Appel à projets pour le soutien au montage de projets

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vendredi 10 avril 2009
par  JonL
5 votes

Le système est si logique qu’il fallait s’y attendre. Voici enfin, rien que pour vos yeux ébahis, le premier appel à projets pour le soutien au montage de projets européens.

Les appels d’offre européens sont de véritables usines à gaz qui requièrent une énergie incroyable, à la fois pour postuler à l’appel d’offre et, pour les quelques chanceux qui n’auront pas perdu leur temps, pour gérer l’argent qui en résulte. Alors de structures se créent pour aider les (enseignants-)chercheurs à postuler. Sauf que, les financements publics de la recherche fondant comme neige au réchauffement climatique, de plus en plus de personnes tentent l’usine à gaz et, donc, ont besoin d’aide. Comme il n’est pas possible d’aider tout le monde, il faut sélectionner... et donc faire un appel d’offre pour vous aider à préparer un appel d’offre — le concept est lancé !

 Objectifs de l’appel

L’Union européenne joue un rôle croissant de structuration des réseaux de recherche, à travers différents programmes de soutien à la recherche et à la technologie (Eurêka, Programmes Cadres de Recherche et Développement etc). La finalité des projets de coopération européenne pour les acteurs de la recherche de la Région (laboratoires publics, PME, grands groupes) est multiple. Ils permettent en effet de renforcer la compétitivité de la recherche et de l’innovation franciliennes. Pour les laboratoires académiques, ils sont sources de reconnaissance internationale et peuvent ouvrir la voie à l’obtention d’autres financements. La participation à ces programmes permet également la mise en place de réseaux d’excellence mettant en relation des équipes de culture scientifique variée, un potentiel pour des progrès accélérés dans la génération de nouvelles connaissances.

Toutefois, ces programmes communautaires s’accompagnent de contraintes importantes :

  • Taille souvent très importante des projets (jusqu’à 50 partenaires issus de diverses régions européennes)
  • Complexité des procédures impliquant une professionnalisation nécessaire de la gestion des projets, questions liées à la propriété intellectuelle...

Afin de réduire ces obstacles et en vue de favoriser la participation des laboratoires franciliens aux programmes européens, la Région Île-de-France assure depuis 2005 un soutien au portage de projets européens.

Les objectifs des subventions proposées sont les suivants :

  • Permettre une meilleure articulation entre la politique régionale de soutien à l’enseignement supérieur, à la recherche et à l’innovation et celle de la Commission européenne en articulant l’intervention des acteurs franciliens au sein de l’Espace européen de la recherche en construction
  • Renforcer la place et le leadership des acteurs franciliens dans les programmes européens de recherche et d’innovation en les appuyant dans le montage de propositions en réponse aux appels à projets de la Commission européenne
  • Développer des synergies et les regroupements entre équipes de recherche franciliennes pour renforcer leur place dans des réseaux transrégionaux de recherche et d’innovation
  • Ancrer la réalisation des programmes européens en Île-de-France pour accroître le rayonnement régional sur la scène internationale.

 Conditions d’éligibilité

Lire les documents à télécharger ci-dessous.

 Contact

Le dossier complet sera envoyé en 3 exemplaires papiers au plus tard le 22/05/2009, le cachet de la poste faisant foi.

[...]


Site IdF : Seppe 2009

C’est à de telles perles qu’on mesure toute la logique du système, dont on atteint ici presque la quintessence. Mais, en cherchant bien, on pourrait faire encore mieux ! Sachant que tout le monde ne sera pas sélectionné pour l’appel d’offre d’aide à l’appel d’offre, on pourrait proposer une aide pour postuler à l’appel d’offre d’aide à l’appel d’offre, et ainsi de suite. Les fâcheux qui pensent qu’il s’agit là d’une perte de temps et d’argent énormes n’ont décidément rien compris à la recherche scientifique de pointe. En effet, grâce à ces nouvelles procédures,

  • le chercheur peut passer plus de temps à s’épanouir dans la rédaction de dossiers (de toute façon, sinon, il ne fout rien) ;
  • de l’argent qui aurait été de toute façon dilapidé en recherche inutile est désormais utilisé à créer de la valeur ajoutée notoire, aussi bien en terme d’emplois (rien de tel qu’une bonne structure administrative supplémentaire !) qu’en terme de production (que pèsent quelques articles face à bon gros dossier de quelques centaines de pages ?).
Il n’y a pas à dire, on vit vraiment dans un monde parfait...


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Brèves

Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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