Pierre-Louis Fagniez
Conseiller auprès du ministre
(J.O. 07.07.07)
Né le 6 décembre 1939 à Salies-de-Béarn (Pyrénées-Atlantiques). Agrégé de chirurgie, il est professeur de chirurgie digestive à la Faculté de médecine de Créteil (Paris XII) depuis 1981 et chef du service de chirurgie digestive à l’hôpital Henri-Mondor. Il a été élu au Conseil National des Universités (1982-2003) et assesseur du président de l’université de 1982 à 1996. Il est Membre fondateur de l’Association Universitaire de Recherche en Chirurgie, Président de la Société française de chirurgie digestive (1995-2003), puis Président de la Société nationale française de gastro-entérologie (2004). Il est membre du conseil municipal de Créteil du 19/06/1995 au 18/03/01. Il est également Conseiller Général du canton de Créteil-Nord (Val-de-Marne) depuis 2001 et Député de la première circonscription du Val-de-Marne du 17 juin 2002 à 2007 suite à la démission d’Henri Plagnol, nommé au gouvernement de l’époque. Il a été Rapporteur de la loi relative à la bioéthique (2003-2004) et Rapporteur de l’équilibre général et des recettes du Projet de loi de Finances pour la Sécurité Sociale (2007). Fagniez est également l’auteur du rapport « Cellules souches et choix éthiques » remis au Premier Ministre en juillet 2006 [2] (voir les 8 rapports législatifs et les 2 rapports d’information). Au cours de son mandant de Député, Fagniez n’a posé qu’une seule question inscrite au journal officiel concernant l’ESR (publiée au JO le 03/05/2006 | réponse publiée au JO le : 03/05/2006 page : 2783) au sujet du calendrier d’application de la LOLF.
Pierre-Louis Fagniez a fait l’apologie lors d’une audition de 17 décembre 2008 de l’Agence de biomédecine (ABM). Cette agence créée en 2005 est chargée de délivrer les autorisations et les agréments pour l’assistance médicale à la procréation et la recherche sur l’embryon. Dans son article du 29 janvier dernier, P.-O. Arduin conclue au sujet de l’ABM : "Dans un modèle ultralibéral déconnecté de toute exigence éthique, une instance comme l’Agence de biomédecine serait la structure idoine pour servir de garantie à peu de frais. En la dotant d’un pouvoir décisionnel, voire jurisprudentiel, le politique courrait l’immense danger d’abdiquer sa responsabilité et de ne plus contrôler une instance indépendante de lui. La France peut-elle accepter de laisser la science lui donner un projet ?" La position de Fagniez par rapport à cette agence donne donc à réfléchir quant à sa conception de l’éthique scientifique : ne serait-ce pas plutôt une éthique "politique" qui viendrait s’y substituer ? [3]
Faniez est également auteur d’un rapport non publié sur l’épreuve d’analyse critique d’article aux ECN (épreuves classantes nationales), en avril 2007.
Pierre-Louis Fagniez fut avant même l’élection de Sarkozy, un "sarkozyste averti" puisque capable de défendre les mesures gouvernementales les plus critiquées de sa majorité de droite comme le font actuellement tous les membres du gouvernement actuels. En exemple, sa réponse sur le blog de sa commune de Saint-Maur-des-Fossés : " Que pensez vous des évènements sur le CPE, j’ai personnellement fait grève, car je trouve qu’il y a assez de précarité comme ça dans notre pays !" Pierre-Louis Fagniez : "Le CPE était un des éléments susceptibles d’aider à sortir de la précarité mais notre majorité, trop pressée par le Premier ministre, n’a pas su trouver des explications sereines et claires. Par exemple, très peu de gens savent que le CPE a été voté de façon habituelle et que le 49.3 n’a été utilisé qu’ensuite pour voter le reste de la loi pour l’égalité des chances, qui posait peu de problèmes.". Par conséquent, il n’est pas surprenant qu’à la suite à notre entretien avec Fagniez du 24 février 2009 le communiqué du collectif PAPERA soit intitulé "Le ministère ne connait pas et n’entend pas la précarité de son personnel non titulaire !"
Anecdotique, mais pas tant que ça, la proposition de Fagniez pour rajeunir « la Marseillaise » en mettant en place un concours national auprès des jeunes.
Jacques Stern
Conseiller auprès du ministre
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°0105 du 6/05/2010, texte n° 55)
Né le 21 août 1949, son milieu familial est éloigné du monde scientifique [4]. Un professeur de mathématiques oriente cet élève abonné aux prix d’excellence vers Louis-le-Grand (après avoir été au lycée Michelet) et sa préparation scientifique ; il y prend goût à la recherche. En 1968, il entre à l’École normale supérieure (ENS) où il est reçu major à l’agrégation de mathématiques en 1971 et obtient son titre de docteur ès-sciences en 1975 par une thèse sur la théorie des ensembles. Après un séjour d’un an à l’Université de Berkeley il épouse une juriste spécialiste de droit international.
En mathématiques sa spécialité – prouver que quelque chose est impossible – n’a « aucun intérêt pratique ». Mais en cryptologie « si on peut garantir que l’adversaire est dans l’impossibilité d’accéder à des données la preuve devient utile », résume-t-il. Il contribue dans les années 1970 à l’émergence en France d’une discipline jusqu’alors essentiellement anglo-saxonne, dont le souci principal est de sécuriser les échanges de données. Alors qu’il y était depuis 1992 professeur mis à disposition par l’Université Paris 7, il y a été titularisé en 2003. Il est officier de la Légion d’honneur et docteur honoris causa de l’Academia Tehnică Militară (Bucarest). Ses travaux ont été récompensés entre autres par l’Académie des Sciences en 2003 (Prix Lazare Carnot), la médaille d’argent CNRS en 2005 puis celle d’or en 2006 [5]. Jacques Stern présidait le CA de l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) depuis 2007. Il a également été président du CA de la société Ingenico [6] à partir de juin 2007. Auparavant, il était directeur du département d’informatique de l’ENS (1999-2007), après en avoir dirigé le laboratoire d’informatique depuis 1996. Jacques Stern avait rejoint l’ENS comme professeur en 1993. Il a aussi été directeur de recherche au CNRS (1992-1993), professeur à l’université Paris-Diderot (1986-1992), maître de conférences à l’École polytechnique (1986-1998), professeur à l’université de Caen (1979-1986), maître-assistant (1974-1978) et assistant (1972-1974) à l’université Paris-Diderot.
