Le cabinet de la Ministre Pécresse

Dernière mise à jour : 10 mars 2011
lundi 13 décembre 2010
par  antonin
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Qui sont les hommes et femmes qui sont dans l’ombre de Pécresse et l’assistent dans son travail ? Le cabinet de Pécresse est ici dévoilé en détail.
Leur fonction au sein du cabinet mise en apposition à leur biographie et cursus permet de se donner une idée de leurs compétences à potentiellement assumer leur mission. Le collectif PAPERA a enquêté pour vous.

À l’annonce de sa constitution par le journal officiel du 7 juillet 2007, le cabinet de Valérie Pécresse était composé de 27 personnes. Il s’agissait bien alors d’une des équipes ministérielles les plus importantes du gouvernement (parmi le trio de tête). Trois années plus tard, le chiffre dégringole à seulement 20 membres dans le cabinet (en retrait à la 8e place ex-æquo [1] ) avec des mouvements importants depuis 6 mois : il ne reste que quatre personnes du cabinet d’origine dont deux avec une transition ailleurs. Avec la même ministre toujours en poste au fil des différents gouvernements Fillon, cette instabilité et ce renouvellement quasi complet des effectifs sont lourds de sens.

Pierre-Louis Fagniez
Conseiller auprès du ministre (santé et relation avec les élus)
(J.O. 07.07.07) JPEG - 5.5 ko

Né le 6 décembre 1939 à Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques). Agrégé de chirurgie, il est professeur de chirurgie digestive à la Faculté de médecine de Créteil (Paris XII) depuis 1981 et chef du service de chirurgie digestive à l’hôpital Henri-Mondor. Il a été élu au Conseil National des Universités (1982-2003) et assesseur du président de l’université de 1982 à 1996. Il est Membre fondateur de l’Association Universitaire de Recherche en Chirurgie, Président de la Société française de chirurgie digestive (1995-2003), puis Président de la Société nationale française de gastro-entérologie (2004). Il est membre du conseil municipal de Créteil du 19/06/1995 au 18/03/01. Il est également Conseiller Général du canton de Créteil-Nord (Val-de-Marne) depuis 2001 et Député de la première circonscription du Val-de-Marne du 17 juin 2002 à 2007 suite à la démission d’Henri Plagnol, nommé au gouvernement de l’époque. Il a été Rapporteur de la loi relative à la bioéthique (2003-2004) et Rapporteur de l’équilibre général et des recettes du Projet de loi de Finances pour la Sécurité Sociale (2007). Fagniez est également l’auteur du rapport « Cellules souches et choix éthiques » remis au Premier Ministre en juillet 2006 [2] (voir les 8 rapports législatifs et les 2 rapports d’information). Au cours de son mandant de Député, Fagniez n’a posé qu’une seule question inscrite au journal officiel concernant l’ESR (publiée au JO le 03/05/2006 | réponse publiée au JO le : 03/05/2006 page : 2783) au sujet du calendrier d’application de la LOLF.
Pierre-Louis Fagniez a fait l’apologie lors d’une audition de 17 décembre 2008 de l’Agence de biomédecine (ABM). Cette agence créée en 2005 est chargée de délivrer les autorisations et les agréments pour l’assistance médicale à la procréation et la recherche sur l’embryon. Dans son article du 29 janvier dernier, P.-O. Arduin conclue au sujet de l’ABM : "Dans un modèle ultralibéral déconnecté de toute exigence éthique, une instance comme l’Agence de biomédecine serait la structure idoine pour servir de garantie à peu de frais. En la dotant d’un pouvoir décisionnel, voire jurisprudentiel, le politique courrait l’immense danger d’abdiquer sa responsabilité et de ne plus contrôler une instance indépendante de lui. La France peut-elle accepter de laisser la science lui donner un projet ?" La position de Fagniez par rapport à cette agence donne donc à réfléchir quant à sa conception de l’éthique scientifique : ne serait-ce pas plutôt une éthique "politique" qui viendrait s’y substituer ? [3]
Faniez est également auteur d’un rapport non publié sur l’épreuve d’analyse critique d’article aux ECN (épreuves classantes nationales), en avril 2007.

Pierre-Louis Fagniez fut avant même l’élection de Sarkozy, un "sarkozyste averti" puisque capable de défendre les mesures gouvernementales les plus critiquées de sa majorité de droite comme le font actuellement tous les membres du gouvernement actuels. En exemple, sa réponse sur le blog de sa commune de Saint-Maur-des-Fossés : " Que pensez vous des évènements sur le CPE, j’ai personnellement fait grève, car je trouve qu’il y a assez de précarité comme ça dans notre pays !" Pierre-Louis Fagniez : "Le CPE était un des éléments susceptibles d’aider à sortir de la précarité mais notre majorité, trop pressée par le Premier ministre, n’a pas su trouver des explications sereines et claires. Par exemple, très peu de gens savent que le CPE a été voté de façon habituelle et que le 49.3 n’a été utilisé qu’ensuite pour voter le reste de la loi pour l’égalité des chances, qui posait peu de problèmes.". Par conséquent, il n’est pas surprenant qu’à la suite à notre entretien avec Fagniez du 24 février 2009 le communiqué du collectif PAPERA soit intitulé "Le ministère ne connait pas et n’entend pas la précarité de son personnel non titulaire !"

Anecdotique, mais pas tant que ça, la proposition de Fagniez pour rajeunir « la Marseillaise » en mettant en place un concours national auprès des jeunes.

Jacques Stern
Conseiller auprès du ministre (recherche)
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°0105 du 6/05/2010, texte n° 55) JPEG - 154.9 ko

Né le 21 août 1949, son milieu familial est éloigné du monde scientifique [4]. Un professeur de mathématiques oriente cet élève abonné aux prix d’excellence vers Louis-le-Grand (après avoir été au lycée Michelet) et sa préparation scientifique ; il y prend goût à la recherche. En 1968, il entre à l’École normale supérieure (ENS) où il est reçu major à l’agrégation de mathématiques en 1971 et obtient son titre de docteur ès-sciences en 1975 par une thèse sur la théorie des ensembles. Après un séjour d’un an à l’Université de Berkeley il épouse une juriste spécialiste de droit international.
En mathématiques sa spécialité – prouver que quelque chose est impossible – n’a « aucun intérêt pratique ». Mais en cryptologie « si on peut garantir que l’adversaire est dans l’impossibilité d’accéder à des données la preuve devient utile », résume-t-il. Il contribue dans les années 1970 à l’émergence en France d’une discipline jusqu’alors essentiellement anglo-saxonne, dont le souci principal est de sécuriser les échanges de données. Alors qu’il y était depuis 1992 professeur mis à disposition par l’Université Paris 7, il y a été titularisé en 2003. Il est officier de la Légion d’honneur et docteur honoris causa de l’Academia Tehnică Militară (Bucarest). Ses travaux ont été récompensés entre autres par l’Académie des Sciences en 2003 (Prix Lazare Carnot), la médaille d’argent CNRS en 2005 puis celle d’or en 2006 [5]. Jacques Stern présidait le CA de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) depuis 2007. Il a également été président du CA de la société Ingenico [6] à partir de juin 2007. Auparavant, il était directeur du département d’informatique de l’ENS (1999-2007), après en avoir dirigé le laboratoire d’informatique depuis 1996. Jacques Stern avait rejoint l’ENS comme professeur en 1993. Il a aussi été directeur de recherche au CNRS (1992-1993), professeur à l’université Paris-Diderot (1986-1992), maître de conférences à l’École polytechnique (1986-1998), professeur à l’université de Caen (1979-1986), maître-assistant (1974-1978) et assistant (1972-1974) à l’université Paris-Diderot.

Il a écrit en 1998 un livre de vulgarisation sur la cryptographie, La Science du secret, publié aux Éditions Odile Jacob.

Olivier Pagezy
Directeur du cabinet (JORF n°78)
Arrêté du 31 mars 2010 (NOR : ESRB1008959A)
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Né en 1969, il est diplômé de l’IEP de Paris, licencié en droit, ancien élève de l’ENA en même temps que Valérie Pécresse. De janvier 1993 novembre 1996, il est Inspecteur des Finances au Service de l’Inspection Générale des Finances du ministère des Finances. Il est devenu, en 1996, conseiller technique aux cabinets de Jacques Barrot au ministère du Travail et des Affaires sociales et d’Hervé Gaymard au secrétariat d’État à la Santé où il planche sur la réforme des hôpitaux. En juillet 1997 suite à la dissolution ratée, il se réfugie au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, où il est chef du bureau Asie-Pacifique à la Direction des Relations Économiques Extérieures (DREE), au moment du rapprochement de la DREE avec le Trésor. À partir de novembre 1999, il est chargé de mission auprès du PDG du groupe Cegetel, de Vivendi Telecom International et de Vivendi Universal Net, avant d’être propulsé par Philippe Germond, alors PDG de Cegetel, au poste de secrétaire général du groupe Cegetel en mai 2001. Au départ simple start-up, Cegetel évolue vers un groupe fort de 8000 personnes. Pagezy est à la tâche de la mutualisation des fonctions de support, principalement pour la filiale SFR. En mai 2003, la démission de Jean-Marie Messier pousse Pegazy a intègrer le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en tant que Directeur financier puis il passe directeur du pôle gestion et systèmes d’information du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en 2006 où il succède à Noël Camarcat, appelé à d’autres fonctions. Olivier Pagezy conserve tout de même le poste de directeur financier [7]. Il est également membre du conseil de surveillance du colossal groupe AREVA [8]. Il est également Président de l’Association préfigurative GIP-DFT Minatec (Groupement d’intérêt public relatif aux dispositifs de fonctionnement technique du pôle d’innovation Minatec) qui est constitué entre le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l’Institut national polytechnique de Grenoble (INP Grenoble) et la société d’économie mixte locale Minatec Entreprises (SEML Minatec Entreprises) [9].
Il a été auditionné en tant que représentant du CEA pour l’AVIS présenté au nom de la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire sur le projet de loi de finances pour 2009 (n° 1127), TOME VI, Recherche et Enseignement Supérieur - Grands Organismes de Recherche par M. Pierre LASBORDES [10].
Le 2 mars 2009, Olivier Pagezy est nommé Directeur adjoint du cabinet de Valérie Pécresse au MESR en charge notamment des moyens et de l’évaluation (J.O. 19.02.09). Il succède à Jean-Philippe Donjon de Saint-Martin arrivé à cette fonction en 2007 (J.O. 07.07.07) et démissionnaire au 28 février 2009 (JO n°40 du 17 février 2009 texte n° 58. Ce dernier ayant été nommé Chef du service conseil à la Direction générale de la modernisation de l’État au ministère du Budget, des comptes publics, de la réforme de l’état et de la fonction publique (voir sa biographie ci-dessous).
Marié à une femme juriste à la Réunion des Musées Nationaux, Olivier Pagezy a quatre enfants.

Ancien titulaire de la fonction :

  • Philippe Gillet (du 07/07/2007 au 31/03/2010)

Biographie de Philippe Gillet

JPEG - 103.3 ko Né le 26 janvier 1958 à strasbourg, il est admis par le biais du second concours (après un DEUG à Strasbourg I) à l’École Normale Supérieure (ENS) de la rue d’Ulm où il suivra un cursus de géologie (1979-1983). En 1981, il est admis au concours du CAPES de biologie et géologie. Il est titulaire d’une Licence, d’une Maîtrise et d’un DEA de Géophysique obtenus dans les Universités de Paris VI et VII, d’une Thèse de 3ème cycle spécialité Géophysique Interne et Géochimie consacrée à la déformation et les transitions de phases dans les presses à enclumes de saphir (1983, Paris VII) et d’un Doctorat d’État spécialité Sciences de la Terre sur la formation des montagnes (soutenue le 26 mai 1987 à l’Université de Rennes 1).
Entre 1983 et 1992, Philippe Gillet est successivement assistant puis Professeur en sciences de la terre à l’Université de Rennes 1 où il a ensuite été directeur de l’Institut de Géologie (1989-1991). Puis il devient membre de junior de l’IUF (Institut Universitaire de France) de 1993 à 98. Devenu professeur de géologie à l’École Normale Supérieure de Lyon en 1992, il prend également la direction du Laboratoire de sciences de la Terre (UMR 5570 CNRS) de 1995 à 1999). En 1998, il est nommé à la direction adjointe puis à la direction de l’ENS Lyon de 2003 jusqu’en 2007.
Philippe Gillet est également directeur scientifique du Département des sciences de l’univers du CNRS ainsi que de l’INSU (Institut Nationale des Sciences de l’Univers) de 2000 à 2003, Président de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) entre janvier 2007 et juillet 2008, Président du synchrotron SOLEIL depuis 2006 et Président du PUL (Pôle Universitaire de Lyon). Il a un jour dit être "capable de faire une conférence sur les OGM demain" bien que géologue : Gillet est définitivement pro-OGM.
Annoncé depuis le mois de décembre dernier (Sciences² du 11/12/2009 et site web de l’EPFL, Phillipe Gillet quitte le MESR qu’il avait rejoint en 2007 (J.O. 07.07.07), sur sa demande, à compter du 31 mars 2010 (Arrêté du 30 mars 2010, NOR : ESRB1008424A, JORF n°76 du 31 mars 2010 texte n° 97). Il prend le 1er avril 2010 les fonctions de vice-président pour la formation et la recherche de l’École Polytechnique Fédérale de Lausanne (EPFL) pour des raisons de « changement d’organisation au sein de la vice-présidence pour la formation et la recherche à l’École polytechnique fédérale de Lausanne". La présence de Philippe Gillet à cette vice-présidence permet d’améliorer le rapprochement de l’EPFL avec l’École Normale Lyon puisqu’il a été directeur de l’ENS Lyon Sciences exactes jusqu’en 2007 (fusionnée récemment, au 1er janvier 2010, avec l’ENS Lyon LSH, Lettres et Sciences Humaines). Lorsqu’on lui pose la question directement sur les raison de son départ du cabinet de Pécresse, il répond :

Le Temps : Pourquoi êtes-vous venu en Suisse ?

Philippe Gillet : Mon intérêt remonte à l’époque ou je dirigeais l’ENS de Lyon. Je cherchais des collaborations solides, au niveau institutionnel, pour la mobilité des étudiants notamment – les chercheurs, eux, développent eux-mêmes leurs partenariats. Je connaissais l’EPFZ, par ses travaux dans les sciences de la terre, moins l’EPFL. Mais celle-ci est désormais visible sur le radar. Dans nos milieux académiques, nous avons nos repères, les institutions anglaises et américaines, ainsi que les pays d’Asie émergents. Et puis, certains établissements, certains pays – les petits en taille, surtout – apparaissent. De plus, je voulais vivre une expérience internationale, pas forcément dans le monde anglo-saxon. Je tiens à la francophonie, et à une culture européenne. Ici, je vois une dynamique évidente, on construit les universités du XXIe siècle.
Interview accordée à Le Temps (Suisse) publié le 15 avril 2010 sous le titre : « La pluralité attire chercheurs et étudiants » Par Nicolas Dufour

Quelques distinctions :

  • Médaille 1995 pour la recherche d’excellence de l’European Mineralogical Union.
  • Docteur Honoris Causa de l’Université de Montréal, 2004.
  • Professeur de classe exceptionnelle depuis janvier 2005
  • Membre de l’Academia Europaea depuis 2006.
  • Chevalier dans l’Ordre national de la Légion d’Honneur.

Charline Avenel
Directrice adjointe en charge notamment des moyens et de l’évaluation.
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009237A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 51)
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Née en 1978, elle est diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris (1999) et ancienne élève de l’École Nationale d’Administration (2004 - Promotion Léopold Sédar Senghor). Elle a été chargée de mission chez Philippe Laurent Consultant (Conseil financier aux collectivités locales) en 2001. Elle était administratrice à la direction du budget du Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie, chargée du suivi du ministère de l’Enseignement supérieur, puis du ministère de l’Intérieur depuis 2004. Déléguée titulaire à la SEDIF syndicat des eaux d’Île de France et conseillère municipale à Charenton. 3 enfants.
Charline Avenel était en charge de du budget comme conseillère au sein du cabinet pendant deux années du 1er avril 2008 au 2 avril 2010. (Arrêté du 3 avril 2008, NOR : ESRB0808290A et JORF n°87 du 12/04/2008 texte n° 119) au 2 avril 2010 (Arrêté du 2 avril 2010, NOR : ESRB1009237A, JORF n°105 du 6 mai 2010 texte n° 51).

Bénédicte Durand
Directrice adjointe du cabinet, en charge notamment de l’enseignement supérieur
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°0105 du 6 mai 2010, texte n° 55)
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Née en 1970, elle est maître de conférences à l’université Paris IV-Sorbonne. Docteur en Géographie et agrégée d’histoire, elle a enseigné en collège et en Lycée (1993-1999) avant de rejoindre l’enseignement supérieur. Après deux ans passés à l’IUFM de Créteil, elle a rejoint l’IUFM des Pays-de la Loire comme Maître de conférence en 2002 (jusqu’en 2005). Elle a été conseillère technique en charge des questions de l’enseignement supérieur au Cabinet de Gilles de Robien, Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (2005 à 2007).
Elle nommée dès le début du cabinet de Pécresse au MESR (J.O. du 07/07/07) à la fonction de Conseillère technique Sciences humaines et ce jusqu’au 17 juin 2009 (Arrêté du 23 juin 2009 | JORF n°0144 du 24 juin 2009 texte n° 120). Elle revient donc au ministère après presque une année.

