogatoires, dont : Pôle emploi, CROUS, INRAP, Agence de l’eau...". Pour comparaison, il y a 355 001 agents non titulaires dans la Fonction Publique Territoriale (tableau V 1.1-1, p.67).

  • 131 542 agents non-titulaires dans les différents ministères, correspondant à 107000 Équivalent Temps Plein.
  • 229 365 agents non-titulaires dans les EPA (Établissements Publics à caractère Administratif), 181807 ETP, sur un total de 348416 agents. Ce qui fait quasiment 3 fois plus de non-titulaires.
  • En 2009, il y avait 68 915 non-titulaires dans l’Éducation nationale et 75 884 dans l’Enseignement supérieur, soit le plus gros contingent de non-titulaires de tous les ministères (tableau 1.3-3, p.229).
Sur le Web : Lire sur POOLP

Droits d’inscription universitaires 2011-2012

lundi 1er août 2011

JORF n°0176 du 31 juillet 2011, page 13076, texte n° 13

Arrêté du 28 juillet 2011

  • Licence 177€
  • Master 245€
  • Doctorat 372€

Diplôme de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et paramédicaux 177€, 2e cycle 245€...

Tous les détails pour les autres diplômes ci-dessous :

Sur le Web : Sur legifrance.gouv.fr

Section 19 du CNU, suite et pas fin (du tout)

samedi 18 juin 2011

Agora relance le dossier "auto-promotion" qui se déroule au sein de la section 19 du Conseil National Universitaire (CNU) :

Nous vous relayions il y a quelques jours la déclaration de professeurs siégeant au sein de la 19e section du CNU et dénonçant les nouvelles auto-promotions dont elle a été le théâtre. Pour compléter cette dernière, nous reproduisons, avec sa permission, la lettre ouverte qu’Alain Quemin a adressé à ses collègues. Voilà qui devrait alimenter les discussions au prochain Congrès de l’Association française de sociologie (AFS), début juillet à Grenoble, où les principaux intéressés ne seront malheureusement sans doute pas présents…

Sur le Web : La suite sur Agora

Répression policière à l’École Normale Supérieure

mardi 19 avril 2011

Communiqué du 19 avril 2011

Alors que les grévistes allaient entamer leur 100éme jour de grève et que les négociations avec la direction suivaient leur cours, la directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber, a décidé d’ordonner l’évacuation des locaux occupés par les grévistes et les étudiants qui soutenaient le mouvement. A 6h, les forces de l’ordre en nombre conséquent ont délogé les occupants sans sommation en défonçant la porte. 14 personnes ont été arrêtées et sont actuellement retenues au commissariat du 5éme arrondissement.

Après le référé au tribunal administratif et les menaces quotidiennes des huissiers, la direction de l’ENS franchit un pas de plus dans la répression de ses propres salariés précaires et étudiants syndiqués et non syndiqués. Le mouvement social est déterminé à continuer la lutte et ne cédera pas aux pressions comme aux menaces physiques.

Le comité de mobilisation de l’ENS


Le comité a appelé à un rassemblement de soutien aux interpelés qui sont sorti du commissariat vers 9h30, puis à une assemblée Générale à l’ENS (45 rue d’Ulm) à 12h.

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