Le gouvernement veut définir les "priorités" de la recherche

LE MONDE | 21.08.08 | 15h28 • Mis à jour le 21.08.08 | 15h28
jeudi 21 août 2008
par  antonin

"La recherche française, de très bonne qualité, pâtit d’une politique scientifique procédant par focalisations successives (sida, cancer, environnement...), sans vision cohérente d’ensemble", estime Mme Pécresse.

La ministre de la recherche, Valérie Pécresse, devait présenter au conseil des ministres, jeudi 21 août, une communication sur la "stratégie nationale de recherche et d’innovation". Il ne s’agit plus de réformer le système de recherche, comme le gouvernement s’y est attelé depuis seize mois, avec la loi sur l’autonomie des universités et la restructuration des organismes en instituts thématiques. Mais de définir les "priorités" qui constitueront la feuille de route de l’Etat pour la période 2009-2012.

"La recherche française, de très bonne qualité, pâtit d’une politique scientifique procédant par focalisations successives (sida, cancer, environnement...), sans vision cohérente d’ensemble", observe Mme Pécresse. Autre faiblesse : "Des retombées socio-économiques insuffisantes." D’où la volonté de fixer un cap qui "donne aux chercheurs une visibilité sur plusieurs années" et qui "mette la science au service de la société et de l’économie".

"La recherche française, de très bonne qualité, pâtit d'une politique scientifique procédant par focalisations successives (sida, cancer, environnement...), sans vision cohérente d'ensemble", estime Mme Pécresse. COMITÉ DE "PERSONNALITÉS"

S’inspirant de l’exemple de pays comme l’Allemagne, le Royaume-Uni, le Japon, la Finlande ou le Danemark, la ministre établit une méthode et un calendrier. Pendant six mois, d’octobre 2008 à mars 2009, sera organisée une concertation "associant toutes les parties prenantes, communauté scientifique, milieux économiques, associations". Il en sortira un document-cadre, approuvé en conseil des ministres. L’exercice sera renouvelé tous les quatre ans.

Dans un premier temps va être nommé un comité restreint d’une dizaine de "grandes personnalités", dont la tâche sera de répertorier les grands "défis" de la France : défis sociétaux (vieillissement, alimentation, ressources en eau), scientifiques (en biologie, en physique comme en sciences humaines), technologiques (bio et nanotechnologies, technologies de l’information) ou organisationnels (partenariats, transferts de technologie, coopération européenne). Plusieurs groupes de travail détermineront ensuite les axes de recherche permettant de répondre à chacun d’eux. Enfin, le Haut Conseil de la science et de la technologie sera consulté pour avis.

"La nécessité d’une stratégie nationale de recherche est une évidence", commente Jean-Luc Mazet, secrétaire général du Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU). Mais il déplore une vision "utilitariste" de la science et, surtout, des restrictions budgétaires en contradiction avec l’affichage gouvernemental : 900 postes seront supprimés en 2009 dans l’enseignement supérieur et la recherche.

Pierre Le Hir


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Brèves

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

[Sweden] New legislation to help foreign postgraduates stay on

Sunday 27 April 2014

On 1 July this year, new legislation will come into force in Sweden that includes measures which will make it considerably easier for foreign doctoral candidates and students to stay and work in the country after graduating.

An agreement between the outgoing Alliance government and the Swedish Green party will secure a majority vote for the proposal in the parliament. (...) – University World News, by Jan Petter Myklebust, 21 March 2014 Issue No:312

On the Web : Full news here

US : Dwindling tenure posts

vendredi 18 avril 2014

Tenure is dying out at US universities.

The proportion of non-tenure-track and non-tenured faculty posts continues to rise across all US institutions, finds a report by the American Association of University Professors (AAUP) in Washington DC. Losing Focus : The Annual Report on the Economic Status of the Profession, 201314 surveyed 1,159 public and private US institutions and found that the overall proportion of assistant professors in non-tenure-track posts was 23.4 for 201314, compared with 20.8 in 201011. Dwindling tenured and tenure-track posts threaten the ability of scientists to conduct research without interference from funders or administrators, says John Curtis, the report’s lead author and director of research and public policy for the AAUP. - Nature, 508, 277, 09 April 2014

Sur le Web : Read on nature.com

Les coupes budgétaires pèsent sur la recherche académique américaine

jeudi 12 décembre 2013

Aux USA, les répercussions des coupes budgétaires fédérales pour la recherche académique sont bien visibles selon une études récentes :

  • moins de place pour les étudiants dans les labos (stages, doctorat, ...) : - 31% ;
  • moins de CDD à temps partiel : -30% ;
  • moins de postdoctorants : - 24% ;
  • moins de postes fixes dans 22% des cas.

Une recherche académique en récession aux USA...

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