Anciens titulaires de la fonction de directeur adjoint :

  • Jean-Philippe Donjon de Saint-Martin (du 07/07/2007 au 28/02/2009)

Biographie de Jean-Philippe Donjon de Saint-Martin

Né le 9 juillet 1974, Jean-Philippe de Saint-Martin est diplômé de l’école des Hautes Études Commerciales (1996). Élève de l’École Nationale d’Administration (promotion 1999-2001 « Nelson Mandela »). il nommé à l’Inspection générale des Finances le 21 avril 2001 (NOR : FPPA0100035A) en tant qu’inspecteur adjoint des finances (NOR : ECON0100040D). Il mène au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie plusieurs missions telles que des audits des grands projets d’infrastructures de transports ou de la Caisse autonome nationale de sécurité sociale des mines, des vérifications de la Chambre de Commerce et de d’Industrie de Marseille-Provence et de la Chambre régionale de Commerce et d’Industrie de PACA-Corse, ou des enquêtes sur la rémunération des dirigeants d’établissement publics ou l’exercice de la profession d’agent sportif.
Il a parallèlement enseigné l’économie l’Institut de la gestion publique et du développement économique et a été membre du jury de l’ENA pour l’épreuve de sortie de gestion publique (2005). A partir de l, tout s’accélère pour lui. Le 15 mars 2005, il est promu inspecteurs des finances de 2e classe (NOR : ECON0500024A) et inspecteurs des finances de 1re classe un an et demi après le 17 octobre 2006 (NOR : ECON0600068A).
Il était Secrétaire général de l’Agence Nationale de la Recherche depuis mars 2005. Arrivé à cette fonction de directeur adjoint du cabinet de Valérie Pécresse en 2007 (J.O. 07.07.07) et démissionnaire au 28 février 2009 (JO n°40 du 17 février 2009 texte n° 58, il a été très discret pendant ces presque deux années. Il demande à sortir du cabinet pour être nommé Chef du service conseil à la Direction générale de la modernisation de l’État au ministère du Budget, des comptes publics, de la réforme de l’état et de la fonction publique.

  • Marie-Danièle Campion (du 07/07/2007 au 08/05/2009)
    En charge notamment des questions de vie étudiante et de revalorisation des carrières

Biographie de Marie-Danièle Campion

Marie-Danièle Campion a été nommée par arrêté publié au (J.O. le 07.07.07) JPEG - 2.5 ko Née en 1952, Elle est pharmacienne en 1974 et obtient un CES (Certificat d’Études Spécialisées) de pathologie médicale en 1975, puis un DEA de droit et économie de la santé en 1977 avant de devenir Docteur ès sciences pharmaceutiques en 1981 (Bordeaux II) et Docteur en droit (Paris XI, 1989). Elle débute sa carrière universitaire comme maître de conférence puis de professeur des universités à Lille II. Elle est depuis septembre 2002, Professeur en économie de la santé à la faculté de pharmacie de droit et de santé à l’université Paris V.
Elle a poursuivi ses études alors qu’elle exerce en qualité de pharmacien inspecteur de la santé de 1980 à 92, puis acquière une expérience internationale comme responsable des affaires européennes et internationales au ministère chargé de la santé, direction de la pharmacie et du médicament et comme responsable des affaires européennes et internationales à l’agence du médicament de 1993 à 1994.
Elle était Rectrice de l’académie d’Amiens de 2004 à juin 2007. Elle a été membre du cabinet de la Ministre, Nicole Fontaine, déléguée à l’Industrie (janvier 2003-mars 2004) et directeur scientifique délégué à l’Institut d’études des politiques de santé à partir de juillet 2000. Elle est rapporteur à la cour des comptes depuis janvier 1998 et membre de l’Académie Nationale de Pharmacie
. Elle a coordonné avec Isabelle Durand-Zaleski la rédaction de cinq dossiers pour l’Institut d’Études des Politiques de Santé publiés début 2008 sur Accedit :

Elle est nommée Rectrice de l’Académie de Rouen par le Conseil des ministres du 08 avril 2009 en remplacement de Jean-Jacques Pollet [11]

  • Dominique Marchand (du 17/04/2009 au 30/09/2009)

Biographie de Dominique Marchand

JPEG - 1.4 ko Dominique Marchand, née en 1964, est diplômée de l’Institut Régional d’Administration (1986) de Metz. Après avoir exercé des fonctions de comptable public, elle a été Adjointe au Directeur du budget du Conseil général des Bouches-du-Rhône (1994-1995) puis Secrétaire général de l’Université de la Méditerranée (1995-2001). Elle a été Directrice de l’enseignement supérieur et de la recherche de la Ville de Marseille (2001-2005) et Expert pour le Comité National d’évaluation des établissements d’enseignement supérieur. Nommée Inspectrice générale de l’Administration de l’Éducation nationale et de la recherche de 2005 à 2007, elle rejoint le cabinet de Pécresse au MESR en avril 2009 ((J.O. 17.04.09)) et est appelée à d’autres fonctions quelques mois plus tard en octobre (JORF n°0227, 01/10/2009, texte n° 81).

  • Olivier Pagezy (du 19 février 2009 (J.O. 19.02.09) au 2 avril 2010 pour être nommé directeur de ce même cabinet (JORF n°78 |Arrêté du 31 mars 2010 (NOR : ESRB1008959A)) (Cf. ci-dessus)
    (Directeur adjoint du cabinet, en charge notamment des moyens et de l’évaluation)
  • Thierry Coulhon (du 08/10/2009 au 02/05/2010)

Biographie de Thierry Coulhon

JPEG - 1.8 ko Thierry Coulhon, né le 9/9/1958 à Vichy (Allier), est marié et a deux enfants nés le 22/5/1992.
Après un Bac C obtenu avec mention T.B. et félicitations du jury en 1975, il suit des études de mathématiques : Math.Sup. et Math.Spé. M’ au Lycée Blaise Pascal de Clermont-Ferrand (1975/76 et 1976/77). Il est admis à l’École Polytechnique en 1977 et y fait son service militaire de 1977 à septembre 78, date où il démissionne.
Il passe alors une Licence et une Maîtrise de mathématiques pures à l’université de Clermont Ferrand II. Il est agrégé de mathématiques en 1981 et obtient un D.E.A. d’Analyse à l’université Paris VI en 1982. Il soutient une thèse de 3ème cycle à Paris VI sous la direction de G. Pisier le 15 juin 1984 intitulée "Semi-groupes d’opérateurs et suites de contractions sur les espaces L∞ ou C (K)".
En parallèle à son cursus de mathématiques, il entreprend des études de Philosophie : D.E.U.G. et Licence à l’université de Clermont-Ferrand II ( 1978/79 et 1979/80) ; C2 de Maîtrise à l’université Paris I (1981/82) ; préparation à l’Agrégation comme auditeur libre à l’E.N.S. de Sèvres (1982/83) ; D.E.A. d’Histoire et Philosophie des Sciences à l’université de Paris I (1984/85) avec un mémoire sous la direction de S. Bachelard intitulé “Mathématiques Cartésiennes et mathématiques Pascaliennes”.
Assistant puis maître de conférences de mathématiques, il a été habilité à diriger des recherches par l’université Paris VI le 7/2/1991, puis a été nommé professeur à l’université de Cergy-Pontoise en 1992. Il était président de l’université de Cergy-Pontoise depuis le 1er septembre 2004 (voir sa page de président), et vice-président du bureau de la Conférence des présidents d’université de décembre 2006 à juin 2008. Son CV complet et relativement récent.
Il est nommé directeur adjoint du cabinet de Pécresse en octobre 2009 (Arrêté du 30/10/2009, NOR : ESRB0921351A, publié au JORF n°0233 du 08/10/2009, texte n° 55)
Selon l’arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009233A) publié au Journal officiel du 16 avril 2010 (JORF n°89 du 16/04/2010, texte n° 49), "il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions de directeur adjoint du cabinet de la ministre de M. Thierry Coulhon, professeur des universités, appelé à d’autres fonctions". Thierry Coulhon rejoint le Commissariat général à l’investissement en charge de la mise en œuvre du grand emprunt national avec comme mission dans l’équipe du commissaire général à l’investissement René Ricol de prendre en charge le dossier des campus d’excellence.


Fabienne Chol
Chef de cabinet
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Née en 1966, elle est juriste de formation (Université Paris 1 et King’s College - Londres). Elle a passé 12 ans dans le secteur privé (édition, commerce international) avant de rejoindre la Direction des études de l’UMP où elle avait la charge du pôle développement (2003 - 2007). Elle participe avec Philippe Mangeard à la création du Cercle pour l’Optimodalité en Europe (C.O.E.) dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Ce "cercle" regroupe des dirigeants d’entreprise du monde des transports qui vise à l’optimisation des performances techniques, économiques et environnementales des chaînes de transport de marchandises (cf. détails dans la lettre du COE au président Sarkozy en 2007

Amie de Pécresse depuis le collège (4ème), elle a été appelée dans le cabinet de la ministre dès la première heure. Comme quoi, Pécresse n’a pas oublié ses proches à sa nomination au MESR surtout quand ceux-ci sont à l’UMP !

Ancien titulaire de la fonction :

Fabrice Larché (du 07/07/2007 au 01/04/2010)

Biographie de Fabrice Larché

Né en septembre 1966, Fabrice Larché est titulaire d’un DEA de sciences politiques et d’un DEA de droit public. Il est chargé d’enseignement à l’Université Paris II, avant d’entrer au cabinet de Jacques Barrot, ministre du travail et des affaires sociales (1995-1997). Fabrice Larché Il a été Directeur adjoint des laboratoires et des contrôles, puis directeur adjoint de l’administration et des finances à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé de 1998 à 2002.
Chef adjoint du cabinet de Nicole Fontaine ministre délégué à l’industrie de 2002 à 2004 puis chef adjoint du cabinet de Gilles de Robien ministre de l’Équipement et des transports de 2004 à 2005 (Arrêté du 22 avril 2004, NOR : EQUM0400038A). Il suit ce dernier ministre quand celui-ci s’installe rue de Grenelle au Ministère de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement Dominique de Villepin. Un mois après la nomination de Patrick Gérard à la direction du cabinet (Arrêté du 6 juin 2005, NOR : MENB0501143A), Fabrice Larché le remplace en juin 2005 (Arrêté du 13 juillet 2005, NOR : MENB0501553A) et jusqu’en mars 2007 (Arrêté du 30 mars 2007, JO du 01-04-2007, texte n° 21).
Au 30 mars 2007, Fabrice Larché est nommé sur décret Inspecteur d’Académie de Paris (IAP). Aucunes missions et mentions de cette fonction ne sont accessibles hors du décret. Tout laisse à penser, comme l’a constaté la Cours des comptes, qu’il s’agit d’un emploi de complaisance. En 2009, sous la pression d’un texte de loi, il est contraint de candidater au poste d’Inspecteur d’académie-inspecteur pédagogique de Région selon un processus de concours spécialement mis en place afin de repêcher les IAP. Tous les détails ont à lire dans "Un emploi de complaisance pour le chef du cabinet de Pécresse, Fabrie Larché : la chasse aux Inspecteurs d’académie de Paris menée par la Cours des comptes n’a pas fait "place nette" dans ce cabinet.".
Il est maître de conférences associé à l’Université Paris V.
À lire également : Menaces sur un collège unique (18 nov 2008) sur inventaire.canalblog.com ]] (J.O. 07.07.07)
L’arrêté du 14 avril 2010 (NOR : ESRB1009231A) publié au Journal officiel du 16 avril 2010 (JORF n°89 du 16/04/2010, texte n° 52), met fin, sur la demande de Larché, à ses fonctions de chef de cabinet, appelé à d’autres fonctions, à compter du 1er avril 2010.
Il est vrai que la révélation par la Cours des comptes du scandale des Inspecteurs d’Académie de Paris qui éclabousse de plein fouet Fabrice Larché est une raison pour lui d’aller se faire oublier ! Pourquoi pas en travaillant au poste d’Inspecteur d’Académie-inspecteur pédagogique régional qu’il a obtenu l’année dernière. Histoire de ne pas continuer dans l’emploi de complaisance (Cf. ci-dessus).

Mlle Audrey Canestrier
Chef de cabinet adjointe
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009646A | JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 56)
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Née en 1973, Audrey Canestrier est titulaire d’un DEA de science politique et d’un Master communication et multimédia. Elle a été successivement la collaboratrice parlementaire de Damien Meslot député du Territoire de Belfort de 2002 à 2003 et de Bernard Murat sénateur de Corrèze de 2003 à 2005. En 2009, elle a été chargée de mission sur les politiques de jeunesse au Conseil général des Yvelines, après avoir été en charge du suivi du processus de Bologne à l’European Democrat students de 2005 à 2008.

Groupie de la première heure du candidat Sarkozy, elle était venue le soutenir pour ses "premier pas de Sarkozy en candidat ordinaire" relatés par le quotidien gratuit 20minutes le 26/03/2007. Elle est simplement étiquettée "sympathisante de 26 ans". Voir la vidéo

Pour rercharger son quota d’UMPistes des Yvelines et avoir une "spécialiste" du processus de Bologne à ses côté, Pécresse ne pouvait que nommer Audrey Canestrier à son cabinet !

Ancien titulaire de la fonction :
Fabienne Chol

Après un mois entre la signature de l’arrêté et sa publication au Journal officiel, Il est mis fin aux fonctions de chef de cabinet adjointe de Mme Fabienne Chol au cabinet de la ministre (art. 1). Elle est nommée en qualité de chef de cabinet de la ministre (art. 2) - Arrêté du 1er avril 2010 (NOR : ESRB1009239A, JORF n°0102 du 2 mai 2010, texte n° 43) (Cf. sa biographie ci-dessus)

Jean-Marc Zakhia
Conseiller pour la communication et la presse
(J.O. 07.07.07) JPEG - 2.5 ko

Né en 1967, il est diplômé de l’Université Paris IX - Dauphine et d’un DESS d’Économie de l’Université Paris 1. Il a été chargé de l’information économique au service de presse du MEDEF entre 1995 et 2003. Il était Directeur associé au département relations presse et public affairs de l’Agence Euro Rscg C & O, qu’il avait rejoint en 2003. L’Agence Euro RSCG gère une bonne partie de la comm gouvernementale et travaille en étroite relation avec le SIG. Nous ne serions pas étonné que cette agence remporte à nouveau l’appel d’offre "veille d’opinion".

Cécile Delique
Conseillère technique presse (Relations presse, rédaction des argumentaires)
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009477A publié au JORF n°102 du 2 mai 2010, texte n° 45)
JPEG - 30.5 ko Tél. : 01 55 55 84 32

Née en 1983, Cécile Delique est titulaire d’un master en stratégie et décision publique. Elle fut consultante au sein d’un cabinet de conseil en affaires publiques (2007-2008). Puis, elle a été chargée de mission au cabinet de Jean-François Copé, ministre délégué au budget et à la reforme de l’État, Porte-parole du Gouvernement (2005-2007). Elle était précédemment à cette fonction au sein du cabinet de Pécresse conseillère technique et porte-parolat aux affaires sociales dans le cabinet du ministre de l’éducation, Luc Chatel, du 28 juillet 2009 (Arrêté du 28 juillet 2009, NOR : MENB0917075A, JORF n°178 du 4 août 2009, texte n° 73) au 29 mars 2010 (Arrêté du 29 mars 2010, NOR : MENB1008387A, JORF n°76 du 31 mars 2010 texte n° 95).

Ancien titulaire de la fonction :

  • Marion Lamure (J.O. du 07/07/07 au 09/10/2008)
    Attachée de presse

Biographie de Marion Lamure

Diplômée de l’École Française des Attachés de Presse, Marion Lamure fut attachée de presse au cabinet de Gérard Larcher, ministre délégué à l’emploi, au travail et à l’insertion professionnelle des jeunes de 2005 à 2007 et qui fait à nouveau appel à elle dans son cabinet de Président du Sénat.

Marion Lamure est nommée chargée de mission au Sénat en octobre 2008.

