Vos questions recueillies par la consultation du collectif PAPERA

Rendez-vous au Ministère du 24 février 2009
vendredi 13 février 2009
par  Collectif PAPERA
10 votes

Le collectif PAPERA avec ses actions d’interpellation de Valérie Pécresse a finit par obtenir d’être reçu par Pierre-Louis FAGNIEZ, conseiller auprès de la ministre. Nous évoquerons avec lui essentiellement la question de la précarité dans l’ESR afin d’obtenir pour une fois des réponses précises et des prises de positions ur ce point crucial pour l’avenir à la fois des précaires concernés mais aussi de tout l’ESR.

Nous tenons à signaler qu’il ne s’agit nullement ni d’une négociation ni d’une visite de courtoisie mais réellement de poser les questions sur la précarité (parfois qui fâchent) qui sont très rarement posés à notre ministère en vue d’en obtenir des prises de positions . Cela n’est pas destiné à préparer une négociation future mais plutôt à informer les précaires (ou non) des positions et objectifs du ministère en termes de politique d’embauche, de considération des précaires, et de stratégie de « gestion » des non-statutaires de manière plus générale.

Nous avons proposé aux internautes précaires ou non de participer à ce rendez-vous (voir l’appel à consultation) en nous faisant part de leurs remarques, suggestions et questions que nous transmettrons et discuteront au MESR.

Voici donc les questions classées par thèmes que vous avez proposées et que nous transmettons au MESR. Nous en discuterons avec Mr Fagniez. Les réponses obtenues seront également mises en ligne.

 Précarité

La précarité des chercheurs, particulièrement eux, constitue une aumône qui cache la vérité sociale qui leur incombe : l’exclusion. Comment une société organisée et évoluée peut-elle oublier à ce point les conditions minimales de vie décente de ses acteurs - citoyens et le cas échéant de l’élite intellectuelle que constituent les chercheurs scientifiques ? (JL Montalieu, par e-mail, 30/01)

Comment le CNRS peut-il, via ses organisations, ne pas rémunérer, voire ignorer tout en laissant libre et en attente ou encore exploiter sans vergogne, de très gros travaux en cours fondamentaux et manifester de la sorte le plus parfait esprit de féodalité de fonctionnement humain à notre époque ? (JL Montalieu, par e-mail, 30/01)

Pourquoi la plupart du temps les contrats de travail à durée déterminée source de la précarité donnent-ils lieu à une adaptation circonstanciée des chercheurs et non directement à une reconnaissance salariée plus dynamique de leurs travaux en cours ? Le marché du travail de la recherche est-il si statique sous couvert d’intérêts particuliers ou d’utilitarisme ? (JL Montalieu, par e-mail, 30/01)

Je connais nombre de collègues qui, accumulant les contrats à durée déterminée de moins de 12 mois depuis plusieurs années, se voient refuser la transformation de leurs contrats en CDI. Existera-t-il un jour un texte règlementaire (loi ou décret) obligeant les établissements à CDIser les personnels ayant 6 ans ou plus d’ancienneté par CDD successifs de moins de 12 mois ? (William Charton, William, 19/01, site)

En fait, le problème vient surtout des universités qui font s’enchaîner CDD successifs pendant de nombreuses années, en prenant bien soin de les interrompre en juillet et août. Ou pire, l’enchaînement de CDD de 1 ou 2 mois avec interruption de 15 jours entre chacun. (William Charton 20/01, site)

Pourquoi les universités ne peuvent pas payer les charges sociales des vacataires ? Cette situation est injuste envers les docteurs de plus de 28 ans qui se retrouvent sans poste et sans ressources, ni possibilité de travailler sous forme de vacations à l’Université. Ils se retrouvent alors en précarité et en dehors du système universitaire ce qui n’avantage pas leurs aspirations à trouver un jour un poste à l’université. (Anonyme, Site, 21/01)

Pour quand la revalorisation des tarifs des vacations qui sont actuellement dérisoires ? (Anonyme, Site, 21/01)

 Emploi

Selon les études dont on dispose sur les taux d’encadrement des étudiants la France, est un des pays où le nombre d’étudiants par enseignant est des plus élevés, selon l’OCDE (Fave-Bonnet, 2002) : avec un taux d’encadrement de 18,3 étudiants pour un enseignant en 2000.