Il a écrit en 1998 un livre de vulgarisation sur la cryptographie, La Science du secret, publié aux Éditions Odile Jacob.
Olivier Pagezy
Directeur du cabinet
(JORF n°78)
Arrêté du 31 mars 2010 (NOR : ESRB1008959A)
Né en 1969, il est diplômé de l’IEP de Paris, licencié en droit, ancien élève de l’ENA en même temps que Valérie Pécresse. De janvier 1993 novembre 1996, il est Inspecteur des Finances au Service de l’Inspection Générale des Finances du ministère des Finances. Il est devenu, en 1996, conseiller technique aux cabinets de Jacques Barrot au ministère du Travail et des Affaires sociales et d’Hervé Gaymard au secrétariat d’État à la Santé où il planche sur la réforme des hôpitaux. En juillet 1997 suite à la dissolution ratée, il se réfugie au ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, où il est chef du bureau Asie-Pacifique à la Direction des Relations Économiques Extérieures (DREE), au moment du rapprochement de la DREE avec le Trésor. À partir de novembre 1999, il est chargé de mission auprès du PDG du groupe Cegetel, de Vivendi Telecom International et de Vivendi Universal Net, avant d’être propulsé par Philippe Germond, alors PDG de Cegetel, au poste de secrétaire général du groupe Cegetel en mai 2001. Au départ simple start-up, Cegetel évolue vers un groupe fort de 8000 personnes. Pagezy est à la tâche de la mutualisation des fonctions de support, principalement pour la filiale SFR. En mai 2003, la démission de Jean-Marie Messier pousse Pegazy a intègrer le Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en tant que Directeur financier puis il passe directeur du pôle gestion et systèmes d’information du Commissariat à l’énergie atomique (CEA) en 2006 où il succède à Noël Camarcat, appelé à d’autres fonctions. Olivier Pagezy conserve tout de même le poste de directeur financier [7]. Il est également membre du conseil de surveillance du colossal groupe AREVA [8]. Il est également Président de l’Association préfigurative GIP-DFT Minatec (Groupement d’intérêt public relatif aux dispositifs de fonctionnement technique du pôle d’innovation Minatec) qui est constitué entre le Commissariat à l’énergie atomique (CEA), l’Institut national polytechnique de Grenoble (INP Grenoble) et la société d’économie mixte locale Minatec Entreprises (SEML Minatec Entreprises) [9].
Il a été auditionné en tant que représentant du CEA pour l’AVIS présenté au nom de la commission des affaires économiques, de l’environnement et du territoire sur le projet de loi de finances pour 2009 (n° 1127), TOME VI, Recherche et Enseignement Supérieur - Grands Organismes de Recherche par M. Pierre LASBORDES [10].
Le 2 mars 2009, Olivier Pagezy est nommé Directeur adjoint du cabinet de Valérie Pécresse au MESR en charge notamment des moyens et de l’évaluation (J.O. 19.02.09). Il succède à Jean-Philippe Donjon de Saint-Martin arrivé à cette fonction en 2007 (J.O. 07.07.07) et démissionnaire au 28 février 2009 (JO n°40 du 17 février 2009 texte n° 58. Ce dernier ayant été nommé Chef du service conseil à la Direction générale de la modernisation de l’État au ministère du Budget, des comptes publics, de la réforme de l’état et de la fonction publique (voir sa biographie ci-dessous).
Marié à une femme juriste à la Réunion des Musées Nationaux, Olivier Pagezy a quatre enfants.
Ancien titulaire de la fonction :
- Philippe Gillet (du 07/07/2007 au 31/03/2010)
Charline Avenel
Directrice adjointe en charge des moyens et de l’évaluation.
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009237A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 51)
Née en 1978, elle est diplômée de l’Institut d’Études Politiques de Paris (1999) et ancienne élève de l’École Nationale d’Administration (2004 - Promotion Léopold Sédar Senghor). Elle a été chargée de mission chez Philippe Laurent Consultant (Conseil financier aux collectivités locales) en 2001. Elle était administratrice à la direction du budget du Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie, chargée du suivi du ministère de l’Enseignement supérieur, puis du ministère de l’Intérieur depuis 2004. Déléguée titulaire à la SEDIF syndicat des eaux d’Île de France et conseillère
municipale à Charenton. 3 enfants.
Charline Avenel était en charge de du budget comme conseillère au sein du cabinet pendant deux années du 1er avril 2008 au 2 avril 2010. (Arrêté du 3 avril 2008, NOR : ESRB0808290A et JORF n°87 du 12/04/2008 texte n° 119) au 2 avril 2010 (Arrêté du 2 avril 2010, NOR : ESRB1009237A, JORF n°105 du 6 mai 2010 texte n° 51).
Bénédicte Durand
Directrice adjointe du cabinet, en charge de l’enseignement supérieur
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°0105 du 6 mai 2010, texte n° 55)
Née en 1970, elle est maître de conférences à l’université Paris IV-Sorbonne. Docteur en Géographie et agrégée d’histoire, elle a enseigné en collège et en Lycée (1993-1999) avant de rejoindre l’enseignement supérieur. Après deux ans passés à l’IUFM de Créteil, elle a rejoint l’IUFM des Pays-de la Loire comme Maître de conférence en 2002 (jusqu’en 2005). Elle a été conseillère technique en charge des questions de l’enseignement supérieur au Cabinet de Gilles de Robien, Ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (2005 à 2007).
Elle nommée dès le début du cabinet de Pécresse au MESR (J.O. du 07/07/07) à la fonction de Conseillère technique Sciences humaines et ce jusqu’au 17 juin 2009 (Arrêté du 23 juin 2009 | JORF n°0144 du 24 juin 2009 texte n° 120). Elle revient donc au ministère après presque une année.