  • Karen Bornaghi-Patouillet (du 29.10.08 au 06/05/2010)
    Conseillère technique presse

Biographie de Karen Bornaghi-Patouillet

Née en 1981, JPEG - 8.1 ko Karen Bornaghi-Patouillet a été au lycée Fenelon (1999 - 2001) en Hypokhâgne / Khâgne de lettres modernes et langues (anglais/ espagnol). Diplômée de l’IEP de Paris, elle est titulaire d’une licence de droit ainsi que d’une maitrise en droit communautaire et d’une maitrise en droit des affaires et fiscalité (2003-2006).
Karen Bornaghi-Patouillet est, à partir de 2004, chargée de communication au cabinet du Ministre du Travail, des Relations Sociales et de la Solidarité (préparation des argumentaires et des interviews). Puis elle a été chargée de mission « communication et presse » au Cabinet de Claudie Haigneré, Ministre déléguée aux affaires européennes, de mai 2004 à juin 2005. Elle met en place la campagne de communication sur la Constitution européenne et la coordination interministérielle de la celle-ci. Elle est également en charge de la rédaction d’éléments de langage, de discours et de tribune. Puis de juillet 2005 à avril 2006, elle est juriste au cabinet d’avocats Chevallier, Péricard et associés au sein du secteur affaires européennes du Conseil de la Concurrence où elle assume le suivi des dossiers en examen en lien avec les rapporteurs, la rédaction de notification de griefs et du rapport d’activité annuel 2005. Karen Bornaghi-Patouillet revient à un poste de chargée de mission au pôle « études discours et prospectives » du Cabinet de Xavier Bertrand, Ministre de la Santé et des Solidarités, puis de Philippe Bas également Ministre de la Santé et des Solidarités, de juillet 2006 à mai 2007 pour lequel elle s’occupe de la rédaction des discours, de notes et d’argumentaires mais également des activités de prospective et d’études du Cabinet et de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité à partir de mai 2008.
Depuis mars 2008, Karen Bornaghi-Patouillet est également conseillère municipale déléguée à la communication à la Mairie d’Annecy-le-Vieux.

Elle met fin à ses fonctions au sein du cabinet de Pécresse au 6 avril 2010 (selon l’arrêté du 6 avril 2010, NOR : ESRB1009397A publié au Journal officiel n°89 du 16 avril 2010, texte n° 51) pour rejoindre le cabinet du nouveau Ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives, depuis mars 2010, Marc-Philippe Daubresse [12]. Avec Carole Moinard qui est parti du cabinet de Pécresse à la fin du mois d’avant (voir ci-dessous), elle est donc la deuxième à quitter Pécresse pour rejoindre le cabinet de Daubresse. Cependant, tout comme Carole Moinard, Karen Bornaghi-Patouillet ne reste pas longtemps dans ce cabinet. Au mois de janvier, elle est recrutée par Publicis Consultants comme consultants “seniors” et travailleront sous la responsabilité de Seth Goldschlager, “pour développer le conseil et la stratégie d’accompagnement en relations presse et affaires publiques”, selon le communiqué du groupe.

Bernard Dizambourg
Conseiller spécial auprès de la ministre (universités)
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A publié au JORF n°105 du 6/05/2010, texte n° 55) JPEG - 2.9 ko

Né en 1949, titulaire d’un brevet de technicien de physicien, d’un DUT de mesures physiques, et d’un Capet de sciences et techniques économiques, il est également diplômé de l’École supérieure de commerce et administration des entreprises de Rouen, et titulaire d’un doctorat de 3e cycle en gestion. Il était inspecteur général de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), et responsable du groupe "enseignement supérieur". Dans le cadre cette fonction, il a réalisé des audits sur les universités qui demandent leur autonomie. Il présente le 2 juillet 2008 "La synthèse des audits de l’IGAENR en matière de qualité comptable" dans la série de conférences "Certification des comptes : un objectif incontournable pour les EPSCP sur le chemin de l’autonomie" organisée par l’AMUE (L’Agence de mutualisation des universités et établissements d’enseignement supérieur et de recherche). Il constate que la gestion comptable et financière des universités est à la traine (problèmes fréquents de suivi des ressources affectés et le traitement des recettes) et est parfois limite du bricolage (ex : heures complémentaires pas rattaché"es aux exercices dans un certain nombre d’universités) avec des conséquences sur les capacités de pilotage des établissement (d’où une capacité d’investissement freinée et une absence d’analyse globale activité-coûts-moyens). En conclusion en 2008, peu d’universités étaient prête pour l’autonomie de gestion budgétaire ! Sont présents : une inégalité de la qualité de l’information notamment entre composantes, un manque d’outils de suivi du processus budgétaire au-delà de l’année, une GRH enseignante embryonnaire et une mauvaise appréciation de la situation économique de l’établissement.
Bernard Dizambourg est aussi maître de conférences en gestion et a dirigé le département « technique de commercialisation » de l’Institut universitaire de Créteil avant d’être, en 1984, directeur de la formation continue de l’IUT de Créteil. En 1990, il est président de l’université Paris-XII Val-de-Marne. Il a été premier vice-président de la conférence des présidents d’université (1994-1995), avant d’être, directeur de l’information scientifique, des technologies nouvelles et des bibliothèques au ministère de l’Éducation nationale (1995-1997). Il a assuré la présidence de l’Établissement public de Jussieu de 1997 à 2003. A son départ, le 13 octobre 2003, le Président de l’UPMC Paris VI ("Jussieu"), Gilbert Bérézia (2001-2006), convie Dizambourg à un déjeuner qui lui parle de son successeur, Michel Zulberty : "Il [Dizambourg] m’assure que je n’aurai pas d’ennuis avec lui [Zulberty] et qu’il n’aura qu’un rôle mineur. Visiblement ce qui l’intéressait c’était le salaire qui lui était versé avec pas grand chose à faire" [13]. Il quitte la présidence de Jussieu pour être nommé en décembre 2003 directeur de l’ESEN (École supérieure de l’éducation nationale) à Poitiers.

En tant qu’inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, Dizambourg a été auditionné en 2008 par deux commissions : au sénat, par la commission des affaires culturelles dans le cadre du rapport "A quoi sert le baccalauréat ?" [14], à l’Assemblée Nationale, par la Commission des Finances, de l’économie générale et du Plan [15] sous la Présidence de M. Georges Tron.
Extraits des réponses "intéressantes" de cette audition à l’Assemblée Nationale :

M. Alain Claeys, Rapporteur : Quel constat dressez-vous ? Les universités sont aujourd’hui financées grâce à deux mécanismes assez simples, la dotation globale et le contrat. Quels en sont les défauts ? Par ailleurs, toutes les universités ne sont pas également dotées. Quelles sont les causes de ces inégalités ? En quoi San Remo les a-t-il renforcées ?
M. Bernard Dizambourg : S’agissant de la répartition des moyens, il est regrettable que la situation des établissements n’ait jamais été remise à plat en tenant compte à la fois des emplois, de la dotation globale de fonctionnement - DGF - et des aspects contractuels.
Nombre des inégalités de répartition proviennent du fait que le système d’allocation de moyens, pour sa partie DGF, ne tient pas compte de la contrainte budgétaire de l’État, introduite en bout de processus, et non dès le démarrage. La différence entre les dotations théoriques et les dotations réelles est souvent très importante et les effets de cliquet empêchent que les établissements les mieux dotés reviennent sur leur dotation.
Il s’avère de surcroît que les établissements les mieux dotés en emplois sont souvent les mieux dotés en DGF, ou par rapport à la dotation contractuelle. Les différents éléments ne se rééquilibrent pas entre eux.
Enfin, le système n’est pas transparent. Les établissements ne peuvent pas comparer leurs financements, car les données ne sont pas disponibles. Le ministère lui-même n’a sans doute pas toujours une analyse complètement globalisée des moyens.

M. Alain Claeys, Rapporteur : La direction générale de l’enseignement supérieur a-t-elle des difficultés à obtenir ces données ?
M. Henri Guillaume : Oui. Ainsi, nous n’avons pas la masse salariale par université.
M. Bernard Dizambourg : La transparence n’est pas au cœur du dispositif de l’allocation de ressources. Le modèle San Remo, assez simple à l’origine, puisqu’il posait le principe d’un financement à l’étudiant pour la partie DGF, s’est complexifié au fur et à mesure que l’on y ajoutait des indicateurs pour tenir compte de situations particulières, au point d’en devenir illisible. Il est aujourd’hui impossible de déterminer l’influence des variables prises séparément, d’autant plus que la contrainte budgétaire est réintroduite en bout de course.
Un modèle de répartition à l’activité doit rester simple, avec un nombre restreint de critères, d’autant plus que la prise en compte des spécificités relève plutôt de la partie contractuelle.
Aujourd’hui, les postes sont analysés sans tenir compte du fait que le temps, en particulier des enseignants, mais aussi parfois du personnel administratif et technique, renvoie à deux activités différentes mais complémentaires : la formation et la recherche. L’on ne peut utiliser les mêmes critères pour l’une est l’autre, qui doivent être analysés séparément, même si la dotation globale de l’établissement doit être reconstituée au final.

M. Alain Claeys, Rapporteur : Considérez-vous aujourd’hui que l’État a les moyens de piloter cette réforme ?
M. Bernard Dizambourg : S’agissant des inégalités d’allocations des moyens, il n’est pas possible aujourd’hui de déterminer quelles dotations relèvent de la fonction « recherche », ou de la fonction « formation », alors même que certains établissements justifient leur sur-dotation relative par la recherche. Il est impératif de clarifier et de considérer les deux fonctions, pour en avoir une vision complémentaire, avant de se poser la question du rééquilibrage, sachant que celui-ci, difficile à opérer instantanément, devra s’inscrire dans la durée.
Sur la partie recherche, notre système à l’activité modulé en fonction de la performance est compatible avec une montée plus ou moins forte des crédits sur programme. C’est une variable d’action que le ministère aura entre les mains.

Dizambourg entre dans le cabinet de Pécresse à la fonction de "conseiller spécial". Malheureusement ses conseils risquent de prendre des tournures difficiles pour les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. En effet, interrogé par L’Étudiant pour son dossier sur le programme "Réussir en Licence" lancé par Pécresse le 13 décembre 2007 [16], il répond :

"Il ne s’agit pas de rajouter des heures de cours pour rajouter des heures de cours", souligne Bernard Dizambourg, président du comité de suivi de la licence mais "la question de l’accroissement des horaires doit être posée". Plus d’heures de cours permettrait de proposer l’acquisition de compétences transversales sans toucher au noyau dur de l’enseignement disciplinaire. "Le fait qu’il y ait plus de travaux dirigés, plus de petits groupes, améliore la réussite", ajoute encore Bernard Dizambourg.

Dizambourg était donc partisan d’une augmentation conséquente de la quantité d’heures de cours... Mais qui les fera ces heures ? Sous les pressions de mécontents et des syndicats, Pécresse a concédé finalement à ne supprimer en 2009 que des catégorie C de personnels pas d’enseignants-chercheurs. Cependant sans augmentation de créations de postes et avec déjà des millions d’heures complémentaires et de vacations, il est fort à parier que les enseignants contractuels vont encore exploser. Dizambourg a bien sûr derrière la tête des chiffres comme la différence d’encadrement entre l’université et les grandes écoles ainsi que la différence d’heures de cours entre les étudiants de l’Université et les IUT, écoles d’ingénieurs et les classes préparatoires (500 vs. 800-1000h/an). Ils semblent que l’équation de Dizambourg ne se résout qu’avec des contractuels en grand nombre et également des doctorants contraints au monitorat (même si beaucoup le demande, cette tâche annexe ne serait plus alors un choix).

Dizambourg a été président du Comité de suivi "Licence Professionnelle et Licence" [17]. Il est chargé, le 20 février 2008, d’une mission sur le cadrage national des diplômes : modalités de contrôle des connaissances en Licence et la lisibilité des intitulés de formation. Le rapport est rendu à la ministre le 26 juin 2008. Cette dernière retient trois propositions en vue d’une mise en œuvre dès la rentrée 2008, dans le cadre du plan "Réussir en licence" : mise en place du contrôle continu en première année, reconnaissance des crédits universitaires acquis et une meilleure lisibilité des intitulés de formation).

Ancien titulaire de la fonction :

Thierry Coulhon
Nommé en août 2008, Thierry COULHON quitte cette fonction pour être nommé directeur adjoint du cabinet de la ministre à compter du 5 octobre 2009 (Arrêté du 30/09/2009 | JORF n°0233 du 08/10/2009, texte n° 55 | NOR : ESRB0921351A). Biographie à lire à la fonction de directeur adjoint du cabinet (ci-dessus).

Rolland Jouve
Conseiller à la vie étudiante et aux questions sociales
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°105 du 06/05/2010, texte n° 55)
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Fonction résultant de la fusion de celle de conseiller social (occupée par Dominique Marchand (du 07/07/2007 17/05/09) [18] et celle de conseiller technique de la vie étudiante assurée par Carole Moinard (du 07/07/2007 au 15/09/2009)

Né en 1959, diplômé de sciences politiques (IEP d’Aix-en-Provence) et titulaire d’une maîtrise d’histoire, Jouve a rejoint, en 1996, le cabinet du recteur de Corse comme directeur. Il était, depuis juillet 2009, conseiller spécial au cabinet de Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Il a auparavant assuré les fonctions de conseiller social (enseignement privé, laïcité) au cabinet de Xavier Darcos, alors ministre de l’Éducation nationale, (2007-2009). Il a été conseiller chargé de l’égalité des chances, du handicap et de l’éducation prioritaire au cabinet de Gilles de Robien, ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur (2006-2007).
Rolland jouve a rencontré une délégation du collectif Génération Précaire le 29 mai 2010 au sujet, en autres, de la rédaction du décret sur les stages post-cursus et la suppression de la gratification des stagiaires du social [19].

Ancien titulaire de la fonction :

  • Carole Moinard (du 22/09/2009 au 31/03/2010)

Biographie de Carole Moinard

Née en 1977, JPEG - 10.1 ko Carole Moinard est diplômée de l’ESSEC (2001) et de l’Institut d’Études Politiques de Paris (2001). Elle a été conseiller technique pour les questions de jeunesse, de vie associative et étudiante et de société au Cabinet de Jean-Pierre Raffarin, alors Premier ministre (2002-2005). Consultante à l’OCDE (2005 à2006), elle a dirigé la Fédération des Entreprises de Services à la Personne FESP (2006-2007). Elle est membre du MEDEF, du GPS et du bureau national du Cercle Indépendant Humaniste et Réformateur (CIHR). Elle rejoint le cabinet de Pécresse le 22 septembre 2009 (Arrêté du 22/09/2009, NOR : ESRB0921223A publié au JORF n°225 du 29/09/2009)
Il est mis fin, sur sa demande, à compter du 31 mars 2010, aux fonctions de conseillère sociale et vie étudiante, exercées par Mme Carole Moinard appelée à d’autres fonctions. Arrêté du 31 mars 2010 portant cessation de fonctions au cabinet de la ministre (NOR : ESRB1008805A) | JORF n°77 du 1 avril 2010 texte n° 84.
Carole Moinard rejoint le cabinet du nouveau Ministre de la Jeunesse et des Solidarités actives depuis mars 2010, Marc-Philippe Daubresse [20] en charge des questions étudiantes. Elle ne reste pas très longtemps au sein du cabinet de Daubresse qu’elle quitte en novembre 2010. En janvier 2011, le 17, elle rejoint le laboratoire Abbott France comme directrice des affaires institutionnelles.


Non occupé
Conseiller budgétaire

Anciens titulaires de la fonction :

  • Maxime Baffert (du 07/07/2007 au 01/04/2008)

Biographie de Maxime Baffert

Maxime Baffert a été élève àl’École nationale d’administration et rattachés à la promotion 2001-2003 « René Cassin ». À sa sortie, il est affecté à l’Inspection générale des finances (Arrêté du 29 avril 2003) en tant qu’inspecteur adjoint des finances. Puis il gravit successivement les échelons : nommé inspecteurs des finances de 3e classe à compter du 1er octobre 2004 (Arrêté du 15 décembre 2004) et reclassé d’un coup inspecteur des finances de 1re classe à compter du 6 octobre 2006 (en fait le même jour que son passage à la 2e classe).


Par le même arrêté, elle est nommée directrice adjointe du cabinet de la ministre, en charge des moyens et de l’évaluation. (Informations supplémentaire sur Avenel à sa nouvelle fonction ci-dessus).

Anne-Claire Tyssandier
Attachée parlementaire
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009476A) publié au JORF n°0102 du 2 mai 2010, texte n° 44 JPEG - 4.9 ko

Née le 29 septembre 1981 [21], Anne-Claire Tyssandier est formée à Sciences Po Toulouse avec comme spécialité « Problèmes économiques du Développement ». Elle s’intéresse beaucoup à l’Afrique comme le montre ses deux mémoires : « Éducation et Pauvreté, Le cas de l’Afrique » [22] et « Sida et monde du travail en Afrique : analyse du cas de la Zambie » [23]. Elle obtient un master II ès Science Politique avec la faculté de droit et Sciences Politiques de Toulouse en 2005.
Tyssandier débute sa carrière dans la diplomatie française en devenant attachée parlementaire de Jean-Pierre Audy, Député européen, Président de la délégation française du PPE au Parlement européen (2005 -2007) [24]. En octobre 2005, elle représenta par exemple la France au 7ème Forum euro-méditerranéen des transports à Bruxelles. Puis elle ajouté à sa fonction celle d’attachée de presse du Groupe du Parti Populaire Européen au Parlement Européen. En 2007, Anne-Claire Tyssandier revient au niveau national avec un poste d’assistante parlementaire à l’Assemblée Nationale du député - Vice-président du Conseil général des Yvelines, Yves VANDEWALLE. Elle occupera la position de secrétaire générale de l’Alliance des Collaborateurs de Députés [25]. En 2008, s’implique dans la politique locale également en occupant la 26ème place sur la liste de Nicolas Belletier (UMP) aux élections municipales de la ville de Dourdan (91). Nicolas Bellettieri (UMP), 27 ans, est battu par Olivier Legois (Parti radical valoisien), secrétaire départemental du Parti radical de Jean-Louis Borloo, qui avait décidé de se maintenir malgré le parachutage du jeune loup.
Tyssandier est appelé au cabinet de Pécresse avec la fonction d’attaché parlementaire qui convient bien avec ses compétences acquises à l’Assemblée Nationale. Cependant, sa participation au 7ème Forum euro-méditerranéen des transports à Bruxelles en 2005 et à la Conférence TDIE (Transport, développement, intermodalité, environnement) en décembre 2008 intitulée « Penser autrement les transports en Ile-de-France. Vers une région mobile, compétitive et attractive ? » à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, pourrait intéresser Pécresse non pas pour son ministère mais pour sa position de présidente du groupe UMP à la région Île de France. En effet, son combat pour le Grand Paris de Sarkozy auquel Huchon, président de la région, est hostile va requérir toutes les forces dont elle pourra disposer notamment sur le volet du transport. Tyssandier pourrait-être une aide utile sur ce point.