  • Pour information : Italie (22,6), Espagne (15,9), Allemagne (12,1), Suède ( 9,3), USA (13,5), Canada ( 9,8).
  • Le chiffre français ne tient pas compte des écarts de taux d’encadrement entres universités et grandes écoles ; si c’était le cas le taux d’encadrement dans l’université serait encore plus élevé.
  • Sachant enfin que les heures complémentaires assurées par les enseignants-chercheurs compensent déjà 17 000 postes à l’université. Pourquoi ne pas vouloir mettre en place un plan pluri-annuel de création d’emplois ? (OE, site, 25/01)

Les fameuses réponses locales que la ministre, via la LRU, avait promis d’apporter à la gestion des ressources humaines. En filigrane à ce CTP, il est apparu qu’aucune solution n’émergerait pour les personnels non titulaires en dehors d’une volonté politique nationale. Ma question à la ministre est donc la suivante : cette volonté existe-t-elle ? (William Charton, 23/01, site)

 CIR

Le crédit-impôt recherche est un point mis en avant lourdement par Sarkozy, sur le thème "ça marche, puisque les industriels en veulent", et prenant une part importante du financement de la recherche. Comment cela se traduit-il dans les faits, sur la politique de recherche des industries, et sur les personnels ? (j’ai entendu ce matin sur France-Inter un micro-trottoir d’une manifestante, jeune embauchée en recherche chez Alcatel, et expliquant qu’elle était là justement parce que malgré le CIR, il n’y avait ni augmentations de salaires, ni embauches, voire l’inverse (ROUSSELET Germain, par e-mail)

Les conditions d’attribution du crédit impôt recherche (CIR) ont subtilement changées. Avant, celui-ci était accordé en fonction de l’augmentation du budget de l’entreprise consacré à la recherche. Désormais, il est basé sur le budget lui-même. C’est donc un moyen détourné de donner de l’argent public aux grandes entreprises, sans aucun mécanisme de contrôle. A côté de ça, on ne nous bassine que l’évaluation est la clé d’une recherche performante… Quelle utilisation de l’argent du CIR ? A quand une évaluation sérieuse de l’utilisation de cet argent par les entreprises, entreprise par entreprise, sur le modèle de ce qui existe en recherche ? (Anonyme, Site, 23/01)

La seule enquête existante actuellement sur le CIR a été menée par France Biotech (Consultable sur leur site). Cette étude a clairement montré que le CIR profite beaucoup plus aux grands groupes qu’aux PME. Ces conclusions sont à l’opposé du discours de Valérie Pécresse qui prône un soutien aux PME par le CIR. Les sommes en question sont loin d’être négligeables : 3.8Md d’€ en 2009. Il faut savoir qu’une entreprise qui embauche un docteur touche en CIR deux fois le salaire verse (Antonin, Site, 24/01)

 Doctorat

C’est très fréquent le cas de professeurs qui ont un nombre considérable de doctorants (par ex. 15-30). Est-ce qu’un numerus clausus de doctorants par directeur de thèse est prévu ? Il se limiterait à combien de personnes ? (Jajja, 25/01, site)

Enfin, quand est-ce que le MESR va réglementer l’encadrement des thésards ? (Jajja, 25/01, site)

Ne serait-ce pas normal que les professeurs qui n’encadrent pas leurs doctorants perdent leur HDR et leurs primes d’encadrement ? (Jajja, 25/01, site)

Quelles procédures de pénalisation pour les directeurs de thèse qui ne remplissent pas leurs devoirs à l’égard de leurs thésards ? Pourquoi pas un numerus clausus ? (Anonyme, Site, 21/01)

A savoir, que les "grands professeurs" prennent beaucoup de doctorants et les fassent encadrer par des membres des laboratoires qu’ils dirigent. Ensuite, ils signent les publications.
A terme, les "grands professeurs" comptent ne plus avoir besoin de chercheurs titulaires : ils "délégueront" l’encadrement des doctorants à des post-docs précaires (Anonyme, 26/01, site)

