Au milieu de la mobilisation actuelle, les coupes budgétaires continuent à frapper les plus démunis. En témoigne la suppression sans préavis de la troisième année de bourse pour les doctorants de tous les centres de recherche français de l’étranger (gérés par le MAE et le ministère de la recherche) : cette mesure a été prise récemment, apparemment sans concertation avec la direction de ces établissements, et même pas annoncée officiellement aux intéressés. A l’Institut Français du Proche-Orient (Damas-Beyrouth-Amman-Alep), les doctorants concernés l’ont appris incidemment, ce qui les a obligé à monter en urgence des dossiers de demande de financement (en mars, il est souvent déjà trop tard pour l’année académique suivante). Il y a encore quelques années, ces bourses étaient d’une durée de 4 ans (2 ans renouvelables une fois), puis elles ont été réduites à 3 ans (2 ans + 1 an), et maintenant c’est deux ans…. Bientôt, une allocation de recherche pour 6 mois ? Cette mesure accentue évidemment la précarisation des doctorant-e-s àl’étranger, tandis que pensionnaires scientifiques et administrateurs-trices de ces centres de recherches continuent à jouir d’un statut privilégié.
Cette décision unilatérale et les procédés employés par les autorités de tutelle manifestent une certaine lâcheté et un manque total de responsabilité vis-à-vis des doctorant-e-s boursiers, qui participent généralement de façon active à la vie scientifique de ces centres aux côtés des chercheurs locaux (eux aussi précaires) et des pensionnaires scientifiques expatriés.


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