Ancien titulaire de la fonction :

  • David Bonneau
    Conseiller juridique (du 07/07/2007 au 06/08/2008)
    Conseiller pour les relations avec le Parlement, les affaires juridiques et les questions statutaires (du 24/08/2009 au 23/04/2010)

Biographie de David Bonneau

Né en 1977, David Bonneau JPEG - 1.4 ko est diplômé de l’Institut d’études politiques de Bordeaux, titulaire d’une maîtrise d’histoire contemporaine (prix Jean Bouvier 2001). Il est administrateur-adjoint de l’Assemblée nationale depuis 2001. Affecté à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales, il a notamment collaboré à la mission d’information sur la question du port des signes religieux à l’école avant de prendre en charge les questions de recherche et d’innovation. Il a été étroitement associé à la discussion de la loi de programme pour la recherche du 18 avril 2006.

En 2007, il est noomé conseiller juridique au sein du cabinet de Pécresse. Puis David Bonneau rejoint le cabinet de Roger Karoutchi (secrétaire d’État chargé des Relations avec le Parlement) comme directeur adjoint (J.O. du 06/08/08).

Pendant cette période, David Bonneau est l’auteur avec Bruno Bensasson [26] d’un document : "La protestation contre la réforme du statut des enseignants-chercheurs : défense du statut, illustration du statu quo" (mercredi 27 mai 2009). Résumé : La réforme du statut des enseignants-chercheurs, issu d’un décret du 6 juin 1984, a provoqué un mouvement de protestation qui a menacé d’emporter avec lui un ensemble de réformes du monde universitaire mises en œuvre depuis 2007 et qui avaient recueilli une très large approbation, y compris au sein de la communauté scientifique. Cette analyse de ce conflit par David Bonneau est suivie d’une discussion entre l’auteur et Bruno Bensasson. [27].

Le 24 août 2009 (arrêté du 30/07/09, NOR : ESRB0917884A, publié au JO n°0178 du 04/08/09 texte n° 78), il réintègre le cabinet de Pécresse mais avec des fonctions étendues aux relations avec le parlement et aux questions sur les statuts (Conseiller pour les relations avec le Parlement, les affaires juridiques et les questions statutaires). Un arrangement de Pécresse avec Karoutchi suite à sa victoire aux primaires des régionales de 2010 sur ce dernier ? Bonneau doit être en tout cas un lien entre les deux rien que part sa fonction de relation au parlement proche de celle de Karoutchi. Sur sa demande, Bonneau quitte le cabinet de Valérie Pécresse le 23 avril 2010 (Arrêté du 23 avril 2010 portant cessation de fonctions au cabinet de la ministre, NOR : ESRB1009235A publié au JORF n°96 du 24 avril 2010, texte n° 53).

François Decoster
Conseiller diplomatique (affaires internationales, relations communautaires et décentralisation)
(J.O. du 07/07/07) JPEG - 129.8 ko

Né en avril 1973, il est diplômé de l’IEP Paris, en études européennes politiques et administratives au Collège d’Europe (Bruges) et est titulaire d’un DESS Droit de l’Exportation (Paris V). il débute comme chargé de mission pour les études générales et les affaires internationales au cabinet de François Léotard, président de l’UDF (1996-1998), avant de rejoindre Bruxelles comme assistant parlementaire de Bernard Lehideux et coordinateur de la délégation française du groupe au Parlement européen (1998-1999), puis comme collaborateur de Jean-Louis Bourlanges (2000-2001), députés européens et assistant senior au Collège d’Europe (2000-2002).
François Decoster a été Conseiller technique chargé des relations avec le Parlement européen au cabinet de Noëlle Lenoir, Ministre déléguée aux Affaires européennes (2002-2003), puis chargé d’études pour les affaires internationales, les questions européennes et la défense au groupe Union Centriste (UC) du Sénat (2003). Il a été conseiller diplomatique de Gilles de Robien, Ministre de l’Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer (2003-2005), poste qu’il garde auprès de Gilles de Robien quand celui-ci est nommé Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (2005-2007). Il est maître de conférences à l’IEP de Paris, chargé de cours à l’IEP de Lille et professeur à l’École Supérieure des Affaires de Beyrouth.
François Decoster a été Vice-président national du Mouvement des jeunes répulicains (1993-1998), puis des jeunes UDF (1998-200). Il est actuellement conseiller municipal à St-Omer depuis 1997, leader de l’opposition municipale, et également Président de l’association Idées projets Saint-Omer (IPSO) et vice-président de Saint-Omer Développement. Il participe activement à la vie politique locale et les "petites guerres" de politiciens allant jusqu’à des accusations de subtilisation de discours... [28]
En 2009, il tente sa chance à la session 2009 du concours d’Inspecteur Académique - Inspecteur Pédagogique Régional mais échoue sans aller plus loin que les admissibilités. En mars 2010, il est en 6ème position sur la liste UMP qui se présente aux élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais. La liste est battue dans le Pas-de-Calais mais il obtient tout de même un siège de conseiller régional du groupe Majorité présidentielle.

Bibliographie : La politique européenne des transports, La Documentation Française, Collection Réflexe Europe.

François Bonaccorsi
Conseiller pour la mise en œuvre de la réforme des universités
(J.O. du 14/09/07) Bonaccorsi

François Bonaccorsi a quitté le cabinet de Pécresse selon l’arrêté du 22 septembre 2010 (NOR : ESRB1023258A publié au JORF n°0222 du 24/09/2010, texte n° 53) pour prendre la direction du CNOUS (Centre national des œuvres universitaires et scolaires) au 22 septembre 2010 (Décret du 22 septembre 2010 | NOR : ESRB1017426D publié au JORF n°0221 du 23/09/2010, page 17289, texte n° 36). Il prend la suite de Jean-François Cervel, qui a rejoint l’IGAENR (inspection générale de l’administration de l’Education nationale et de la Recherche).

Né en 1950, il est titulaire d’une Licence de lettres en littérature italienne et d’une maîtrise de linguistique (Aix en Provence, 1972). Il a été gestionnaire du C.R.O.U.S. de Lyon (1982) puis directeur du C.R.O.U.S. de Saint-Étienne (1988)., Lille (1992) et Paris-Ouest (1996-2001). Il est inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) 2ème classe depuis octobre 2001 et devient Correspondant académique de l’académie de Poitiers de 2002 à 2007. Par décret du 28 juin 2010, Bonaccorsi est nommé inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche de 1re classe (1er tour).

Il co-écrit les rapports sur :

Fonction non occupée
Conseiller chargé de l’innovation et des relations avec les entreprises

Par l’arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009244A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 54), cette fonction de conseiller chargé de l’innovation et des relations remplace celle de conseiller en charge des relations avec les entreprises.

Ancien titulaire de la fonction :

  • Olivier Chéret (du 15/07/09 au 08/11/10)

Biographie d’Olivier Chéret

JPEG - 17.7 ko Olivier Chéret est diplômé de HEC et pendant son cursus de 1999 à 2003, il a été successivement responsable du site Internet d’Essilor pour l’Asie-Pacifique (juin 2000-août 2000), chargé de mission au bureau Veritas UK à Londres (mars 2003-juin 2003), contrôleur de gestion en charge du siège et des investissements chez Lafarge à Manille (Philippines) (septembre 2001-juin 2002).
Suite aux ateliers que la société McKinsey & Company [29] effectue régulièrement à HEC (Comme le 16/03 de cette année avec un atelier Entretiens de recrutement dans le conseil) , il accède au poste de chef de projet dans cette société au sein de son agence parisienne (2003-2008).
Puis, il se lance dans la politique en devenant Conseiller technique chargé du tourisme (février 2008-mars 2008), puis des filières industrielles auprès du secrétaire d’État chargé de la consommation et du tourisme, puis secrétaire d’État chargé de l’industrie et de la consommation, porte-parole du gouvernement, Luc Chatel (mai 2008-juin 2009). À la mi juillet 2009 (Arrêté du 15/07/09, NOR : ESRB0915765A, publié au JO n°167 du 22/07/09 texte n° 48), Olivier Chéret est nommé au sein du cabinet de Valérie Pécresse. Il est mis fin à ses fonctions au 8 novembre 2010 (Arrêté du 08/11/10, NOR : ESRB1028357A, publié au JO n°260 du 09/11/10 texte n° 30).

  • Marie-Hélène Aubry (du 13/06/08 au 22/07/09)
    Conseillère en charge des relations avec le monde économique

Biographie de Marie-Hélène Aubry

Née en juillet 1964, GIF - 5.1 ko
Marie-Hélène Aubry estdiplômée de Sciences Po Paris et titulaire d’une maîtrise de droit. Elle a rejoint le cabinet de Valérie Pécresse en mai 2008. Elle a été maire d’Orsay de 1995 à 2008, conseillère régionale d’Île-de-France, membre de la commission des lycées et de l’Enseignement supérieur de 1998 à 2004 et, entre autres, attachée parlementaire, entre 1990 et 1995.
3e Vice-Présidente de la CAPS (Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay) Marie-Hélène Aubry UDF a également présidé le SIOM d’ORSAY (Syndicat des ordures ménagères). L’attribution de plusieurs marchés publics ont été jugés illégaux par la justice.

Marie-Hélène Aubry a été le 1er maire d’Essonne qui s’est fait passer la bague au doigt le 31 décembre 1999 dans sa mairie. [30]

Non occupée
Conseiller sciences, technologies et espace

Ancien titulaire de la fonction :

  • Edouard de Pirey (J.O. du 07/07/07 puis 31/07/08 pour la "promotion" de Conseiller technique à Conseiller

Biographie d’Édouard de Pirey

JPEG - 10.5 ko Édouard de Pirey est né en 1976. Il est Ingénieur des mines, ancien élève de l’École Normale Supérieure (Ulm) et Agrégé de mathématiques. Il a été entre 2003 et 2006 directeur de l’industrie, des mines et de l’énergie de la Nouvelle-Calédonie. Il est entre 2006 et 2007 à la direction du budget du Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie, chargé du secteur de l’énergie. Tout d’abord Conseiller "technique", il est promu Conseiller le 31 juillet 2008.
Il est le principal coordinateur du ministère pour l’écriture du projet de décret de contrat doctoral unique en relation avec Yves Fau, chef de projet.

Édouard de Pirey demande à partir du cabinet à compter du 1er novembre 2009 (JORF n°0241, 17/10/2009, texte n° 72 | Arrêté du 16/10/2009 ; NOR : ESRB0922789A). Il rejoint le 2 novembre 2009 Valeo [31] en tant que Directeur de la Stratégie et du Plan [32]. Aux propos de Jacques Aschenbroich, Directeur général de Valeo, sur l’arrivée De Pirey nous comprenons bien que ce dernier a bien tirer parti de sa nomination au cabinet de Pécresse comme tremplin pour sa carrière : « Je suis très heureux d’accueillir Edouard de Pirey au sein du Groupe. Sa connaissance des grands sujets d’innovation et de recherche, doublée de sa parfaite compréhension des enjeux scientifiques et industriels seront un véritable atout pour le Groupe. Je suis persuadé que son arrivée permettra à Valeo de poursuivre et de renforcer la vision stratégique du groupe axée sur l’innovation, le renforcement de notre portefeuille de produits et de technologies, et le développement en Asie et dans les pays émergents ».

Nicolas Sennequier est nommé à la succession d’Édouard de Pirey mais en étant "rétrogradé" au rang de conseiller technique comme l’a été de Pirey avant le 31/07/2008 (plus d’information sur Sennequier ci-dessous avec les conseillé techniques).

Amaury Fleges
Conseiller technique orientation, formation et insertion professionnelle
Arrêté du 18/11/2010 (JORF n°269 du 20 novembre 2010, texte n° 36 | NOR : ESRB1029050A) JPEG - 11 ko

Né en 1966, Amaury Fleges est de formation littéraire : ancien élève d’Henry IV et de l’École Normale Supérieure (1985), agrégé de lettres classiques (1988) et docteur en Lettres modernes [33]. Avant de rejoindre le cabinet, il était chargé de mission auprès du Délégué interministériel à l’orientation depuis 2008. La délégation interministérielle à l’orientation a pour mission d’organiser les actions de l’État dans les domaines de l’information sur les métiers, l’orientation scolaire, la préparation à l’emploi et de l’insertion professionnelle des jeunes, dans les établissements d’enseignement supérieur. Il a occupé les mêmes fonctions auprès du Directeur général de l’enseignement supérieur depuis 2007. Auparavant, il a enseigné en collège et à l’université.

Amaury Fleges a effectivement changé de trajectoire de carrière en 2004 en quittant définitivement l’enseignement pour être affecté à la Division des affaires sociales d’un rectorat, sur des fonctions correspondant à un emploi de catégorie C. Pour connaître en détail son parcours, voici les propres mots de Fleges lui-même interviewé par Rémi Boyer de l’association Aide aux Profs pour le N°110 de Le Système (Rubrique : Seconde Carrière) :

Quel a été votre parcours professionnel jusqu’ici ?

« Après des études de Lettres à l’ENS Ulm, j’ai été reçu à l’agrégation de lettres classiques en 1988. J’ai alors passé un DEA et exercé une année dans un college aux États-Unis. En 1992, j’ai obtenu un poste d’allocataire moniteur normalien à l’université de Tours. Détaché en 1994-95 auprès du ministère des Affaires étrangères comme attaché linguistique à l’université de Pise, j’ai dû revenir en France pour des raisons familiales et ai été affecté dans un collège en Seine Saint-Denis, à Aulnay-sous-Bois. J’ai alors enchaîne entre 1995 et 2005 plusieurs postes dans des établissements classés ZEP, avec une année intermédiaire à l’université de Dijon, car j’ai poursuivi dans l’intervalle une thèse de lettres modernes sur « les recueils collectifs de poésie funéraire à la Renaissance », soutenue en 2000 au Centre d’études supérieures de la Renaissance de l’université de Tours. JPEG - 11.3 ko

Comme je souhaitais prendre de la distance par rapport à l’enseignement, je ne me suis pas porté candidat à un poste de Maître de conférences, Après avoir continué d’exercer quelque temps en collège en m’interrogeant sur les reconversions possibles (on commençait à parler alors de « seconde carrière »), j’ai sollicité un entretien auprès du DRH de l’académie de Créteil, Louis Masliah, à qui je suis encore aujourd’hui reconnaissant de m’avoir donné ma chance. Je lui ai indiqué que je ne souhaitais plus enseigner et que j’étais prêt à repartir du bas de l’échelle pour m’engager dans une seconde carrière.

A la rentrée 2004, j’ai été affecté à la Division des affaires sociales du rectorat, sur des fonctions correspondant à un emploi de catégorie C. J’ai néanmoins conservé mon statut de professeur avec l’indice correspondant.

La suite de l’interview biographique d’Amaury Fleges (cliquez ici pour dérouler le texte)

Mes collègues du service chômage m’ont accueilli avec beaucoup de gentillesse et m’ont accompagné dans la découverte des procédures administratives. J’ai beaucoup appris cette année-là, professionnellement et humainement J’ai eu l’occasion de démontrer que je n’avais pas de problèmes relationnels ni psychologiques et que j’étais non seulement employable mais désireux de m’intégrer à mon nouvel environnement professionnel. Cela n’a sans doute pas été étranger à la proposition qui m’a été faite en octobre 2005 de rejoindre le service communication du rectorat, dont j’ai pris la direction un mois plus tard, au moment des incidents dans les banlieues.

Je ne connaissais rien alors à la communication. J’ai dû m’adapter très vite à l’exercice d’un nouveau métier et au rythme assez particulier du travail en cabinet. J’ai occupé cet emploi jusqu’en septembre 2007, avant de rejoindre le recteur Bernard Saint-Girons à la Direction générale de l’enseignement supérieur. Je l’ai suivi en septembre 2008 quand il a été nommé Délégué interministériel à l’orientation. »

Lorsque vous travailliez à la Division des affaires sociales, quelles étaient vos responsabilités ?

« J’instruisais des dossiers de demande d’allocation de retour à l’emploi pour les personnels en fin de contrat. Il s’agissait de recevoir les intéressés, de réceptionner les pièces de leur dossier, de calculer l’indemnisation à laquelle ils pouvaient prétendre et d’assurer le suivi administratif de leur dossier (réception des attestations Assedic, mises en paiement, transmission à la Trésorerie Générale, envoi de courriers, etc.). Cet emploi m’a permis de découvrir le fonctionnement d’une administration et, de façon plus générale, celui des services académiques. »

Quelles ont été vos missions lorsque vous étiez responsable du service de la communication du Rectorat de Créteil ?