Comment protéger les doctorants CIFRE de ce genre de fonctionnements d’entreprise qui trouvent dans ces contrats CIFRE un moyen d’employer à coût négligeable des chercheurs ? Je rappelle que les contrats CIFRE sont à moitié financés par l’État. Donc, ils coûtent très peu aux entreprises qui les emploient. Ces doctorants remplissent les fonctions des CDI que les entreprises n’embauchent plus. (Bob, 24/01, site)

Pourquoi l’État donne carte blanche (avec l’argent public) aux entreprises pour faire n’importe quoi aux dépens des doctorants ? (Bob, 24/01, site)

Le crédit impôt recherche semble officialiser cette situation puisque d’après ce que j’ai compris, il viendra financer la R&D des entreprises. N’est-ce pas encourager la précarisation des jeunes chercheurs et les empêcher de faire de la recherche ? (Bob, 24/01, site)

Je propose que les contrats CIFRE disparaissent dans les conditions actuelles s’ils ne donnent pas lieu à des contrats CDI automatiquement à la fin des thèses. Ce serait un moyen d’empêcher les abus actuels. (Bob, 24/01, site)

"Si elles n’ont pas valeur contractuelle. les dispositions de la charte des thèses, approuvées par le conseil d’administration de l’université, constituent néanmoins des règles d’organisation du service que doivent respecter les enseignants et les doctorants de l’établissement." (Isabelle Debergue, 23/01, site)

 Privatisation université et recherche

La recherche peut-elle être une marchandise ? (GF 24/01, site)
La recherche doit-elle être un produit (rentable) pour servir le bien commun comme l’a déclaré Valérie Pécresse lors de son discours aux Assises Européennes de l’Innovation ? (Reformulation PAPERA)

Pensez-vous que la recherche doive être à ce point liée à l’industrie et à l’économie que cela aboutisse à diminuer voire supprimer les crédits pour la recherche fondamentale ? (JL Montalieu, 27/01, par e-mail)

Comment évaluer la pollution et ses conséquences, ou l’usage fait des nouvelles technologies, si l’ensemble des connaissances en la matière passe dans le domaine privé ? Comment les scientifiques pourront-ils travailler de manière indépendante dans ces conditions (GF 24/01, site)

Comment se plaindre concrètement de la pollution, si les résultats des recherches ne sont pas publiés ? Comment pouvoir imputer des maladies à la toxicité de l’air ou d’un produit commercialisé, si les connaissances requises appartiennent en propriété à ceux-mêmes qui risqueraient de s’en trouver mis en cause ? (GF 24/01, site)
=> Comment des experts scientifiques employés par le privé ou une université « autonome » et dépendante du mécénat peuvent-ils aller contre les intérêts de leurs employeurs et/ou mécène du privé en cas de risque écologique ou sanitaire ? (Reformulation de PAPERA)

Comment acquérir les connaissances nécessaires à l’exercice normal de la citoyenneté, si ces connaissances font partie du domaine privé ? Comment défendre ses droits si la connaissance du droit devient le domaine réservé des riches et de quelques « élites » ? (GF 24/01, site)

 Fonctionnement arbitraire des structures de pouvoirs dans l’ESR

Où mène la logique de lobbying, de renforcement des pouvoirs discrétionnaires et d’écrasement des "petits" dans la recherche et l’enseignement supérieur ? (Isabelle Debergue 23/01, site) Comment empêcher les dysfonctionnements actuels du CNU ? (Anonyme 21/01, site)

Pourquoi les post-doctorants devraient « subir » la qualification ? (Anonyme 21/01, site)

Le diplôme de doctorat devrait suffire pour aspirer un poste de MCF (comme c’est le cas dans les autres pays européens). (Anonyme 21/01, site)

C’est hypocrite de refuser le droit de candidater à des postes MCF aux thésards qui ont largement contribué dans la survie du système universitaire (en ayant été moniteurs, ATER, chargés de cours, etc.). Trop facile d’exploiter des gens pendant des années pour se rétrancher derrière un « tous les docteurs ne sauraient faire de la recherche… » (Anonyme 21/01, site)