Anciens titulaires de la fonction de directeur adjoint :
- Jean-Philippe Donjon de Saint-Martin (du 07/07/2007 au 28/02/2009)
- Marie-Danièle Campion (du 07/07/2007 au 08/05/2009)
En charge notamment des questions de vie étudiante et de revalorisation des carrières
- Dominique Marchand (du 17/04/2009 au 30/09/2009)
- Olivier Pagezy (du 19 février 2009 (J.O. 19.02.09) au 2 avril 2010 pour être nommé directeur de ce même cabinet (JORF n°78 |Arrêté du 31 mars 2010 (NOR : ESRB1008959A)) (Cf. ci-dessus)
(Directeur adjoint du cabinet, en charge notamment des moyens et de l’évaluation)
- Thierry Coulhon (du 08/10/2009 au 02/05/2010)
Née en 1966, elle est juriste de formation (Université Paris 1 et King’s College - Londres). Elle a passé 12 ans dans le secteur privé (édition, commerce international) avant de rejoindre la Direction des études de l’UMP où elle avait la charge du pôle développement (2003 - 2007). Elle participe avec Philippe Mangeard à la création du Cercle pour l’Optimodalité en Europe (C.O.E.) dans le cadre du Grenelle de l’Environnement. Ce "cercle" regroupe des dirigeants d’entreprise du monde des transports qui vise à l’optimisation des performances techniques, économiques et environnementales des chaînes de transport de marchandises (cf. détails dans la lettre du COE au président Sarkozy en 2007
Amie de Pécresse depuis le collège (4e), elle a été appelée dans le cabinet de la ministre dès la première heure. Comme quoi, Pécresse n’a pas oublié ses proches à sa nomination au MESR surtout quand ceux-ci sont à l’UMP !
Ancien titulaire de la fonction :
Fabrice Larché (du 07/07/2007 au 01/04/2010)
Mlle Audrey Canestrier
Chef de cabinet adjointe
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009646A | JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 56)
Née en 1973, Audrey Canestrier est titulaire d’un DEA de science politique et d’un Master communication et multimédia. Elle a été successivement la collaboratrice parlementaire de Damien Meslot député du Territoire de Belfort de 2002 à 2003 et de Bernard Murat sénateur de Corrèze de 2003 à 2005. En 2009, elle a été chargée de mission sur les politiques de jeunesse au Conseil général des Yvelines, après avoir été en charge du suivi du processus de Bologne à l’European Democrat students de 2005 à 2008.
Groupie de la première heure du candidat Sarkozy, elle était venue le soutenir pour ses "premier pas de Sarkozy en candidat ordinaire" relatés par le quotidien gratuit 20minutes le 26/03/2007. Elle est simplement étiquettée "sympathisante de 26 ans". Voir la vidéo
Pour rercharger son quota d’UMPistes des Yvelines et avoir une "spécialiste" du processus de Bologne à ses côté, Pécresse ne pouvait que nommer Audrey Canestrier à son cabinet !
Ancien titulaire de la fonction :
Fabienne Chol
Après un mois entre la signature de l’arrêté et sa publication au Journal officiel, Il est mis fin aux fonctions de chef de cabinet adjointe de Mme Fabienne Chol au cabinet de la ministre (art. 1). Elle est nommée en qualité de chef de cabinet de la ministre (art. 2) - Arrêté du 1er avril 2010 (NOR : ESRB1009239A, JORF n°0102 du 2 mai 2010, texte n° 43) (Cf. sa biographie ci-dessus)
Jean-Marc Zakhia
Conseiller pour la communication et la presse
(J.O. 07.07.07)
Né en 1967, il est diplômé de l’Université Paris IX - Dauphine et d’un DESS d’Économie de l’Université Paris 1. Il a été chargé de l’information économique au service de presse du MEDEF entre 1995 et 2003. Il était Directeur associé au département relations presse et public affairs de l’Agence Euro Rscg C & O, qu’il avait rejoint en 2003. L’Agence Euro RSCG gère une bonne partie de la comm gouvernementale et travaille en étroite relation avec le SIG. Nous ne serions pas étonné que cette agence remporte à nouveau l’appel d’offre "veille d’opinion".
Cécile Delique
Conseillère technique presse (Relations presse, rédaction des argumentaires)
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009477A publié au JORF n°102 du 2 mai 2010, texte n° 45)
Tél. : 01 55 55 84 32
Cécile Delique était précédemment conseillère technique et porte-parolat aux affaires sociales dans le cabinet du ministre de l’éducation, Luc Chatel, du 28 juillet 2009 (Arrêté du 28 juillet 2009, NOR : MENB0917075A, JORF n°178 du 4 août 2009, texte n° 73) au 29 mars 2010 (Arrêté du 29 mars 2010, NOR : MENB1008387A, JORF n°76 du 31 mars 2010 texte n° 95).
Ancien titulaire de la fonction :
- Marion Lamure (J.O. du 07/07/07 au 09/10/2008)
Attachée de presse
- Karen Bornaghi-Patouillet (du 29.10.08 au 06/05/2010)
Conseillère technique presse
Bernard Dizambourg
Conseiller spécial auprès de la ministre
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A publié au JORF n°105 du 6/05/2010, texte n° 55)
Né en 1949, titulaire d’un brevet de technicien de physicien, d’un DUT de mesures physiques, et d’un Capet de sciences et techniques économiques, il est également diplômé de l’École supérieure de commerce et administration des entreprises de Rouen, et titulaire d’un doctorat de 3e cycle en gestion. Il était inspecteur général de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR), et responsable du groupe "enseignement supérieur". Dans le cadre cette fonction, il a réalisé des audits sur les universités qui demandent leur autonomie. Il présente le 2 juillet 2008 "La synthèse des audits de l’IGAENR en matière de qualité comptable" dans la série de conférences "Certification des comptes : un objectif incontournable pour les EPSCP sur le chemin de l’autonomie" organisée par l’AMUE (L’Agence de mutualisation des universités et établissements d’enseignement supérieur et de recherche). Il constate que la gestion comptable et financière des universités est à la traine (problèmes fréquents de suivi des ressources affectés et le traitement des recettes) et est parfois limite du bricolage (ex : heures complémentaires pas rattaché"es aux exercices dans un certain nombre d’universités) avec des conséquences sur les capacités de pilotage des établissement (d’où une capacité d’investissement freinée et une absence d’analyse globale activité-coûts-moyens). En conclusion en 2008, peu d’universités étaient prête pour l’autonomie de gestion budgétaire ! Sont présents : une inégalité de la qualité de l’information notamment entre composantes, un manque d’outils de suivi du processus budgétaire au-delà de l’année, une GRH enseignante embryonnaire et une mauvaise appréciation de la situation économique de l’établissement.