« Les fonctions de responsable de communication d’un rectorat comprennent deux volets : la communication externe et la communication interne. La première consiste à gérer les relations avec les medias, qui représentent une charge de travail importante dans une académie comme Créteil, souvent placée au premier plan de l’actualité (avec les dossiers de l’égalité des chances, de l’éducation prioritaire, de la violence scolaire, etc.) et située à proximité de Paris – ce qui permet aux journalistes des grands medias nationaux d’être très vite sur place. J’ai beaucoup apprécié la relation avec la presse quotidienne régionale, qui repose sur une forme de partenariat : le journaliste a besoin d’accéder à l’information ; l’institution, de communiquer sur son action. C’est une relation exigeante et complexe, fondée sur la confiance et le respect mutuel (l’indépendance du journaliste et le devoir de réserve du fonctionnaire), qui requiert un certain sens politique. J’ai beaucoup appris au cours de ces deux années au « service com », où j’avais également en charge la communication interne : revue de presse quotidienne, newsletter, gestion du site académique, suivi des déplacements du recteur, reportages, etc. Le responsable de communication est en relation avec l’ensemble des services et les chefs d’établissement, qui souhaitent porter leur action à la connaissance du public et de leurs collègues. Il joue en permanence un rôle d’interface entre les différents acteurs et partenaires de l’académie. Sa position au sein du cabinet du recteur lui permet d’avoir connaissance de la plupart des sujets relatifs aux politiques éducatives et au fonctionnement des services. Au plan personnel enfin, la rencontre avec Bernard Saint-Girons a été décisive. Je lui dois d’avoir réussi, au moins partiellement, ma reconversion. Je lui dois aussi la découverte, à travers les missions qu’il m’a confiées, des problématiques de l’enseignement supérieur et de l’orientation tout au long de la vie.

À la DGES, quelles sont vos attributions ?

« Mes fonctions de chargé de mission consistaient pour l’essentiel à assurer l’interface entre le cabinet de la ministre et les services, à gérer, en relation avec son secrétariat, les rendez-vous et les déplacement du directeur et à suivre de plus près certains dossiers. Cela m‘a permis de me familiariser avec le monde de l’enseignement supérieur à un moment clef, celui de la mise en œuvre de la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités. La DGES constitue à cet égard un merveilleux observatoire. »

Actuellement, que faites-vous auprès du DIO, Bernard Saint-Girons ?

« Je suis différents dossiers relatifs à l’orientation scolaire et professionnelle et à l’insertion des jeunes. J’ai eu l’occasion de travailler en particulier sur la prévention du décrochage scolaire, le renforcement de l’orientation active et l’évolution des formations supérieures professionnelles courtes, notamment les BTS. Là encore, j’apprends beaucoup, sur les différents sujets auxquels travaille la délégation comme sur la mise en œuvre des politiques interministérielles. »

Puisque l’administration est ce qui vous plaît, pourquoi avoir commencé par être enseignant ?

« En fait, j’ai moins passé l’agrégation pour devenir professeur, que je ne suis devenu professeur après avoir passé l’agrégation. C’était la conclusion naturelle d’un cycle d’études, en même temps qu’une voie d’accès à l’enseignement supérieur. Pour autant, j’ai toujours entretenu un rapport complexe avec l’enseignement, peut-être parce que je suis issu d’une famille d’instituteurs et de professeurs très investis dans leur activité professionnelle et pour qui la réussite scolaire – la mienne en particulier – était déterminante J’ai ainsi consacré une bonne part de mon adolescence aux études. Après l’agrégation et la thèse, j’ai éprouvé le besoin de prendre de la distance, de m’éloigner un peu de l’École, dont j’avais le sentiment de n’être jamais vraiment sorti. J’étais attiré par Science Po et l’ENA – disons le service public en général, et l’administration en particulier. Je redoutais peut-être aussi certains aspects du métier d’enseignant, pour lequel j’éprouve par ailleurs un grand respect : un certain caractère répétitif, la solitude peut-être aussi… Un professeur, même s’il s’entend bien avec ses élèves et ses collègues, est souvent seul : face à la classe, quand il prépare ses cours, quand il corrige ses copies... J’avais envie, je crois, d’un travail présentant un caractère plus collectif… »

Avez-vous eu des collègues qui ont réalisé aussi une seconde carrière ?

« Assez peu. Certains préparaient l’ENA, d’autres travaillaient dans une maison d’édition, puisque un enseignant peut exercer une activité parallèle qui découle de la nature de ses fonctions. J’ai rencontré peu d’enseignants qui voulaient quitter définitivement leur métier ; beaucoup, en revanche, n’envisageaient pas de l’exercer toute leur vie. La difficulté est de franchir le pas. »

Quelles compétences pensez-vous détenir ?

« Au cours de ma formation initiale, j’ai acquis des capacités rédactionnelles et me suis toujours intéressé à la vie publique et aux institutions. Par la suite, j’ai eu l’occasion d’approfondir ma connaissance du fonctionnement de l’administration de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ainsi que des politiques éducatives ; j’ai également appris à encadrer une équipe, notamment à Créteil, et développé des compétences relationnelles. J’ai pris confiance en moi, sans cesser pour autant de me remettre en question. »

Quelles compétences sont nécessaires pour réussir une carrière dans l’administration ?

« Avant tout la curiosité, qui est plus une qualité qu’une compétence, la capacité d’adaptation et, pour les personnels qui s’engagent dans une seconde carrière, une certaine d’humilité ; la loyauté, enfin, qui n’exclut pas l’esprit critique, mais limite parfois son expression : les différentes fonctions que j’ai exercées impliquaient toutes un devoir de réserve, qui me paraît au demeurant naturel de la part d’un agent du service public. »

Pourquoi à votre avis existe-t-il un fossé entre l’administration et les enseignants qu’elle gère ?

« Les enseignants ne s’intègrent pas toujours facilement dans l’administration. Certains ont une assez haute opinion d’eux-mêmes et de leur capital culturel ; l’exercice de leur métier ne les a pas préparés à s’inscrire dans une structure hiérarchique ; ils ont enfin du mal à renoncer à ce qu’ils considèrent parfois comme des « droits acquis », en matière notamment d’obligations de service ou de congés. L’administration, de son côté, adopte souvent une attitude de méfiance à l’égard de personnels qu’elle considère comme étant en situation d’échec. Certains parlent de « bras cassés », sans qu’il soit toujours possible de leur donner tort. Pour ma part, je n’ai pas eu à souffrir de cette incompréhension réciproque, dans la mesure où je souhaitais réellement m’engager dans une carrière administrative ; il ne s’agissait pas d’une solution de repli, mais d’un choix délibéré, dont j’étais prêt à assumer les conséquences. »

A ce stade, Aide aux Profs pense que la difficulté qu’a l’enseignant à se projeter dans une seconde carrière, c’est le fait qu’il l’imagine définitive, sur un même poste, puisque dans le cadre de ses fonctions, le fonctionnement de la mutation peut le conduire s’il le souhaite à enseigner toute sa vie dans le même établissement. A contrario, dans l’administration, on ne reste pas toute sa vie sur le même poste, il faut se renouveler régulièrement. C’est aussi l’analyse que dresse François Muller dans son intervention lors de notre conférence-débat sur les secondes carrières le 21 novembre 2009 au Salon européen de l’éducation et que vous pouvez visionner à partir de la page d’accueil du portail de l’association Aide aux Profs, ainsi que celles des autres intervenants : http://www.aideauxprofs.org

Êtes-vous satisfait de votre évolution de carrière ?

« Oui, mais rien n’est jamais acquis. Il faut toujours faire ses preuves. J’ai du reste conservé mon statut d’enseignant, bien qu’étant affecté à l’administration centrale. »

Que conseilleriez-vous à un professeur tenté par une seconde carrière « hors de la classe » ?

« De se renseigner sur l’ensemble des possibilités qui lui sont offertes et d’élaborer un projet personnel. Suivre une formation peut être utile ; la voie la plus simple est en définitive celle du concours. Il faut être motivé, faire ses preuves à chacun des emplois occupés. Il ne faut pas non plus trop tarder à changer de voie. Une fois la décision prise et le projet mûri, il faut agir, et non remettre sans cesse au lendemain sa réalisation. Le champ des possibles tend à se réduire au fil des ans, la disponibilité aussi. Il est plus facile de demander un mi-temps ou une mise en disponibilité pour préparer un concours à trente ans qu’à quarante. »

Interview publiée le 15 février 2010

Auteur de « “Je ravie le mort”. Tombeaux littéraires en France à la Renaissance » , La Licorne, no 29, 1994, p. 71-142 ; "Le tombeau des l’Aubespine : Autour du manuscrit 1663 de la Bibliothèque Nationale" (Revue La Licorne, Numéro 29, 2005)

Ancien titulaire de la fonction :

  • Claude Boichot, Conseiller chargé de la formation et de l’orientation (J.O. du 01/07/2009 au 02/05/2010)

Biographie de Claude Boichot

Claude Boichot est né le 17/12/1943. JPEG - 4.7 ko Titulaire d’une agrégation de sciences physiques (1967), Claude Boichot commence sa carrière à la faculté de sciences de Dijon avant de bifurquer vers l’enseignement secondaire. En 1971 et 1972, il est professeur dans des lycées d’Autun et de Beaune (Côte d’Or) puis à partir de 1973 et jusqu’en 1992, il est professeur de sciences physiques en MP au lycée Carnot de Dijon (Côte d’Or). Membre du jury d’agrégation de sciences physiques durant 5 ans, il devient en 1992 professeur de sciences physiques en MP au lycée Henri IV de Paris avant d’être nommé inspecteur général de l’Éducation nationale (Igen), et depuis 2002, chargé de mission auprès de tous les ministres de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur (Darcos, Fillon, Robien, Pécresse), sur les classes préparatoires aux grandes écoles (CPGE).
Membre du jury d’agrégation de chimie, il est une première fois chargé de mission auprès du ministre de l’Éducation (François Bayrou) sur le champ des CPGE. En chimie ou sciences physiques, Claude Boichot continue de présider les jurys de concours (Capes, agrégation, Supélec-Centrale). Doyen du groupe sciences physiques et chimiques de l’Igen (1999-2005), il copilote de 2003 à 2004 le groupe thématique « Supérieur » de l’Inspection générale et de l’IGAENR. Depuis 2006, il est assesseur du doyen de l’Igen. Sous le ministère Robien, c’est lui qui s’est occupé d’intégrer les CPGE dans le système LMD et de réfléchir à la diversification sociale en prépa, ce qui lui fera dire sur les prépa : « le système fonctionne comme une colonne à distiller, plus ségrégative que sélective » [34]
Avec un objectif présidentiel de 30% de boursiers dans les classes préparatoires d’ici 2010 (23% en 2008), la logique suivie par Boichot est de considérer qu’il y a de l’autocensure et un manque d’estime de soi chez les lycéens de milieux modestes. Il veut inciter les élèves à "oser la prépa" et va jusqu’à souhaiter que cette citation de Sénèque soit affichée dans tous les lycées : « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas, c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » [35].
Derrière cette démagogique idée de pousser les élèves des classes moyennes vers les études supérieures en générales, il est facile de comprendre les intentions premières du gouvernement : éviter la sclérose des grandes écoles voire accroître leurs rangs en ouvrant le recrutement plus largement, progresser dans la phagocytose de l’Université ces grandes écoles (relire le rapport Philip intitulé "Quels nouveaux partenariats construire entre les Universités et les Grandes Écoles ?" du 7 novembre 2008) et leur accorder des moyens pour y parvenir de manière "discrète". Pour y parvenir, Boichot a imaginé un astucieux système : Les cordées de la réussite. Lancé en grande pompe par Pécresse et Fadela Amara le 18 novembre 2008, il est présenté comme "Un label créé pour promouvoir l’égalité des chances et la réussite des jeunes face à l’entrée dans l’enseignement supérieur." en instituant "un partenariat entre des établissements de l’enseignement supérieur (grande école, université ou lycée à classes préparatoires) et des lycées situés dans des quartiers prioritaires. Ce partenariat peut prendre la forme d’actions multiples comme le tutorat, l’accompagnement académique et scolaire, l’accompagnement culturel ou l’internat. Il vise à guider les élèves qui en ont la motivation et les capacités vers des parcours d’excellence.". Ce dispositif est en partenariat avec des entreprises et est doté de 2 millions d’euros... De plus comme finalement le communiqué du ministère fini par rappeler l’objectif des 30 % de boursiers dans les prépa, on se doute que la cible ne sont pas les jeunes qui se destinent à des études universitaires ! Boichot essaie bien de cacher le pot-au rose comme le 24 septembre dernier lors d’un débat le 24 septembre 2008 à Nantes où il intervenait en poussant la démagogie : "Ce que je souhaite pour mon pays, c’est réussir la synergie de toutes les forces post-baccalauréat". Il va même jusqu’à contredire des chiffres que même Pécresse admet : "On [Marie Drucker dans le Droit d’inventaire] nous disait qu’un étudiant à l’Université coûte 7 300 euros par an et 13 560 euros en classes préparatoires. Mais c’est une malhonnêteté ! Comment sont construits ces indicateurs ? Vous divisez l’ensemble des engagements budgétaires de l’État et des collectivités que vous divisez par le nombre d’inscrits. Mais l’inscrit n’est pas forcément présent ! Le volume d’étudiants effectifs peut varier de 50 % en cours d’année… Quand vous divisez la manne publique par le nombre d’assidus, on tourne autour de 11 000 euros pour un étudiant de l’Université. Noircir le tableau de l’Université, ce n’est pas rendre service à ceux qui y vont. " Décidément il a bien sa place au sein du cabinet de Pécresse qui est elle aussi une grande habituée de la contradiction de chiffres qui reflète la réalité et pas celle que veut faire avaler à l’opinion le gouvernement. Tout de même, se dire universitaire et ne pas avoir connaissance du nombre d’étudiants par professeurs en cours magistral ou en TD à l’Université qui va de deux à trente fois plus qu’en prépa et grandes écoles !

Claude Boichot est Chevalier de la Légion d’Honneur, Officier dans l’Ordre national du Mérite, Officier dans l’Ordre des Palmes académiques.

Arrivé le 1er juillet 2009 au cabinet de Pécresse (Arrêté du 01/07/09, NOR : ESRB0917828A publié au JO n°0178 du 04/08/09, texte n° 77), il demande à partir au 2 avril 2010 (arrêté du 2 avril 2010 ( NOR : ESRB1009236A) publié au Journal Officiel du 16 avril 2010 (JORF n°0089 du 16 avril 2010 texte n° 48).

Les nouvelles fonctions de Boichot ne sont pas encore connues mais nous ne manquerons pas de vous informer vers quelles fonctions plus intéressantes il s’est envolé. En tout cas, il continue à promouvoir "les cordées de la réussite" comme se fut le cas le 7 juin 2010 à l’École Supérieure de l’Éducation nationale de Poitiers lors de journées de formation des Inspecteurs d’académie-Inspecteurs pédagogiques régionaux [36].

Nicolas Castoldi
Conseiller en charge des sciences humaines et sociales, des discours et de la prospective
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009246A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010 texte n° 52)
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Né en 1981, il entre en classe préparatoire au Lycée Henri IV à Paris après avoir obtenu un baccalauréat général au Lycée Alain à Alençon. Il est ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (2001), agrégé de philosophie (2004), diplômé de l’IEP Sciences Politiques de Paris (2005, Master affaires publiques). Il occupait les fonctions d’administrateur du Sénat depuis 2007, affecté à la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, en charge de l’enseignement scolaire. Il enseigne en tant que Maître d Conférence l’ « Histoire et droits des États » dans le cadre du cours magistral de J. PIicq également à l’IEP de Paris depuis 2006 [37] . Il a été Professeur en classes préparatoires économiques et sociales (2ème année) au lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris (2005-2007).

Il a contribué à deux livres pédagogiques de dissertations avec analyse et commentaires sur les thème de la Science (juin 2006) [38], de La beauté (juin 2008) [39], La Vie (22 juin 2009) [40] ainsi qu’un livre collectif sur « L’action : thème de culture générale 2007-2008 » (juin 2007).
Dans le cadre d’une interview accordée au journal L’Humanité, Nicolas Castoldi a répondu au sujet de l’Université : « La première vocation des universités, c’est d’assurer aux étudiants qu’ils aillent jusqu’en maîtrise, d’offrir des DESS compétitifs sur le marché et d’attirer les chercheurs, explique Nicolas Castoldi, professeur à l’ISP. La préparation aux concours [de l’École Nationale de Magistrature] n’est pas la priorité, les facs rechignant à investir pour deux étudiants reçus chaque année. » [41]. Le 21 décembre 2005, Nicolas Castoldi publie un article dans le monde intitulé « Ni anges ni démons ». Résumé de l’article : Nicolas Castoldi, Variations bergsoniennes sur l’idée de droit. Les Deux sources de la morale et de la religion proposent une philosophie du droit tout autant qu’une philosophie morale. Il s’agit donc de dégager et de formuler les liens qui unissent de manière implicite ces deux registres du discours philosophique de Bergson. Il sera alors possible de comprendre comment cette dernière a pu irriguer la pensée de René-Jean Dupuy et la compréhension inédite qu’il propose d’un droit international public marqué par la clôture ou l’ouverture à l’humanité. [42]

Tout d’abord nommé Conseiller "technique" pour les discours et la prospective du 23 juin 2009 au 2 avril 2010, Castoldi et sa fonction ont été promus au titre de Conseiller de la ministre.