Par ailleurs, certaines sections de CNU définissent des critères de qualification très restrictifs (par ex. nombre de publications dans les revues internationales de telle discipline, revues définies de manière non exhaustives ; refus de la prise en compte des chapitres d’ouvrages) très souvent en lien avec les dominations de certains courants dans une discipline et en lien avec des banques de données américaines qui ne représentent pas l’état de la recherche internationale. Des candidats à la qualification se trouvent alors arbitrairement pénalisés. (Anonyme 21/01, site)

 Abus de pouvoir, localisme, …

Que faire si certains présidents d’université de province* abusent de leurs pouvoirs et avantagent leurs disciplines (modulation des services, Master, recrutement, primes) ?
Faire doléance au CNU, à la CPU ou au ministère ? (Anonyme 19/01, site) *(Correction de PAPERA)

 Classement revues, AERES, évaluation

Comment se fait-il que la liste des revues AERES ait été réalisée en collaboration avec des gens du CNU, souvent rédacteurs en chef des revues classées A ? Pourquoi la participation de ces personnes n’a pas été écartée ? (Anonyme 21/01, site)

Pourquoi la communauté universitaire plus large n’a pas été consultée pour la définition de ces listes ? (Anonyme 21/01, site)

Comment les critères peuvent-ils varier autant d’une discipline à l’autre ? (Anonyme 21/01, site)

Pourquoi l’interdisciplinarité tant mise en avant par le Ministère n’est pas prise en compte dans ces listes ? (Anonyme 21/01, site)

Comment se fait-il que des revues largement consultées par la communauté internationale dans certains champs théoriques et empiriques nouveaux, mais non inscrites dans des bases de données américaines, ne soient pas prises en compte dans cette liste ? (Anonyme 21/01, site)

Pourquoi les publications dans les revues C ou D ne seraient pas elles aussi prises en compte pour la publication des chercheurs ? De quel droit décide-t-on d’évaluer A, B, B’, C, ou D des revues largement consultées par des chercheurs depuis longtemps ? (Anonyme 21/01, site)

Etant donné le fait que les différentes sections du CNU sont siégées par des universitaires, il faudrait également créer une commission pour les évaluer aussi. Par ailleurs, comment peut-on se fier aux évaluations des membres du CNU dans la mesure où chacun défend son propre réseau, son courant théorique, etc, et dans la mesure où il y a des différends entre courants théoriques ? Il faudrait assigner ce rôle d’évaluation des commissions dépendant directement du Ministère et où les universitaires ne participeraient pas. VP a également évoqué l’idée de faire évaluer les enseignements des enseignants-chercheurs. Alors, gare au vol de travaux ! Il ne serait pas difficile de retrouver les documents produits par les uns et publiés dans les ouvrages des autres. Et comment, en tant qu’universitaire peut-on se permettre d’évaluer l’enseignement d’un collègue ? (Anonyme 21/01, site)

 Questions générales

Pourquoi la médiatisation pour le grand public de tout ce qui touche la recherche fait-elle état pratiquement toujours d’une appellation globale de la "recherche scientifique" et ne présente pas une analyse du fonctionnement et des actions des différentes disciplines et leur application dans la société y compris en termes de connaissance et de savoir vulgarisé, et ce particulièrement pour les différentes composantes des science humaines par rapport aux sciences dites "dures" ? (JL Montalieu, 30/01, par e-mail)

"Pourquoi le Ministère s’obstine-t-il à vouloir reloger temporairement l’EHESS, la FMSH et l’EPHE dans des bâtiments inadaptés, rue du Pré et avenue de la Porte des Poissonniers, qui nécessiteront des coûts d’aménagements élevés et qui suscitent l’hostilité générale des personnels concernés, au lieu de laisser les institutions en question proposer des solutions moins coûteuses qui répondraient mieux à l’exercice de leurs missions ?" (Sylvain Piron, 12/02 par e-mail)



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lundi 23 février 2009 à 16h53 - par  Anonyme

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Brèves

Appel à la grève le 15 mai à Paris 8 : Motion de l’assemblée générale du 14 mai

mardi 15 mai 2012

Vendredi 11 mai, le président de l’université a réclamé l’intervention de la police. Ceci est une provocation inédite que l’assemblée générale réunie le 14 mai condamne avec la plus grande fermeté. L’assemblée générale exige la démission de son auteur, le président Pascal Binczak, et la levée des poursuites contre les étudiants. L’assemblée générale dénie toute légitimité aux conseils sortants pour voter les statuts du PRES, qui engage l’avenir de l’université. Sur ces deux points, l’assemblée générale appelle à la grève mardi 15 mai et à une nouvelle assemblée générale à 12h en amphi D.