Bernard Dizambourg est aussi maître de conférences en gestion et a dirigé le département « technique de commercialisation » de l’Institut universitaire de Créteil avant d’être, en 1984, directeur de la formation continue de l’IUT de Créteil. En 1990, il est président de l’université Paris-XII Val-de-Marne. Il a été premier vice-président de la conférence des présidents d’université (1994-1995), avant d’être, directeur de l’information scientifique, des technologies nouvelles et des bibliothèques au ministère de l’Éducation nationale (1995-1997). Il a assuré la présidence de l’Établissement public de Jussieu de 1997 à 2003. A son départ, le 13 octobre 2003, le Président de l’UPMC Paris VI ("Jussieu"), Gilbert Bérézia (2001-2006), convie Dizambourg à un déjeuner qui lui parle de son successeur, Michel Zulberty : "Il [Dizambourg] m’assure que je n’aurai pas d’ennuis avec lui [Zulberty] et qu’il n’aura qu’un rôle mineur. Visiblement ce qui l’intéressait c’était le salaire qui lui était versé avec pas grand chose à faire" [13]. Il quitte la présidence de Jussieu pour être nommé en décembre 2003 directeur de l’ESEN (École supérieure de l’éducation nationale) à Poitiers.
En tant qu’inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche, Dizambourg a été auditionné en 2008 par deux commissions : au sénat, par la commission des affaires culturelles dans le cadre du rapport "A quoi sert le baccalauréat ?" [14], à l’Assemblée Nationale, par la Commission des Finances, de l’économie générale et du Plan [15] sous la Présidence de M. Georges Tron.
Extraits des réponses "intéressantes" de cette audition à l’Assemblée Nationale :
M. Alain Claeys, Rapporteur : Quel constat dressez-vous ? Les universités sont aujourd’hui financées grâce à deux mécanismes assez simples, la dotation globale et le contrat. Quels en sont les défauts ? Par ailleurs, toutes les universités ne sont pas également dotées. Quelles sont les causes de ces inégalités ? En quoi San Remo les a-t-il renforcées ?
M. Bernard Dizambourg : S’agissant de la répartition des moyens, il est regrettable que la situation des établissements n’ait jamais été remise à plat en tenant compte à la fois des emplois, de la dotation globale de fonctionnement - DGF - et des aspects contractuels.
Nombre des inégalités de répartition proviennent du fait que le système d’allocation de moyens, pour sa partie DGF, ne tient pas compte de la contrainte budgétaire de l’État, introduite en bout de processus, et non dès le démarrage. La différence entre les dotations théoriques et les dotations réelles est souvent très importante et les effets de cliquet empêchent que les établissements les mieux dotés reviennent sur leur dotation.
Il s’avère de surcroît que les établissements les mieux dotés en emplois sont souvent les mieux dotés en DGF, ou par rapport à la dotation contractuelle. Les différents éléments ne se rééquilibrent pas entre eux.
Enfin, le système n’est pas transparent. Les établissements ne peuvent pas comparer leurs financements, car les données ne sont pas disponibles. Le ministère lui-même n’a sans doute pas toujours une analyse complètement globalisée des moyens.M. Alain Claeys, Rapporteur : La direction générale de l’enseignement supérieur a-t-elle des difficultés à obtenir ces données ?
M. Henri Guillaume : Oui. Ainsi, nous n’avons pas la masse salariale par université.
M. Bernard Dizambourg : La transparence n’est pas au cœur du dispositif de l’allocation de ressources. Le modèle San Remo, assez simple à l’origine, puisqu’il posait le principe d’un financement à l’étudiant pour la partie DGF, s’est complexifié au fur et à mesure que l’on y ajoutait des indicateurs pour tenir compte de situations particulières, au point d’en devenir illisible. Il est aujourd’hui impossible de déterminer l’influence des variables prises séparément, d’autant plus que la contrainte budgétaire est réintroduite en bout de course.
Un modèle de répartition à l’activité doit rester simple, avec un nombre restreint de critères, d’autant plus que la prise en compte des spécificités relève plutôt de la partie contractuelle.
Aujourd’hui, les postes sont analysés sans tenir compte du fait que le temps, en particulier des enseignants, mais aussi parfois du personnel administratif et technique, renvoie à deux activités différentes mais complémentaires : la formation et la recherche. L’on ne peut utiliser les mêmes critères pour l’une est l’autre, qui doivent être analysés séparément, même si la dotation globale de l’établissement doit être reconstituée au final.M. Alain Claeys, Rapporteur : Considérez-vous aujourd’hui que l’État a les moyens de piloter cette réforme ?
M. Bernard Dizambourg : S’agissant des inégalités d’allocations des moyens, il n’est pas possible aujourd’hui de déterminer quelles dotations relèvent de la fonction « recherche », ou de la fonction « formation », alors même que certains établissements justifient leur sur-dotation relative par la recherche. Il est impératif de clarifier et de considérer les deux fonctions, pour en avoir une vision complémentaire, avant de se poser la question du rééquilibrage, sachant que celui-ci, difficile à opérer instantanément, devra s’inscrire dans la durée.
Sur la partie recherche, notre système à l’activité modulé en fonction de la performance est compatible avec une montée plus ou moins forte des crédits sur programme. C’est une variable d’action que le ministère aura entre les mains.