Laurent Probst
Conseiller pour les affaires financières et immobilières
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009240A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 53)
Laurent Probst

Né en 1977, Laurent Probst est admis à l’école Polytechnique en 1998 (JO n°252 3010/98, arrêté du 24/08/98) et en sort diplômé en 2001. Puis, il intègre l’École nationale des Ponts et Chaussées le 16 octobre de la même année et est nommé ingénieur des ponts et chaussées à compter du 1er septembre 2003. Pendant cette période de juillet 2002 à août 2003, il est coordonateur de projets dans la société ADPingénieurie [43]. Probst est également titulaire d’un master « Economic Regulation » de la London School of Economics et Political Science.
Il était chef de la mission du financement des infrastructures puis de la mission intermodale d’expertise des partenariats public-privé et à la direction générale de la mer et des transports au ministère de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire. De juillet 2004 à mai 2007, il est mis à la disposition du secrétariat général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne pour occuper le poste d’adjoint au chef du secteur « Transports et politique régionale », poste au sein du secrétariat général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne (Texte non paru au Journal officiel émis par la Direction du personnel, des services et de la modernisation, NOR : EQUP0410329X).
À partir de juillet 2007, Laurent Probst occupe à la fois (et sans le mentionner sur son profil de sa page LinkedIn) un poste au ministère des Transports en tant que Chef de la mission du financement des infrastructures de transports et est associé Pharmaceuticals & Life Sciences Leader chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg et soutien la philosophie de cette multinational avec des textes comme celui-ci :
Don’t underinvest in research ! What is the return on investment for research ? Is it 10, 20, 50, or perhaps 100 percent ? More than you may think… Many discussions as to the relevance of research, its large financial requirements, its benefits for the economy and the society have been held lately in the political and business circles in Europe and Luxembourg. But what does all this actually mean ? (...). Laurent Probst est toujours actif au sein de PricewaterhouseCoopers Luxembourg comme l’atteste ses propos au 23 avril 2010 dans le communiqué de presse intitulé "L’étude HealthCast de PricewaterhouseCoopers prédit un système de santé à venir moins bureaucratique, plus personnalisé et centré sur les patients"
Nommé Conseiller technique en charge des affaires immobilières au cabinet de la ministre à compter du 27/07/09 (Arrêté du 9/04/09, NOR : ESRB0908106A, publié au JO n°0088 du 15/04/09 texte n° 44), Laurent Probst est promu au 2 avril 2010 à sa position actuelle.

Quelques mots sur l’Opération Campus : La privatisation des établissements pénitenciers et l’opération CAMPUS sont deux opérations immobilières mais toutes deux juteuses pour le privé et désastreuses pour le publique. Le tout obéit à une seule logique...

Jean Marie Brinon
Conseiller aux affaires réservées
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°0105 du 06/05/2010, texte n° 55)
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Né en 1959, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section service public) et titulaire d’un diplôme d’études approfondies de fiscalité et de finances publiques (Paris II). Il est nommé sur proposition du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie quelques semaines avant l’élection présidentielle, contrôleur général économique et financier au tour extérieur (de 1ère classe). Il était auparavant chef de cabinet (2004-2005), puis directeur du cabinet (2006-2007) de Henri Cuq, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Il a occupé la fonction de chef de cabinet de Jean-François Mattei, ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées (2002-2004), de Franck Borotra, président du conseil général des Yvelines (1999-2002), de Guy Drut, ministre de la jeunesse et des sports (1995-1997), de Roger Romani, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Sénat et les rapatriés (1993-1995). Pour ces deux derniers cabinet de ministères, il a été tout d’abord chef de cabinet adjoint dans un premier temps : bras droit de François Werner chez Drut et de Copé chez Romani. C’est d’ailleurs Copé qui a suggéré Brinon pour le poste de chef de cabinet.

Alix de la Coste
Conseillère technique pour les Sciences du vivant et les biotechnologies
Arrêté du 13 septembre 2010 (NOR : ESRB1011504A | JORF n°0216 du 17/09/2010, texte n° 47)
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Début de prise de fonction : 15 septembre 2010.

Née en 1970, Alix de La Coste a fait une thèse en cancérologie sous la direction d’Axel Khan (1995-1999), actuel président de l’université Descartes (Paris V), au sein du laboratoire de Génétique Moléculaire à l’Institut Cochin (Paris). Après avoir soutenu sa thèse en 1999, elle rejoint l’Institut Pasteur à Paris pour y être chercheur contractuel (post-doctorant) de 2000 à 2004 [44] Elle est membre fondateur en mai 2002 de l’association STAPA (Association des Jeunes Chercheurs de l’Institut Pasteur ou StaPa pour Stagiaires de l’Institut Pasteur) dont elle sera la présidente de 2002 à 2003.
Après son post-doc elle entre à l’INSERM à la fonction de Chargée de mission Infrastructures au département Animation et Partenariats Scientifiques (DAPS) qui s’occupe de la programmation, l’animation et la gestion de projets de recherche. Au sein du Comités d’interface qui organise des colloques et participe à la mise en place des Programmes nationaux de recherche (PNR) [45], elle est également responsable de la section "Plates-formes de Recherche". Elle représente la France de par sa fonction à l’European Strategy Forum on Research Infrastructures (ESFRI) qui est un groupe de réflexion stratégique qui a reçut la mission de rédiger une feuille de route européenne (roadmap ESFRI) sur les besoins en infrastructure de recherche européenne [46]. Elle occupe également un poste dans l’administration du GIS « IBiSA » (Infrastrutures en Biologie Sante et Agronomie) qui été créé en mai 2007 [47].

Ancien titulaire de la fonction :

  • Jean-Christophe Dantonel (du 25/07/07 au 03/05/2010)

Biographie de Jean-Christophe Dantonel

Né en 1971, diplômé de l’École Normale Supérieure (1996), JPEG - 2.5 ko il est titulaire d’une thèse en sciences biologiques (université de Strasbourg, 1999) et d’un MBA de l’Institut d’Études Politiques de Paris (2005). Il était chargé de recherche en oncologie à l’Inserm (2001-2004). Depuis 2006, il était chef de projet en recherche clinique au Département de la Recherche Clinique et Thérapeutique de l’Inserm.

Jean-Christophe Dantonel représente le ministère au sein du Comité de suivi du Plan "Alzheimer et maladies apparentées" 2008-2012.

Sur sa demande, Jean-Christophe Dantonel quitte le cabinet de Pécresse à compter du 3 mai 2010 (Arrêté du 29 avril 2010 (NOR : ESRB1011506A.
Jean-Christophe Dantonel rejoint le Commissariat général à l’investissement en charge de la mise en œuvre du grand emprunt national. Il a comme mission dans l’équipe du commissaire général à l’investissement René Ricol de prendre en charge le dossier de la santé biotech.

Fonction non occupée
Conseiller technique Sciences humaines

La fonction est pris en charge par Nicolas Castoldi (Cf. ci-dessus) (Arrêté du 18/11/2010, JORF n°269 du 20/11/2010).

Ancien titulaire de la fonction :

  • Bénédicte Durand (du 07/07/07 au 17/06/2009)

Biographie de Bénédicte Durand

Il est mis fin, à compter du 17 juin 2009, JPEG - 1.4 ko aux fonctions exercées par Mme Bénédicte Durand, conseillère chargée des sciences humaines, appelée à d’autres fonctions. (Arrêté du 23 juin 2009 | JORF n°0144 du 24 juin 2009 texte n° 120). Elle réintègre le cabinet du MESR un peu moins d’un an après à la fonction de directrice adjointe du cabinet, en charge de l’enseignement supérieur (Arrêté du 2 avril 2010). Informations supplémentaires ci-dessus.

Carole Moinard
Conseiller technique en charge de la vie étudiante
(J.O. du 07/07/07)

Fonction supprimée au profit d’un fusion avec celle de conseillère sociale remplie par Carole Moinard elle-même au 15/09/2009 (voir ci-dessus)

Laurent Probst
Conseiller technique en charge des affaires immobilières

Nommé Conseiller technique en charge des affaires immobilières au cabinet de la ministre à compter du 27/07/09 (Arrêté du 9/04/09, NOR : ESRB0908106A, publié au JO n°0088 du 15/04/09 texte n° 44), Laurent Probst est promu au 2 avril 2010 à la position de conseiller pour les affaires financières et immobilières (Cf. ci-dessus).

Ancien titulaire de la fonction :

  • Julie de Roujoux (du 30/10/07 au 09/04/2009)

Biographie de Julie de Roujoux

Julie de Roujoux, née en 1978, est ingénieur des ponts et chaussées, ancienne élève de l’École Polytechnique et diplômée de l’École de d’architecture de Marne-la-Vallée. Elle a été, depuis 2004, chef de projet puis directrice de programme à l’Agence de maîtrise d’ouvrage des travaux du Ministère de la Justice, en charge d’opérations judiciaires et pénitentiaires. Elle quitte le cabinet de Pécresse au 9 avril 2009 (publié au JO du 10/04/09)

Nicolas Castoldi
Conseiller technique pour les discours et la prospective
(Arrêté du 23 juin 2009 | JORF n°0149 du 30 juin 2009 texte n° 31 | NOR : ESRB0913568A )

Castoldi et sa fonction ont été promus au niveau de conseiller et non conseiller "technique". (Informations supplémentaire ci-dessus).

François Alter
Conseiller technique chargé des sciences, de la technologie et de l’espace
Arrêté du 18/11/2010 (JORF n°0269 du 20/11/2010, texte n° 36 | NOR : ESRB1029050A) JPEG - 10.1 ko

Né en 1978, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieur (Cachan, mathématiques, 1998-2003), ingénieur des Mines (École nationale supérieure des Mines de Paris, 2003-2006). Il passe un DEA de mathématique (géométrie algébrique) à l’UPMC (Paris 6) en 2001. Alter est doctorant en Mathématiques appliquées à l’ENS Cachan de 2002 à... 2007. 5 ans ! La ministre doit être embarrassée, elle qui prône les doctorats en 3 ans. Comme beaucoup de normaliens, il est agrégé (en mathématiques). Il a peu fait de recherche académique à l’ENS Cachan car il a plus œuvré dans la R&D pour Clairies Technologies [48] d’octobre 2003 à novembre 2004 (Gestion de projet "Airbus A400M) et Microsoft Research Asia de novembre 2004 à octobre 2005 ("Mission about the financial and economical crisis in the main countries" [49]). Il était Chef du Département des partenariats de la valorisation au Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche depuis septembre 2009. Auparavant, il a été chargé de mission auprès du député Jérôme Chartier (UMP) pour une mission confiée par le Premier ministre sur l’évaluation consacrée aux conduites adoptées par les principaux États face à la crise d’août 2006 à août 2009. À cette même période (mars à juillet 2009), il a occupé les fonctions d’adjoint au chef de la division développement industriel à la DRIRE Ile de France.

Il est clair que son école doctorale (ED) a été plus que conciliante vu son parcours pendant son doctorat sur 5 années. Nombre de doctorants ont été beaucoup plus pressés (ordonnés voir menacés pour être plus juste) de soutenir rapidement par leur directeur d’ED.

Ancien titulaire de la fonction :

  • Nicolas Sennequier
    • Conseiller chargé des sciences, de la technologie et de l’espace (du 26/10/09 au 07/11/2009) ;
    • Conseiller technique chargé des sciences, de la technologie et de l’espace (du 07/11/09 au 18/11/2010).

Biographie de Nicolas Sennequier

Né en 1972, JPEG - 21.1 ko il est élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en Chimie de 1991 à 1996, puis de 1996 à 1999 à l’École nationale des Mines en droit et économie (analogue à un MBA) d’où il sortira Ingénieur des mines en 1999[Arrêté du 7 décembre 1999 portant attribution de diplômes d’ingénieur des mines]. En parallèle, il effectuera un Doctorat en chimie à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) en Chimie organique et biochimie de 1993 à 1997 [50]

Tout fraichement reçu Ingénieur des Mines, Nicolas Sennequier devient le Chef de la Division Technique et Nucléaire à la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) de Marseille (septembre 1999 à janvier 2003). Il est chargé d’encadrer le contrôle réglementaire des installations nucléaires, des véhicules, des équipements sous pression et des instruments de mesure. Début 2003, il est nommé Directeur Délégué à l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne où il restera jusqu’en avril 2007. Après cela, Sennequier franchis le pas du secteur privé et devient Directeur industriel du groupe de chimie fine Minakem en Allemagne (Minakem Leuna, avril 2007 à septembre 2008), puis en France (octobre 2008 à octobre 2009) [51]


Olivier Costes
Conseiller technique communication et web
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009644A | JORF n°0105 du 06/05/2010, texte n° 57)
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Né en 1978, titulaire d’un DESS de Droit et de Science politique (Paris X), il a rejoint en 2007, la cellule Communication et presse au cabinet de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Il était chef de projet à la délégation à la communication au ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (2006-2007). Il était auparavant chargé de mission au sein de la cellule parlementaire au cabinet de Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche (2005-2006).

Fonction non occupée
Chargée de mission, suivi de l’opinion et des affaires réservées

Ancien titulaire de la fonction :

  • Magali Lamir (du 07/07/07 au 02/01/2010)

Biographie de Magali Lamir

Née en 1978, JPEG - 5.6 ko Magali Lamir est diplômée de l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes. Elle a été responsable des marchés de communication au SIRPA-Gendarmerie (Service d’information et des relations publiques des Armées) et chargée de mission au sein de la cellule relations extérieures du cabinet militaire du Ministre de la Défense. Elle était chargée de communication au Service d’Information du Gouvernement depuis 2005.
Elle est actuellement Directrice de la Rédaction du site http://www.nouvelleuniversite.gouv.fr
Mémoire de Master : La réorganisation du service d’information gouvernementale : restructuration de la dernière chance (2006-2007) ?

Annoncé après coup par un arrêté en date du 17 février 2010 (NOR : ESRB1004621A, publié au JORF n°42 du 19 février 2010, texte n° 68), il a été mis fin aux fonctions de Magali Lamir à compter du 2 janvier 2010.

Anne-Sophie Beauvais
Conseillère pour les relations avec les élus et les affaires parlementaires
(J.O. du 07/07/07) JPEG - 10.7 ko

Née en 1978, elle est titulaire d’une maitrise d’histoire, diplômée de l’Institut d’Étude Politiques de Paris et de l’École supérieure de commerce de Paris-ESCP. Elle a été la assistante parlementaire de Valérie Pécresse, députée des Yvelines, d’avril 2002 à mai 2007.
Elle a été Responsable des relations presse du club de réflexion « Dialogue & Initiative » présidé par Jean-Pierre RAFFARIN, de mars 2005 à juin 2006. Elle est maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris depuis février 2006.
Elle a été à la Direction de la stratégie et du développement de Sciences Po en tant que Directrices des Relations avec les Anciens et la levée de fonds

Co-anime en 2008 des conférences consacrée aux coulisses de la vie politique pour le Master affaires publiques de Sciences Po. Une conférence intéressante :

Conférence n°14 : Gérer des coups durs – 11 juin 2008
Cas pratique : Imaginer la stratégie du ministre de l’Enseignement supérieur au moment des blocages des universités

Fonction non occupée
Attachée parlementaire

Ancien titulaire de la fonction :

  • Aurélie Andrieux
    Chargée de mission sur les questions médicales (du 07/07/07 au 02/01/2010)
    Attachée parlementaire (du 16/01/08 au 16/07/2009)

Biographie d’Aurélie Andrieux

Née en 1982, Aurélie Andrieux est diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Rennes, Aurélie Andrieux est titulaire d’une L3 de géographie ( Rennes 2) et d’un DESS Administration du politique de l’Université Panthéon-Sorbonne (Paris 1) [52]. Assistante parlementaire des députés Bernard Deflesselles, député des Bouches-du-Rhône, et Pierre-Louis Fagniez, deputé du Val de Marne, puis de la sénatrice Gisèle Gautier, sénatrice de Loire-Atlantique ( 2006-2007). Elle a participé à la rédaction de nombreux rapports notamment sur la bioéthique, le dossier médical personnel et l’intégration de l’épreuve de lecture critique d’article à l’Examen national classant. Elle a rejoint le cabinet de Valérie Pécresse en mai 2007 comme chargée de mission sur les questions médicales.
En 2011, Aurélie Andrieux est candidates aux cantonales dans la circonscription Montélimar 1 (Drôme).


