Je suis de retour de la "réunion débat" du 15e arrondissement avec V. Pécresse. En fait une simple tournée des popotes pour le lancement de sa campagne pour les régionales de 2010. 150 UMPistes locaux. Moyenne d’âge 65 ans.
Elle arrive 1h en retard (sans doute à cause des vilains manifestants de l’ANR) et balance un long discours d’idéologue comme je ne l’imaginais pas capable. Elle se sent en confiance.
Je lève la main en premier lorsqu’arrivent les questions.
Elle essaye de me répondre concernant la suppression de postes et
me renvoie aux 6000 (sic) postes crées après le mouvement de 2004.
J’embraye sur le CNRS (les vieux sont longs à la détente pour me
couper la parole). Elle refuse de répondre. Je pars sous les huées
et un flot d’insultes bien tapées comme "socialiste", "corporatiste",
"retourne chez Aubry" ou encore "on veut des chercheurs qui trouvent".
Quand je sors je l’entends dire "déjà que j’ai passé la matinée avec le président de SLR. Pfff".
Sortie totalement stérile mais qui a pour mérite de montrer qui nous combattons.
Un point positif toutefois : elle a l’air de vraiment tenir à sa candidature à la région, et elle appuie cette candidature sur ses succès formidables dans les domaines de l’ES et de la recherche. Une bonne ébullition des universités mettrait son plan de carrière à terre.
Cette réunion militante n’était pas le meilleur endroit pour débattre, mais au moins j’ai vu de près comment ils fonctionnent. En préliminaire J.F.Lamour (élu du coin) a dit qu’ils avaient envie "d’en découdre" avec Delanoë et Huchon. Nous ne devons pas être complexé pour en découdre nous aussi.
François Jouve


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