Dizambourg entre dans le cabinet de Pécresse à la fonction de "conseiller spécial". Malheureusement ses conseils risquent de prendre des tournures difficiles pour les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche. En effet, interrogé par L’Étudiant pour son dossier sur le programme "Réussir en Licence" lancé par Pécresse le 13 décembre 2007 [16], il répond :
"Il ne s’agit pas de rajouter des heures de cours pour rajouter des heures de cours", souligne Bernard Dizambourg, président du comité de suivi de la licence mais "la question de l’accroissement des horaires doit être posée". Plus d’heures de cours permettrait de proposer l’acquisition de compétences transversales sans toucher au noyau dur de l’enseignement disciplinaire. "Le fait qu’il y ait plus de travaux dirigés, plus de petits groupes, améliore la réussite", ajoute encore Bernard Dizambourg.
Dizambourg était donc partisan d’une augmentation conséquente de la quantité d’heures de cours… Mais qui les fera ces heures ? Sous les pressions de mécontents et des syndicats, Pécresse a concédé finalement à ne supprimer en 2009 que des catégorie C de personnels pas d’enseignants-chercheurs. Cependant sans augmentation de créations de postes et avec déjà des millions d’heures complémentaires et de vacations, il est fort à parier que les enseignants contractuels vont encore exploser. Dizambourg a bien sûr derrière la tête des chiffres comme la différence d’encadrement entre l’université et les grandes écoles ainsi que la différence d’heures de cours entre les étudiants de l’Université et les IUT, écoles d’ingénieurs et les classes préparatoires (500 vs. 800-1000h/an). Ils semblent que l’équation de Dizambourg ne se résout qu’avec des contractuels en grand nombre et également des doctorants contraints au monitorat (même si beaucoup le demande, cette tâche annexe ne serait plus alors un choix).
Dizambourg a été président du Comité de suivi "Licence Professionnelle et Licence" [17]. Il est chargé, le 20 février 2008, d’une mission sur le cadrage national des diplômes : modalités de contrôle des connaissances en Licence et la lisibilité des intitulés de formation. Le rapport est rendu à la ministre le 26 juin 2008. Cette dernière retient trois propositions en vue d’une mise en œuvre dès la rentrée 2008, dans le cadre du plan "Réussir en licence" : mise en place du contrôle continu en première année, reconnaissance des crédits universitaires acquis et une meilleure lisibilité des intitulés de formation).
Ancien titulaire de la fonction :
Thierry Coulhon
Nommé en août 2008, Thierry COULHON quitte cette fonction pour être nommé directeur adjoint du cabinet de la ministre à compter du 5 octobre 2009 (Arrêté du 30/09/2009 | JORF n°0233 du 08/10/2009, texte n° 55 | NOR : ESRB0921351A). Biographie à lire à la fonction de directeur adjoint du cabinet (ci-dessus).
Rolland Jouve
Conseiller à la vie étudiante et aux questions sociales
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°105 du 06/05/2010, texte n° 55)
Fonction résultant de la fusion de celle de conseiller social (occupée par Dominique Marchand (du 07/07/2007 17/05/09) [18] et celle de conseiller technique de la vie étudiante assurée par Carole Moinard (du 07/07/2007 au 15/09/2009)
Né en 1959, diplômé de sciences politiques (IEP d’Aix-en-Provence) et titulaire d’une maîtrise d’histoire, Jouve a rejoint, en 1996, le cabinet du recteur de Corse comme directeur. Il était, depuis juillet 2009, conseiller spécial au cabinet de Xavier Darcos, ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille, de la Solidarité et de la Ville. Il a auparavant assuré les fonctions de conseiller social (enseignement privé, laïcité) au cabinet de Xavier Darcos, alors ministre de l’Éducation nationale, (2007-2009). Il a été conseiller chargé de l’égalité des chances, du handicap et de l’éducation prioritaire au cabinet de Gilles de Robien, ministre de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur (2006-2007).
Rolland jouve a rencontré une délégation du collectif Génération Précaire le 29 mai 2010 au sujet, en autres, de la rédaction du décret sur les stages post-cursus et la suppression de la gratification des stagiaires du social [19].
Ancien titulaire de la fonction :
- Carole Moinard (du 22/09/2009 au 31/03/2010)
Non occupé
Conseiller budgétaire
Anciens titulaires de la fonction :
- Maxime Baffert (du 07/07/2007 au 01/04/2008)
- Charline Avenel (du 01/04/2008 (Arrêté du 3 avril 2008, NOR : ESRB0808290A et JORF n°87 du 12/04/2008 texte n° 119) au 02/04/2010 (Arrêté du 2 avril 2010, NOR : ESRB1009237A, JORF n°105 du 6 mai 2010 texte n° 51).
Par le même arrêté, elle est nommée directrice adjointe du cabinet de la ministre, en charge des moyens et de l’évaluation. (Informations supplémentaire sur Avenel à sa nouvelle fonction ci-dessus).
Anne-Claire Tyssandier
Attachée parlementaire
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009476A) publié au JORF n°0102 du 2 mai 2010, texte n° 44
Née le 29 septembre 1981 [21], Anne-Claire Tyssandier est formée à Sciences Po Toulouse avec comme spécialité « Problèmes économiques du Développement ». Elle s’intéresse beaucoup à l’Afrique comme le montre ses deux mémoires : « Éducation et Pauvreté, Le cas de l’Afrique » [22] et « Sida et monde du travail en Afrique : analyse du cas de la Zambie » [23]. Elle obtient un master II ès Science Politique avec la faculté de droit et Sciences Politiques de Toulouse en 2005.
Tyssandier débute sa carrière dans la diplomatie française en devenant attachée parlementaire de Jean-Pierre Audy, Député européen, Président de la délégation française du PPE au Parlement européen (2005 -2007) [24]. En octobre 2005, elle représenta par exemple la France au 7e Forum euro-méditerranéen des transports à Bruxelles. Puis elle ajouté à sa fonction celle d’attachée de presse du Groupe du Parti Populaire Européen au Parlement Européen. En 2007, Anne-Claire Tyssandier revient au niveau national avec un poste d’assistante parlementaire à l’Assemblée Nationale du député - Vice-président du Conseil général des Yvelines, Yves VANDEWALLE. Elle occupera la position de secrétaire générale de l’Alliance des Collaborateurs de Députés [25]. En 2008, s’implique dans la politique locale également en occupant la 26e place sur la liste de Nicolas Belletier (UMP) aux élections municipales de la ville de Dourdan (91). Nicolas Bellettieri (UMP), 27 ans, est battu par Olivier Legois (Parti radical valoisien), secrétaire départemental du Parti radical de Jean-Louis Borloo, qui avait décidé de se maintenir malgré le parachutage du jeune loup.