  • Erell Renouard (du 17/07/09 au 06/05/2010)

Biographie d’Erell Renouard

Née en 1983, elle appartient à une ancienne famille châtillonnaise, puisque son arrière grand-mère était dèjà châtillonnaise. PNG - 24 ko Diplômée d’un DEUG de lettres modernes et d’un master de Sciences politiques à l’Université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines en 2007, Erell Renouard est membre du Parlement Européen des Jeunes. En mars 2008, elle s’engage pour les élections municipales auprès de Jean-Pierre SCHOSTECK et l’Union Pour Châtillon.
Erell Renouard est alors élue de Châtillon (92), conseillère communautaire et membre de la commission des finances. De plus elle est également déléguée suppléante de Jacques FONTAINE au SEDIF pour la circonscription de Châtillon. À l’UMP, elle occupe toujours actuellement un poste de chargée de mission au sein du Pôle Relations avec les élus. En 2009, en qualité de membre du Comité UMP de la 12ème circonscription des Hauts de Seine, elle est responsable d’un bureau de vote lors des primaires régionales de l’UMP à Châtillon qui se sont déroulées du 16 au 22 mars 2010. Erell Renouard a travaillé en tant qu’assistante parlementaire de Valérie Pécresse, Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, et a ensuite rejoint son cabinet au Conseil régional d’Ile de France où elle suit les questions de logement, d’action sociale et d’aménagement du territoire.Elle est nomée au cabinet de Pécrese au 17 juillet 2009 (Arrêté du 17/07/09, NOR : ESRB0915783A publié au J.O. n°0167 du 22/07/09, texte n° 49). Une promotion au ministère suite à la victoire de Pécresse aux primaires UMP pour les régionales de l’Ile de France ?

Selon l’arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009222A) publié au Journal Officiel (JORF n°89 du 16 avril 2010 texte n° 50), Il est mis fin, sur sa demande, à compter du 5 avril 2010, aux fonctions d’attachée parlementaire de Mlle Erell Renouard au cabinet de la ministre, appelée à d’autres fonctions. Pas d’information pour l’instant sur sa destination professionnelle à part un engagement auprès de Jean-Paul BOULET [53], Adjoint au Maire de Châtillon délégué à l’Éducation et aux Transports, comme suppléante pour les prochaines élections cantonales du mois de mars 2011.


Chargé de mission
(J.O. du 07/07/07)

Ancien titulaire de la fonction :

  • Jean-Sébastien Pilczer (du 07/07/2007 au 31/08/20007)

Biographie de Jean-Sébastien Pilczer

Jean-Sébastien PILCZER est normalien (ENS, Ulm, Paris 5e) et énarque (ENA, concours externe, Promotion « Simone Veil », 2004-2006)/ Il est conseiller au tribunal administratif de Paris et à la cour administrative d’appel. Pilczer est également maître de conférence en droit public à Sciences Po Paris et à l’université de Paris-Dauphine.

Sur sa demande, Jean-Sébastien Pilczer quitte le cabinet à compter du 31 août 2007 (JO n°206 du 6/09/2007, texte n° 60 - Arrêté du 5/09/2007)
Au 1er mai 2010, Jean-Sébastien Pilczer, est nommé conseiller technique au cabinet du secrétaire d’État chargé des affaires européennes (Arrêté du 01/05/2010, NOR : MAEC1012148A, JORF n°0113 du 18/05/2010 texte n° 42)

Fonction non occupée
Chef du secrétariat particulier

Ancien titulaire de la fonction :

  • Murielle Descout (du 07/07/2007 au 20/10/20008)

Biographie de Murielle Descoutr

Née en 1962, elle a été assistante du chef de cabinet du Secrétaire d’État à l’assurance maladie puis Ministre de la santé et des solidarités (2004-2007).

Il est mis fin, sur sa demande, aux fonctions exercées par Mme Murielle Descout en qualité de chef du secrétariat particulier au cabinet de la ministre à compter du 20 octobre 2008 (JO n°0247 du 22/10/2008, texte n° 51 - Arrêté du 21/10/2008, NOR : ESRB0824751A)


Sur le site du Ministère (les infos officielles)

Pour avoir une idée des rémunérations des conseillers de la ministre, lire : Les conseillers des cabinets ministériels, un job « précaire » ou « privilégié » ?

Nommés par le MESR à la tête de commissions, comités ou chargés de mission :

  • Jean-Marc Schlenker, président du Comité de suivi de la loi sur l’autonomie des universités (LRU)

Jean-Marc Schlenker, 42 ans, professeur de mathématiques (université Toulouse 3), a été nommé président du comité de suivi de la loi LRU, le 2 février 2011 (Arrêté du 01/02/2011, NOR : ESRS1102665A, publié au JORF n°28 du 03/02/2011 page 2204, texte n°72. Il était devenu membre du comité en janvier 2010. Polytechnicien, le professeur a débuté sa carrière en 1995 comme maître de conférences à l’université Paris-Sud (Orsay), avant de rejoindre l’université Paul Sabatier en 2000 (voir son CV).

Le comité de suivi de la LRU a rendu son rapport annuel le 3 février 2011.

Ancien président du comité de suivi :

Biographie de Claire Bazy-Malaurie

Claire Bazy-Malaurie est également présidente de chambre à la Cour des comptes et rapporteur général du comité du rapport public et des programmes. Les différentes fonctions qu’elle a exercées au sein de la haute administration ont fait d’elle une spécialiste reconnue des établissements publics et en particulier des universités à l’évaluation desquelles elle a participé en tant que membre du Comité national d’évaluation (C.N.E.) (2000-2004).
Par décision du 31 août 2010, du président de l’Assemblée nationale, Mme Claire BAZY-MALAURIE est nommée membre du Conseil constitutionnel en remplacement de Jean-Louis Pezant, décédé le 24 juillet 2010. Source : JORF n°0203 du 2 septembre 2010


Composition du Comité :

    • Jean-Marc Schlenker, président du Comité, professeur des universités en mathématiques à l’Université Toulouse 3.
    • Gilbert Knaub, ancien président d’université, professeur des universités à l’université de Strasbourg (nouveau membre) ;
    • Daniel Renoult, doyen honoraire de l’Inspection Générale des Bibliothèques (nouveau membre) ;
    • Guy-René Perrin, professeur des universités à l’université de Strasbourg (nouveau membre) ;
    • François Mazon, directeur du développement d’une société informatique (nouveau membre) ;
    • Françoise Bevalot, professeure des universités en sciences pharmaceutiques à l’Université de Franche-Comté ;
    • Laurent Bigorgne, agrégé d’histoire, directeur général de l’Institut Montaigne ;
    • Gilbert Casasus, professeur des universités à l’Université de Fribourg, vice-président du Centre d’études européennes ;
    • Jacques Delpla, économiste, membre du conseil d’analyse économique ;
    • Nicole Le Querler, professeure des universités en linguistique française à l’Université de Caen, présidente du conseil d’administration du centre national des œuvres universitaires et scolaires ;
    • Véronique Morali, présidente de la commission « Dialogue économique » du Mouvement des entreprises de France.
    • Philippe Wisler, secrétaire général de l’Institut national de recherche pédagogique. Membres désignés par le Parlement
    • Françoise Guégot, députée ;
    • Jean-Pierre Soisson, député ;
    • Philippe Adnot, sénateur ;
    • Jean-Léonce Dupont, sénateur

  • Edouard Husson, rapporteur des travaux du Conseil pour le développement des humanités et des sciences sociales (et secrétaire général) présidé par Marie Claude MAUREL (Directrice d’études à l’EHESS et Directrice du CEFRES, Centre Français de Recherche en Sciences Sociales, Prague) [54]

Edouard Husson a été assistant à l’Université Robert Schuman (1995-1998), maître de conférences à l’Université Paris-Sorbonne (2001-2009) et chargé de cours magistral au 1er cycle franco-allemand de Sciences Po (campus de Nancy) (2001-2009). Il est actuellement professeur à l’Université de Picardie-Jules Verne, où il enseigne l’histoire des relations internationales et des conflits contemporains.
Il a été chercheur à l’Institut für Zeitgeschichte de Munich (1999-2001), chercheur invité au Center For Advanced Holocaust Studies de Washington (en 2005 et 2006). Il a co-fondé le CERRESE (Centre Européen de Ressources pour la Recherche et l’Enseignement sur la Shoah à l’Est)
Edouard Husson est ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, agrégé d’histoire et docteur de l’Université Paris-Sorbonne. Tous les détails de son CV à lire ici.


  • Joël GUERVENOU, chargé de mission à la FNCAS

Vice-président Politique Sociale à l’UBO (Université de Bretagne Occidentale), Guervenou est chargé de mission depuis le 1er janvier 2011 auprès du MESR dans le cadre de son mandat de 1er Vice-président chargé des relations extérieures à la FNCAS (fédération nationale des structures d’action sociale de l’enseignement supérieur - www.fncas.org).

Illustration de l’article de Rollier Jean-Luc (26/01/08)


[1] Les cabinets ministériels et du 1er ministre comportent au total 637 personnes dont 55 pour celui de Fillon, 426 pour ceux des 20 Ministres et 156 pour les 19 cabinets de Secrétaires

[2] Cellules souches et choix éthiques "Rapport au Premier ministre", Pierre-Louis Fagniez, Ed. La Documentation-Française, Coll. Des rapports officiels, 2006.
Résumé : La loi relative à la bioéthique de 2004 devait être révisée en 2009 : le contexte a-t-il changé depuis ? Faut-il modifier substantiellement la législation actuelle ? Dans son rapport, Pierre-Louis Fagniez s’interroge sur des sujets d’actualité scientifique et politique brûlants pour éclairer, à travers les exemples d’autres pays du monde, la réalité des recherches, la nature des questions éthiques soulevées et la pertinence de notre "droit de la bioéthique". Après un état des lieux des avancées de la recherche sur les cellules souches adultes, embryonnaires et le clonage thérapeutique, il s’interroge sur le bénéfice scientifique de la promotion simultanée de ces trois voies de recherche. Enfin, il éclaire les différentes options législatives en la matière en exposant une analyse comparée des systèmes en vigueur dans les autres pays du monde et du droit international existant. Sur la base de ses constats, l’auteur présente dix recommandations conclusives. Ces propositions sont guidées par le respect du principe de dignité de l’embryon et répondent au vœu unanime de sa protection.

[3] L’Agence de BioMédecine (ABM) est apparue dans le paysage sanitaire de notre pays avec le décret d’application du 4 mai 2005. Il y est prévu que le nouvel organisme soit présidé par un directeur général dont la mission est de signer les autorisations et de délivrer les agréments des praticiens dans le champ de l’assistance médicale à la procréation et de la recherche sur l’embryon.(...) Le décret d’État précise que le directeur conduit la politique médicale et scientifique de l’ABM en concertation avec un Conseil d’orientation, sorte d’instance de délibération qui se réunit mensuellement. Celui-ci s’appuie en outre sur un Comité scientifique dont les membres sont nommés par le directeur général, lesquels ont une fonction de conseil et de proposition auprès de lui. Jusqu’ici, l’ABM est placée sous l’autorité directe du ministère de la Santé. Pierre-Louis Fagniez, conseiller auprès du ministère de la Recherche et auteur d’un précédent rapport sur la bioéthique, s’est livré ainsi à une apologie du bilan de l’Agence allant jusqu’à identifier son Conseil d’orientation à un « petit Parlement ». Marc Peschanski, directeur de l’Institut I-Stem de recherche sur l’embryon à Évry, a fait de même en félicitant ses membres pour le rôle qu’ils ont joué comme « écran protecteur des scientifiques vis-à-vis des opposants à la recherche sur l’embryon ». Il demande d’ailleurs à ce que la France exporte ce modèle novateur au sein de l’Union européenne. Est-ce pour que la biomédecine ne soit plus entravée par ceux qui osent encore faire part de leur préoccupation éthique dans l’espace public ? Déclarations qui sonnent comme un aveu particulièrement révélateur de la soumission collective de nos sociétés à la science.
Source : article de P.-O. Arduin du 29 janvier 2009 sur Liberté politique.com

[4] Ses grands-parents, juifs d’Europe centrale et de Salonique, émigrent en France à la fin du XIXe siècle. Ses parents, installés à Paris, tenaient un commerce de vêtements. Son père fut prisonnier de guerre, sa mère déportée en Allemagne. (Source : wikipedia)

[5] Autres prix : Fellow of the International Association for Cryptologic Research (2005), RSA Award for Excellence in the Field of Mathematics (2007) et Lauréat du prix Science et Défense (2008).

[6] Ingenico SA leader de solutions de paiement et de transactions sécurisées

[7] Les Échos n° 19743 du 04 Septembre 2006 • page 9

[8] Source www.newzyexecutive.fr

[9] Publié au Journal officiel du 31 mai 2008

[10] Avis à lire sur le site de l’Assemblée Nationale

[11] Sources : EducPros, Chassé-croisé de recteurs, EducPros, 08/04/2009 et Profession politique.info, Le conseil des ministres du 8 avril 2009 du 08/04/2009.

[12] Voir la sobre biographie de Daubresse sur le site gouvernemental.

[13] "Quand l’université se réveille. Tout devient possible" par Gilbert Bérézia, Ed L’Harmattan, Octobre 2008, 316 p. Bérézia a été président de l’université Pierre-et-Marie-Curie de 2001 à 2006 et est maintenant vice-président aux relations internationales de l’université Pierre et Marie Curie (UPMC)

[14] Rapport d’information n° 370 (2007-2008) de M. Jacques LEGENDRE, fait au nom de la commission des affaires culturelles, déposé le 3 juin 2008

[15] Assemblée Nationale, Commission des Finances, de l’économie générale et du Plan, Mission d’évaluation et de contrôle, Allocation des moyens des universités, Mardi 3 juin 2008, Séance de 9 h 30, Compte rendu n° 17, sous la Présidence de M. Georges Tron, Président

[16] Dossier : Valérie Pécresse lance son plan « anti-échec » à la Fac.

[17] Les arrêtés d’avril 2002 relatifs aux licences et aux masters ont prévu la mise en place de comités de suivi (article 32 de l’arrêté du 23 avril 2002 pour les licences, article 18 de l’arrêté du 25 avril 2002 pour les masters). Déjà l’article 15 de l’arrêté du 17 novembre 1999 avait également mis en place un comité de suivi pour la licence professionnelle. Ces comités de suivi font partie intégrante de la consolidation de l’architecture commune "licence-master-doctorat (LMD) " par la mutualisation qu’ils opèrent et l’examen concerté des problèmes qu’ils permettent. Ils sont composés d’un représentant de chacune des organisations membres du CNESER, de représentants des établissements et des secteurs de formation, de personnalités qualifiées. Les missions confiées aux 3 comités sont pour l’essentiel d’examiner les questions posées par le déploiement de ces nouvelles formations dans le cadre d’un schéma LMD cohérent au niveau national mais respectueux des politiques d’établissement et d’étudier les mesures nécessaires au bon déroulement de la phase de mise en place. (Source

[18] Nommée Directrice adjointe du cabinet au 9 avril 2009 (Publié au JORF le 17 avril 2009).

[19] La liste complète des points de discussion dans le CR de Génération Précaires : "Nous avons discuté de la rédaction du décret sur les stages post-cursus, la suppression de la gratification des stagiaires du social, le développement de l’alternance selon Wauquiez, qui voudrait que l’apprentissage rejoigne le stage, alors qsue nous préférerions l’inverse, qui apporterait des acquis aux stages au lieu de détruire les acquis de l’apprentissage...". À lire en intégralité sur le site de Génération Précaire].]. Deux jours après, il reçoit une délégation de six professeurs du site IUFM Antony Val de Bièvre au sujet d’une demande de moratoire d’un an à la décision de fermeture du site Antony Val de Bièvre[[Tous les détails de cette rencontre ici.

[20] Voir la sobre biographie de Daubresse sur le site gouvernemental.

[21] Fille de Claude Tyssandier et Martine Siaugues, Anne-Claire Tyssandier a un frère, Jean-Edouard, né le 7 juillet 1983.

[22] écrit avec Céline Chevarin, Kristelle Hourques, Valérie Jay et Célina Salvador

[23] Sous la direction MARTIN Michel-Louis, 2004

[24] Le Groupe du Parti Populaire Européen (EPP, Group of the European People’s Party) est le groupe le plus important au Parlement européen. Il comporte 265 membres. Fondé comme "Groupe Démocrate-Chrétien" le 23 juin 1953, en tant que Groupe politique de l’Assemblée Commune de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA), le Groupe a toujours joué un rôle majeur dans la construction de l’Europe. Le Groupe a changé de nom, devenant le "Groupe du Parti Populaire Européen" (Groupe Démocrate-Chrétien) en juillet 1979, immédiatement après la première élection au suffrage universel direct du Parlement européen, puis le "Groupe du Parti Populaire Européen (Démocrates-Chrétiens) et Démocrates Européens" en juillet 1999. Après les élections européennes de juin 2009, le Groupe a repris le nom de ’Groupe du Parti Populaire Européen (Démocrates-Chrétiens)’. Le Président depuis 2007 est Joseph Daul (UMP). Plus d’infomations sur le site web http://www.eppgroup.eu.

[25] http://www.a-collaborateurs-deputes...