Plus d’info : Abus de pouvoir : les dérives de la gouvernance des universités depuis la LRU [+ vidéo]

Sur le Web : Source : SLU

Trois doctorants de l’université de Poitiers menacés d’expulsion

jeudi 2 février 2012

La Nouvelle République | 01/02/2012

Trois doctorants de l’université de Poitiers ont reçu de la préfecture ces tout derniers jours une obligation de quitter le territoire français. (OQTF). L’annonce en a été faite ce mercredi soir lors de la manifestation mensuelle de soutien aux immigrés devant le palais de justice de Poitiers. Ces doctorants travaillent à la faculté de géographie au sein de l’unité sur les migrations internationales... Les trois doctorants sont soutenus par l’association Soledev. De son côté, la Cimade et le Réseau Education sans Frontière ont réitéré ce mercredi aux écoliers et à leurs familles eux aussi sous le coup d’une OQTF.

Pétition en soutien à une doctorante de Paris 7 menacée d’expulsion

samedi 26 novembre 2011

Blog du syndicat Agir pour les Doctorants à Nanterre

Une jeune collègue doctorante en sociologie à l’URMIS (paris 7), québécoise, s’est vue refuser par la préfecture le renouvellement de son titre de séjour de "recherche" au motif de progression insuffisante. Émilie Adam Vézina n’a pas de bourse comme de nombreux autres doctorants, elle a participé à des recherches collectives contractuelles, a publié, communique, a été représentante des doctorants. Bref c’est une doctorante en sciences sociales comme les autres, sauf qu’elle est étrangère et que le ministère a fait de la baisse du nombre de migrants sur le territoire français une priorité.
Elle est bien sûre très affectée par tout ça, ainsi que tous les collègues de l’URMIS : elle est sensée quitter le territoire français début décembre... plus la pétition rencontrera de soutien, et des soutiens de poids (si vous en connaissez), plus la lutte engagée par les collègues de P7 pourra porter ses fruits.
Depuis une semaine, une mobilisation est en cours pour la soutenir. Deux motions qui ont été votées par le Conseil scientifique et le conseil d’UFR de Sciences Sociales de Paris 7 vendredi dernier.

Sur le Web : Lien vers la pétition

Le courage d’un doctorant...

mardi 22 novembre 2011

Louis-Adrien Delarue (LAD) est un jeune médecin qui a soutenu le 6 juillet 2011 une thèse dont le sujet était particulièrement délicat : son travail a concerné l’influence des conflits d’intérêts sur les recommandations médicales de la Haute Autorité de Santé française. La qualité exceptionnelle de cette analyse a été largement saluée par la profession. Les conflits d’intérêts que LAD a mis en évidence ont poussé son jury de soutenance à lui imposer de masquer tous les noms des experts cités dans la thèse.

Les retombées de ce travail ont été à la mesure de son importance. Cette thèse-évènement a été très médiatisée, d’autant que les 4 recommandations étudiées par Louis-Adrien ont été retirées par la HAS, soit spontanément du fait des conflits d’intérêts qui avaient entaché leur crédibilité, soit sur l’injonction du Conseil d’État qui avait été saisi par le Formindep.

Nous disposons du verbatim des débats publics lors de la soutenance, grâce à des amis de LAD présents dans la salle (...)

Sur le Web : Lire la suite

Les habitudes de consommation des doctorants

jeudi 20 octobre 2011

Laetitia Gérard, docteure en Sciences de l’éducation mène une enquête sur les habitudes de consommation des doctorants. Ce questionnaire s’adresse à tous les doctorants mais aussi aux jeunes docteurs qui ont encore en mémoire leurs années doctorales.
Si vous avez quelques minutes à lui accorder, elle publiera les résultats de cette enquête dans deux mois sur le site de Docteo (réseau des jeunes chercheurs).

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