Tyssandier est appelé au cabinet de Pécresse avec la fonction d’attaché parlementaire qui convient bien avec ses compétences acquises à l’Assemblée Nationale. Cependant, sa participation au 7e Forum euro-méditerranéen des transports à Bruxelles en 2005 et à la Conférence TDIE (Transport, développement, intermodalité, environnement) en décembre 2008 intitulée « Penser autrement les transports en Ile-de-France. Vers une région mobile, compétitive et attractive ? » à la Chambre de commerce et d’industrie de Paris, pourrait intéresser Pécresse non pas pour son ministère mais pour sa position de présidente du groupe UMP à la région Île de France. En effet, son combat pour le Grand Paris de Sarkozy auquel Huchon, président de la région, est hostile va requérir toutes les forces dont elle pourra disposer notamment sur le volet du transport. Tyssandier pourrait-être une aide utile sur ce point.
Ancien titulaire de la fonction :
- David Bonneau
Conseiller juridique (du 07/07/2007 au 06/08/2008)
Conseiller pour les relations avec le Parlement, les affaires juridiques et les questions statutaires (du 24/08/2009 au 23/04/2010)
François Decoster
Conseiller diplomatique (affaires internationales, relations communautaires et décentralisation)
(J.O. du 07/07/07)
Né en avril 1973, il est diplômé de l’IEP Paris, en études européennes politiques et administratives au Collège d’Europe (Bruges) et est titulaire d’un DESS Droit de l’Exportation (Paris V). il débute comme chargé de mission pour les études générales et les affaires internationales au cabinet de François Léotard, président de l’UDF (1996-1998), avant de rejoindre Bruxelles comme assistant parlementaire de Bernard Lehideux et coordinateur de la délégation française du groupe au Parlement européen (1998-1999), puis comme collaborateur de Jean-Louis Bourlanges (2000-2001), députés européens et assistant senior au Collège d’Europe (2000-2002).
François Decoster a été Conseiller technique chargé des relations avec le Parlement européen au cabinet de Noëlle Lenoir, Ministre déléguée aux Affaires européennes (2002-2003), puis chargé d’études pour les affaires internationales, les questions européennes et la défense au groupe Union Centriste (UC) du Sénat (2003). Il a été conseiller diplomatique de Gilles de Robien, Ministre de l’Équipement, des Transports, du Logement, du Tourisme et de la Mer (2003-2005), poste qu’il garde auprès de Gilles de Robien quand celui-ci est nommé Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (2005-2007). Il est maître de conférences à l’IEP de Paris, chargé de cours à l’IEP de Lille et professeur à l’École Supérieure des Affaires de Beyrouth.
François Decoster a été Vice-président national du Mouvement des jeunes répulicains (1993-1998), puis des jeunes UDF (1998-200). Il est actuellement conseiller municipal à St-Omer depuis 1997, leader de l’opposition municipale, et également Président de l’association Idées projets Saint-Omer (IPSO) et vice-président de Saint-Omer Développement. Il participe activement à la vie politique locale et les "petites guerres" de politiciens allant jusqu’à des accusations de subtilisation de discours… [28]
En 2009, il tente sa chance à la session 2009 du concours d’Inspecteur Académique - Inspecteur Pédagogique Régional mais échoue sans aller plus loin que les admissibilités. En mars 2010, il est en 6e position sur la liste UMP qui se présente aux élections régionales dans le Nord-Pas-de-Calais. La liste est battue dans le Pas-de-Calais mais il obtient tout de même un siège de conseiller régional du groupe Majorité présidentielle.
Bibliographie : La politique européenne des transports, La Documentation Française, Collection Réflexe Europe.
François Bonaccorsi
Conseiller pour la mise en œuvre de la réforme des universités
(J.O. du 14/09/07)
Né en 1950, il est titulaire d’une Licence de lettres en littérature italienne et d’une maîtrise de linguistique (Aix en Provence, 1972). Il a été gestionnaire du C.R.O.U.S. de Lyon (1982) puis directeur du C.R.O.U.S. de Saint-Étienne (1988)., Lille (1992) et Paris (1996). Il est inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche (IGAENR) 2e classe depuis octobre 2001. Par décret du 28 juin 2010, Bonaccorsi est nommé inspecteur général de l’administration de l’éducation nationale et de la recherche de 1re classe (1er tour).
Il co-écrit les rapports sur :
- Les districts technologiques en Italie en juin 2005.
- l’Audit de l’appareil de formation odontologique en décembre 2006 (rapport conjoint avec l’Inspection générale des affaires sociales, IGAS) - le rapport analyse les conditions de mise en œuvre de la formation et apprécie la capacité du dispositif de formation de répondre à un accroissement éventuel du flux de formation.
- La gestion des bourses de l’enseignement supérieur en novembre 2006 (rapport conjoint avec l’inspection générale des finances).
Olivier Chéret
Conseiller chargé de l’innovation et des relations avec les entreprises
Arrêté du 15/07/09, NOR : ESRB0915765A, publié au JO n°167 du 22/07/09 texte n° 48.
Par l’arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009244A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 54), cette fonction de conseiller chargé de l’innovation et des relations remplace celle de conseiller en charge des relations avec les entreprises.
Olivier Chéret est diplômé de HEC et pendant son cursus de 1999 à 2003, il a été successivement responsable du site Internet d’Essilor pour l’Asie-Pacifique (juin 2000-août 2000), chargé de mission au bureau Veritas UK à Londres (mars 2003-juin 2003), contrôleur de gestion en charge du siège et des investissements chez Lafarge à Manille (Philippines) (septembre 2001-juin 2002).
Suite aux ateliers que la société McKinsey & Company [29] effectue régulièrement à HEC (Comme le 16/03 de cette année avec un atelier Entretiens de recrutement dans le conseil) , il accède au poste de chef de projet dans cette société au sein de son agence parisienne (2003-2008).