[26] Polytechnicien et ingénieur au Corps des mines, Bruno Bensasson a démarré sa carrière professionnelle en 1998 à la direction régionale de l’industrie, de la recherche et de l’environnement de Basse Normandie en tant que chef de la division des installations nucléaires. En 2002, il intègre la Direction générale de la sureté nucléaire et de la radioprotection où il occupe jusqu’en 2004 les fonctions de directeur de cabinet du directeur général. Il est conseiller technique chargé de l’environnement, des nouvelles énergies et du nucléaire auprès du ministre délégué à l’industrie de 2004 à 2006. Il est ensuite conseiller technique chargé de l’industrie, de l’environnement et des transports à la Présidence de la République jusqu’en mai 2007. Il intègre ensuite le groupe Suez et est actuellement Directeur économie, prix et marché au sein de la Direction stratégie et développement durable de l’entreprise GDF Suez. Il est également membre du conseil scientifique de la fondation Fondapol (fondation pour l’innovation Politique)

[27] 20 pages, 3 € | Mai 2009 | ISBN 978-2-91761332-0| Téléchargeable ici

[28] Article du 13 janvier 2009 dans la Voix du Nord

[29] McKinsey & Company est un cabinet de conseil auprès des directions générales, leader mondial dans son secteur. Le cabinet aide un vaste éventail d’organisations, privées ou publiques, à améliorer leur performance et leur compétitivité, via des missions de stratégie, d’organisation ou d’efficacité opérationnelle.
McKinsey est largement reconnu au niveau mondial comme le cabinet le plus influent et prestigieux de l’industrie du conseil. En 2007, pour la cinquième année consécutive, McKinsey a été classé à la première position du classement Vault des cinquante plus grands cabinets mondiaux, et a été jugé l’employeur post-MBA le plus attrayant par les diplômés des dix programmes MBA les plus sélectifs. Toujours en 2007, seize CEO d’entreprises mondiales cotées à plus de 2 milliards de dollars étaient des anciens de McKinsey & Company, classant l’entreprise comme la plus fertile en futurs CEOs (classement USA Today 2008).
McKinsey compte parmi ses clients 93% des 100 premières entreprises mondiales, ainsi que plus de 50 gouvernements. La firme participe également à un certain nombre de projets pro bono pour des organisations humanitaires. Forbes a estimé le chiffre d’affaires de l’entreprise à 4,37 milliards de dollars pour 2007.

Un aspect parfois controversé des pratiques de McKinsey est le refus d’accorder l’exclusivité à ses clients, créant la possibilité pour des équipes différentes de consultants de travailler pour des concurrents directs, ce qui pourrait en théorie poser une question de conflit d’intérêt. Néanmoins, le cabinet exige un très haut niveau de confidentialité à l’intérieur même de l’entreprise, les consultants n’ayant pas le droit de discuter des détails de leurs missions avec les membres d’autres équipes. Les consultants n’ont également pas le droit de servir deux entreprises concurrentes dans un intervalle de temps inférieur à deux ans, parfois plus.
La firme est également souvent critiquée pour son culte du secret. La confidentialité des clients est maintenue même chez les alumni, et en conséquence il est difficile d’évaluer rigoureusement la liste des clients du cabinet, ses éventuelles réussites et erreurs. McKinsey a été présenté comme le cabinet de conseil en stratégie exclusif de Enron et Worldcom, deux multinationales ayant connu des faillites retentissantes (et frauduleuses) en 2001 et 2002.
Le côté très élitiste du recrutement est lui aussi parfois controversé.

[30] Le deuxième étant Manuel Valls, député-maire PS, qui se marie en sa mairie d’Évry le 1 juillet 2010 (avec Anne Gravoin, violoniste émérite, bien connue dans le monde de la musique classique).

[31] Valeo est un Groupe indépendant entièrement focalisé sur la conception, la fabrication et la vente de composants, de systèmes intégrés et de modules pour les automobiles et poids lourds. Valeo compte parmi les premiers équipementiers mondiaux. Le Groupe emploie 52 500 collaborateurs dans 27 pays dans 119 sites de production, 22 centres de Recherche, 38 centres de Développement et 10 plates-formes de distribution (données fournies par Valeo).

[32] Communiqué de Valeo du 27/10/2009

[33] "Les Tombeaux littéraires en France à la Renaissance, 1500-1589", thèse de doctorat, Université de Tours, 2000.

[34] Ascenseurs pour l’élite par Delphine Saubaber, publié le 06/10/2005 dans L’Express

[35] Propos recueillis par Sylvain Pack dans Les prépas s’ouvrent, Challenges 25/01/2007

[36] "L’esprit des « Cordées de la Réussite ». Discours de Claude Boichot à l’École Supérieure de l’Éducation nationale de Poitiers lors de journées de formation des Inspecteurs d’académie-Inspecteurs pédagogiques régionaux (lundi 7 juin 2010)

[37] Deux cours : un à l’Institut d’études politiques de Paris (Semestre de printemps 2006-2007) et l’autre à l’Institut d’études politiques de Paris (Semestre de printemps 2008-2009). Quelques exemples de titres des conférences : La toute-puissance de l’État, Incarner l’Etat, Les instruments de la puissance de l’État, La loi et le contrat : comment faire naître une norme au XXIe siècle ?, Fondements ou limites de la puissance de l’État : l’État libéral en question, L’État totalitaire, un concept inutile ?, La République ou les Républiques ?, L’idéal démocratique, Unité du peuple, unité de l’État, L’Union européenne, laboratoire du cosmopolitisme ?, L’État et ses serviteurs : technocratie et bureaucratie

[38] La science : 20 Dissertations avec analyses et commentaires sur www.amazon.fr

[39] 20 dissertations avec analyses et commentaires sur le thème La beauté à voir sur www.amazon.fr

[40] La Vie : 20 Dissertations avec analyses et commentaires sur www.amazon.fr

[41] Article paru le 1er juillet 2005 | L’Humanité | Pour devenir juge, il faut payer

[42] Extrait : Disqualifier les grands hommes pour leurs fautes, c’est déposséder l’histoire de son humanité. Comme l’écrivait Hegel, « il n’y a pas de héros pour son valet de chambre, non point parce que le premier n’est pas un héros, mais parce que le second est un valet de chambre. » On aimerait que cette formule célèbre soit adaptée à la vague de critiques suscitée par l’anniversaire de la bataille d’Austerlitz. Mais ce à quoi nous avons aujourd’hui affaire n’est pas le fruit de l’histoire vue de l’antichambre. Il s’agit d’une tendance de plus en plus forte à exiger des grands hommes la preuve de leur grandeur et de leurs vertus, et à les vouer aux gémonies lorsqu’ils échouent à l’examen de passage.

[43] Société à responsabilité limitée (SRL) ; 51-200 employés ; secteur Génie civil

[44] Unité de Recombinaison et Expression Génétique, Inserm U163 qui est devenu dans cette période l’unité de Biologie des Populations Lymphocytaires.

[45] Les PNR associent recherche fondamentale, clinique, thérapeutique et en santé. Ils regroupent par thématiques des partenaires publics et privés : organismes de recherche (CNRS, INSERM, ...), universités, hôpitaux, agences sanitaires, associations caritatives et fondations, industriels, ...

[46] L’ESFRI est un groupe a été initié en avril 2002 et qui rassemble des représentants des 25 États-membres, 7 pays associés et 1 représentant de la CE

[47] Les membres actuels du GIS sont l’INSERM, le CNRS, l’INRA, le CEA, l’INRIA, l’INCa (Institut National du Cancer), la CPU (Conférence des Présidents d’Université), et les deux directions du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche la DGRI et la DGES

[48] Clairis Technologies] "expert en conception et développement de produits industriels" dans le secteur de l’aéronautique.

[49] Source : page linkedIn de François Alter http://fr.linkedin.com/pub/fran%C3%... .

[50] Laboratoires d’accueil : Mansuy (CNRS & Université Paris V) et Stuehr (Cleveland Clinic Foundation) ; publication des résultats de recherche dans 6 articles de revues internationales à comité de lecture.

[51] Voir le [communiqué de Minakem-France du 26 septembre 2008].

(JORF n°0252 du 30/10/2009, texte n° 97 | Arrêté du 23/10/2009

rectificatif publié JORF n°0259 du 7/11/2009, texte n° 47 | Arrêté du 23/10/2009 (rectificatif)

Il est l’auteur de "Les Satellites de Télécommunication" paru en 2000 aux éditions Presse Universitaire de France (PUF)[[Résumé : Ces satellites constituent l’une des réussites de notre siècle, la décennie 1990 ayant été particulièrement féconde. L’auteur présente les aspects essentiels de ces satellites : technique, acteurs de ce domaine, applications. Huit chapitres consacrés successivement aux aspects techniques des satellites de télécommunication, aux acteurs du domaine et, enfin, à leurs applications en téléphonie, en télédiffusion et en transmission de données.

[52] À lire sa note de synthèse intitulée "Quels sont les acteurs qui expriment et développent les idées utilitaristes en matière d’immigration, en France et en Europe, depuis les années 90 ?", TERRA-Ed., Coll. "Synthèses", déc. 2005.

[53] Source : http://jean-paulboulet.blogspirit.c...

[54] La composition du CDHSS à lire ici.



Commentaires

Logo de Sami
mercredi 7 mai 2014 à 15h23 - par  Sami

Je redécouvre le cabinet de l’époque avec de l’étonnement car à l’époque je ne savais pas qu’il était composé de tant de personnes ... bon à savoir pour l’avenir. En tant que connaisseur de l’islam, je m’intéresse à tout.

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jeudi 14 mars 2013 à 14h32 - par  Pierre6

Bien que couramment connecté, je ne vous connaissais pas, et je vous suivrai, dorénavant. Pierre responsable l’analyse sur les reformes isf

vendredi 23 novembre 2012 à 08h56

La firme participe également à un certain nombre de projets pro bono pour des organisations humanitaires. Forbes a estimé le chiffre d’affaires de l’entreprise à 4,37 milliards de best essays discount

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mardi 22 novembre 2011 à 05h12 - par  jardin

Faites de votre maison un foyer avec salon de jardin, parcourir la boutique en ligne et acheter maintenant !

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samedi 3 septembre 2011 à 12h34 - par  Jack

la plus part des gens de son cabinet on fait des études de commerce. Ils devraient penser à se recycler et à se mettre dans le e-commerce, ça marche bien en ce moment. Je peux leur donner des bonnes adresses => agence e-commerce

Logo de imarion
mardi 5 juillet 2011 à 19h17 - par  imarion

...la réponse est simple. Si les collaborateurs ont des véritables talents payés à prix fort, c’est sans doute pour mieux masquer l’incompétence de nos ministres qui en ont, beaucoup nous l’ont prouvé : aucun. Mme Pécresse est en train de se noyer dans des effets de style et une propagande soap qui nous fait perdre du temps et sans intérêt. Elle nous avait habitué à mieux.download torrents

Logo de BREJON Patrick
jeudi 21 janvier 2010 à 17h46 - par  BREJON Patrick

A la bienveillante et aimable attention de M Coulhon et de Mme le ministre de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur

Je recherche activement et imperturbablement un Directeur de Recherches et une Université d’acceuil pour pouvoir développer de plusieurs recherches, ayant abouties suite à 20a de réflexion et restant à formaliser et à mettre à disposition des décideurs et chercheurs, ceci au travers d’un Doctorat en Traitement Analytique de données ( But : prévisons et plus encore cf écologie prospective etc ). je suis enseignant en ALM d 1 an au moins ( 3 ans pour un Doctorat ) ; Je n’ai eu aucune réponse actuellement à mes mails, ni du Recteur de l’Académie de Lille, ni du DRH, ni des présidences de Lille1 et de Valenciennes, ni des Directeurs de L UFR et du Labo Painlevé de Lille1 ( ce dernier rencontré personnellement en présence de mon épouse qui me soutient ), ni de celui du LAMAV Vals, ni de M Coulhon ( mail ), malgré la remise du tout début de mes travaux ; des premiers contacts ont été pris avec la Belgique et la Suisse ; une demande de Poste adapté est en cours ( PALD ou PACD ) ; de ce projet, coût pour l’érat 0 et bénéfice maximum sur tous les plans.
Mes coordonnées : M Bréjon Patrick 7 rue des iris 59680 Ferrière la grande ; Tél 0327652564 : patrick.brejon sfr.fr ; cv sur Iprof ; né le 16011948 ; ingénieur SupMéca 1972 mention bien et distinction spéciale unique ; DUT GEII Vals 1995 CAPET 1995 ; enseignant en Technologie collège depuis 1996 ; chercheur indépendant depuis 20ans.
Dans l’attente d’une réponse, et ayant fait une copie de cette requête pour Matignon et l’Elysée en cas de non-réponse,
Veuillez agréer Madame le Ministre, Monsieur le Conseiller , l’expression de ma plus haute considération et de ma plus grande espérance. le 21012010

Logo de Anonyme
jeudi 9 avril 2009 à 00h08 - par  Anonyme

Charte de bonne conduite vis-à -vis du journal Le Monde :
http://universitesenlutte.wordpress...

Décryptage du traitement du Journal Le Monde sur les mobilisations anti-réformes Pécresse :
http://www.acrimed.org/article3118.html

Télécharger l’affiche "Le Monde ment ! boycott !" au format pdf pour la diffuser :
http://boutros.oxyhost.com/LeMonde.pdf

Logo de Avrel
mardi 3 février 2009 à 22h19 - par  Avrel

envois nous un mail
on est partant...

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Brèves

Geneviève Fioraso lance à Grenoble ses premières initiatives

mercredi 23 mai 2012

C’est aux terres grenobloises que Geneviève Fioraso, nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a réservé hier [22 mai 2012] sa première sortie officielle en région. Là même où elle a tissé, durant des années, les mailles de l’écosystème innovant grenoblois. (...)

[Extrait] Résoudre la précarité des techniciens de laboratoire

« Malgré le contexte budgétaire difficile, il faut trouver une solution à la situation précaire de certains personnels de techniciens dont l’expertise est indispensable à leur laboratoire. »

Sur le Web : Source : Le Dauphiné

EU: Presidency seeks to expand Erasmus

Tuesday 6 September 2011

UWN | 04 September 2011 | Issue: 187 | Brendan O’Malley

The Polish presidency of the European Union is planning to expand the Erasmus student and staff exchange programme to non-EU countries on its eastern and southern borders.

Barbara Kudrycka, the Polish Minister for Higher Education, said on Tuesday: "We would very much like to see a widening of the Erasmus-scheme to non-EU countries, not only our Eastern neighbors but also for example the ones in the southern neighbourhood. In my view, the best diplomats for countries are students and scientists."

She was speaking at the 22nd European Students’ Convention in the Polish city of Lazy on Tuesday, a four-day event organised by the European Students Union, the umbrella organisation of 45 national unions of students from 38 European countries.

Kudrycka has previously called for all students from Eastern Partnership countries - Armenia, Azerbaijan, Belarus, Georgia, Moldova and Ukraine - to be given the opportunity of studying in EU countries. (...)

La belle perle de Wauquiez

lundi 4 juillet 2011

Wauquiez démarre fort au MESR : la hausse du ticket du CROUS (écrasant le vote du CNESER) et seuls 3 lauréats aux IdEX. Une belle perle au passage lors d’une interview par Philippe Jacquet du Monde :

"Les investissements d’avenir doivent permettre d’aider QUELQUES-UN de nos pôles universitaires à affronter le XXIe siècle et les grandes universités mondiales"

Les autres se débrouilleront seuls ! Plusieurs universités sont déjà dans le rouge malgré la pluie de milliards !

Sur le Web : Lire sur Le Monde

Baroin rabote les opérateurs publics

lundi 13 décembre 2010

Interview de François Baroin, ministre du Budget, par le JDD, 12 décembre 2010

JDD : Le Parlement adoptera cette semaine le budget de l’État pour 2011. Vous devez maintenant mettre en œuvre la rigueur. Quelles seront vos premières décisions ?
Baroin : « Il est très important que l’État commence par montrer l’exemple lui-même. Nous avons engagé la réduction de son train de vie. Je réunis demain les directeurs des 497 opérateurs publics [Pôle emploi, Office national des forêts, Commissariat à l’énergie atomique, musée du Louvre, Météo France…] hors universités, qui doivent pour la première fois en 2011 appliquer les mêmes règles de gestion que l’État. Dès l’an prochain, un départ à la retraite sur deux ne sera pas remplacé. Je propose que leur parc de 17.000 automobiles soit réduit de près de 3.000 véhicules, que leurs achats de fournitures soient progressivement diminués de 10% et que leurs superficies immobilières soient ramenées à 12 m² par agent. Nous leur interdirons par ailleurs de recourir à tout endettement. La rémunération au mérite de leurs dirigeants devra aussi être étendue à toute l’équipe de direction. »

Les laboratoires de recherche "hors universités" devront donc être touchés par la rigueur (CNRS, INSERM, CEA, ...). Ce n’est plus toute l’ESR qui est épargnée par les baisse de budgets mais seulement l’Université.

L’Élysée veut "réduire" les organismes de recherche

jeudi 9 décembre 2010

[Science² |09/12/2010]

Arnold Munnich, le conseiller en sciences de la santé de Nicolas Sarkozy relance l’offensive de l’Élysée contre la recherche publique. Il vient de déclarer,que les organismes de recherche allaient subir « une réduction de leur voilure » et laisser la place aux universités pour conduire la recherche.

Pour ce qui est de réduire la voilure, on sait déjà qu’en 2011 le CNRS va diminuer les dotations aux laboratoires de 11% et sabrer 25 millions d’euros dans les budgets des gros équipements.

(...)

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