Puis, il se lance dans la politique en devenant Conseiller technique chargé du tourisme (février 2008-mars 2008), puis des filières industrielles auprès du secrétaire d’État chargé de la consommation et du tourisme, puis secrétaire d’État chargé de l’industrie et de la consommation, porte-parole du gouvernement, Luc Chatel (mai 2008-juin 2009)
Ancien titulaire de la fonction :
- Marie-Hélène Aubry (du 13/06/08 au 22/07/09)
Conseillère en charge des relations avec le monde économique
Non occupée
Conseiller sciences, technologies et espace
Ancien titulaire de la fonction :
- Edouard de Pirey (J.O. du 07/07/07 puis 31/07/08 pour la "promotion" de Conseiller technique à Conseiller
Nicolas Sennequier est nommé à la succession d’Édouard de Pirey mais en étant "rétrogradé" au rang de conseiller technique comme l’a été de Pirey avant le 31/07/2008 (plus d’information sur Sennequier ci-dessous avec les conseillé techniques).
Fonction non occupée
Conseiller chargé de la formation et de l’orientation
Ancien titulaire de la fonction :
- Claude Boichot (J.O. du 01/07/2009 au 02/05/2010)
Nicolas Castoldi
Conseiller pour les discours et la prospective
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009246A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010 texte n° 52)
Né en 1981, il entre en classe préparatoire au Lycée Henri IV à Paris après avoir obtenu un baccalauréat général au Lycée Alain à Alençon. Il est ancien élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm (2001), agrégé de philosophie (2004), diplômé de l’IEP Sciences Politiques de Paris (2005, Master affaires publiques). Il occupait les fonctions d’administrateur du Sénat depuis 2007, affecté à la commission de la culture, de l’éducation et de la communication, en charge de l’enseignement scolaire. Il enseigne en tant que Maître d Conférence l’ « Histoire et droits des États » dans le cadre du cours magistral de J. PIicq également à l’IEP de Paris depuis 2006 [36] . Il a été Professeur en classes préparatoires économiques et sociales (2e année) au lycée Saint-Louis-de-Gonzague à Paris (2005-2007).
Il a contribué à deux livres pédagogiques de dissertations avec analyse et commentaires sur les thème de la Science (juin 2006) [37], de La beauté (juin 2008) [38], La Vie (22 juin 2009) [39] ainsi qu’un livre collectif sur « L’action : thème de culture générale 2007-2008 » (juin 2007).
Dans le cadre d’une interview accordée au journal L’Humanité, Nicolas Castoldi a répondu au sujet de l’Université : « La première vocation des universités, c’est d’assurer aux étudiants qu’ils aillent jusqu’en maîtrise, d’offrir des DESS compétitifs sur le marché et d’attirer les chercheurs, explique Nicolas Castoldi, professeur à l’ISP. La préparation aux concours [de l’École Nationale de Magistrature] n’est pas la priorité, les facs rechignant à investir pour deux étudiants reçus chaque année. » [40].
Le 21 décembre 2005, Nicolas Castoldi publie un article dans le monde intitulé « Ni anges ni démons ». Résumé de l’article : Nicolas Castoldi, Variations bergsoniennes sur l’idée de droit.
Les Deux sources de la morale et de la religion proposent une philosophie du droit tout autant qu’une philosophie morale. Il s’agit donc de dégager et de formuler les liens qui unissent de manière implicite ces deux registres du discours philosophique de Bergson. Il sera alors possible de comprendre comment cette dernière a pu irriguer la pensée de René-Jean Dupuy et la compréhension inédite qu’il propose d’un droit international public marqué par la clôture ou l’ouverture à l’humanité. [41]
Tout d’abord nommé Conseiller "technique" pour les discours et la prospective du 23 juin 2009 au 2 avril 2010, Castoldi et sa fonction ont été promus au titre de Conseiller de la ministre.
Laurent Probst
Conseiller pour les affaires financières et immobilières
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009240A publié au JORF n°105 du 6 mai 2010, texte n° 53)
Né en 1977, Laurent Probst est admis à l’école Polytechnique en 1998 (JO n°252 3010/98, arrêté du 24/08/98) et en sort diplômé en 2001. Puis, il intègre l’École nationale des Ponts et Chaussées le 16 octobre de la même année et est nommé ingénieur des ponts et chaussées à compter du 1er septembre 2003. Pendant cette période de juillet 2002 à août 2003, il est coordonateur de projets dans la société ADPingénieurie [42]. Probst est également titulaire d’un master « Economic Regulation » de la London School of Economics et Political Science.
Il était chef de la mission du financement des infrastructures puis de la mission intermodale d’expertise des partenariats public-privé et à la direction générale de la mer et des transports au ministère de l’Écologie, de l’énergie, du développement durable et de l’aménagement du territoire. De juillet 2004 à mai 2007, il est mis à la disposition du secrétariat général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne pour occuper le poste d’adjoint au chef du secteur « Transports et politique régionale », poste au sein du secrétariat général du comité interministériel pour les questions de coopération économique européenne (Texte non paru au Journal officiel émis par la Direction du personnel, des services et de la modernisation, NOR : EQUP0410329X).
À partir de juillet 2007, Laurent Probst occupe à la fois (et sans le mentionner sur son profil de sa page LinkedIn) un poste au ministère des Transports en tant que Chef de la mission du financement des infrastructures de transports et est associé Pharmaceuticals & Life Sciences Leader chez PricewaterhouseCoopers Luxembourg et soutien la philosophie de cette multinational avec des textes comme celui-ci :
Don’t underinvest in research ! What is the return on investment for research ? Is it 10, 20, 50, or perhaps 100 percent ? More than you may think… Many discussions as to the relevance of research, its large financial requirements, its benefits for the economy and the society have been held lately in the political and business circles in Europe and Luxembourg. But what does all this actually mean ? (…). Laurent Probst est toujours actif au sein de PricewaterhouseCoopers Luxembourg comme l’atteste ses propos au 23 avril 2010 dans le communiqué de presse intitulé "L’étude HealthCast de PricewaterhouseCoopers prédit un système de santé à venir moins bureaucratique, plus personnalisé et centré sur les patients"
Nommé Conseiller technique en charge des affaires immobilières au cabinet de la ministre à compter du 27/07/09 (Arrêté du 9/04/09, NOR : ESRB0908106A, publié au JO n°0088 du 15/04/09 texte n° 44), Laurent Probst est promu au 2 avril 2010 à sa position actuelle.
Quelques mots sur l’Opération Campus : La privatisation des établissements pénitenciers et l’opération CAMPUS sont deux opérations immobilières mais toutes deux juteuses pour le privé et désastreuses pour le publique. Le tout obéit à une seule logique…
Jean Marie Brinon
Conseiller aux affaires réservées
Arrêté du 2 avril 2010 (NOR : ESRB1009247A | JORF n°0105 du 06/05/2010, texte n° 55)
Né en 1959, diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris (section service public) et titulaire d’un diplôme d’études approfondies de fiscalité et de finances publiques (Paris II). Il est nommé sur proposition du ministre de l’économie, des finances et de l’industrie quelques semaines avant l’élection présidentielle, contrôleur général économique et financier au tour extérieur (de 1re classe). Il était auparavant chef de cabinet (2004-2005), puis directeur du cabinet (2006-2007) de Henri Cuq, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Parlement. Il a occupé la fonction de chef de cabinet de Jean-François Mattei, ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées (2002-2004), de Franck Borotra, président du conseil général des Yvelines (1999-2002), de Guy Drut, ministre de la jeunesse et des sports (1995-1997), de Roger Romani, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des relations avec le Sénat et les rapatriés (1993-1995). Pour ces deux derniers cabinet de ministères, il a été tout d’abord chef de cabinet adjoint dans un premier temps : bras droit de François Werner chez Drut et de Copé chez Romani. C’est d’ailleurs Copé qui a suggéré Brinon pour le poste de chef de cabinet.
Fonction non occupée
Conseiller technique pour les Sciences du vivant et les biotechnologies
Ancien titulaire de la fonction :
- Jean-Christophe Dantonel (du 25/07/07 au 03/05/2010)
Fonction non occupée
Conseiller technique Sciences humaines
Ancien titulaire de la fonction :
- Bénédicte Durand (du 07/07/07 au 17/06/2009)
Carole Moinard
Conseiller technique en charge de la vie étudiante
(J.O. du 07/07/07)
Fonction supprimée au profit d’un fusion avec celle de conseillère sociale remplie par Carole Moinard elle-même au 15/09/2009 (voir ci-dessus)
Laurent Probst
Conseiller technique en charge des affaires immobilières
Nommé Conseiller technique en charge des affaires immobilières au cabinet de la ministre à compter du 27/07/09 (Arrêté du 9/04/09, NOR : ESRB0908106A, publié au JO n°0088 du 15/04/09 texte n° 44), Laurent Probst est promu au 2 avril 2010 à la position de conseiller pour les affaires financières et immobilières (Cf. ci-dessus).
Ancien titulaire de la fonction :
- Julie de Roujoux (du 30/10/07 au 09/04/2009)
Nicolas Castoldi
Conseiller technique pour les discours et la prospective
(Arrêté du 23 juin 2009 | JORF n°0149 du 30 juin 2009 texte n° 31 | NOR : ESRB0913568A )
Castoldi et sa fonction ont été promus au niveau de conseiller et non conseiller "technique". (Informations supplémentaire ci-dessus).
Nicolas Sennequier
Conseiller technique chargé des sciences, de la technologie et de l’espace
(JORF n°0252 du 30/10/2009, texte n° 97 | Arrêté du 23/10/2009 et rectificatif publié JORF n°0259 du 7/11/2009, texte n° 47 | Arrêté du 23/10/2009 (rectificatif) pour le "rétrogradage" de Conseiller à Conseiller technique)
Né en 1972, il est élève de l’École normale supérieure de la rue d’Ulm en Chimie de 1991 à 1996, puis de 1996 à 1999 à l’École nationale des Mines en droit et économie (analogue à un MBA) d’où il sortira Ingénieur des mines en 1999[Arrêté du 7 décembre 1999 portant attribution de diplômes d’ingénieur des mines]. En parallèle, il effectuera un Doctorat en chimie à l’Université Pierre et Marie Curie (Paris VI) en Chimie organique et biochimie de 1993 à 1997 [43]
Tout fraichement reçu Ingénieur des Mines, Nicolas Sennequier devient le Chef de la Division Technique et Nucléaire à la Direction Régionale de l’Industrie, de la Recherche et de l’Environnement (DRIRE) de Marseille (septembre 1999 à janvier 2003). Il est chargé d’encadrer le contrôle réglementaire des installations nucléaires, des véhicules, des équipements sous pression et des instruments de mesure. Début 2003, il est nommé Directeur Délégué à l’École nationale supérieure des mines de Saint-Étienne où il restera jusqu’en avril 2007. Après cela, Sennequier franchis le pas du secteur privé et devient Directeur industriel du groupe de chimie fine Minakem en Allemagne (Minakem Leuna, avril 2007 à septembre 2008), puis en France (octobre 2008 à octobre 2009) [44]
Olivier Costes
Chargée de mission pour la communication et le web
Arrêté du 6 avril 2010 (NOR : ESRB1009644A | JORF n°0105 du 06/05/2010, texte n° 57)
Né en 1978, titulaire d’un DESS de Droit et de Science politique (Paris X), il a rejoint en 2007, la cellule Communication et presse au cabinet de Valérie Pécresse, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche. Il était chef de projet à la délégation à la communication au ministère de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche (2006-2007). Il était auparavant chargé de mission au sein de la cellule parlementaire au cabinet de Gilles de Robien, ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur et de la recherche (2005-2006).
Fonction non occupée
Chargée de mission, suivi de l’opinion et des affaires réservées
Ancien titulaire de la fonction :
- Magali Lamir (du 07/07/07 au 02/01/2010)
Anne-Sophie Beauvais
Conseillère pour les relations avec les élus et les affaires parlementaires
(J.O. du 07/07/07)
Née en 1978, elle est titulaire d’une maitrise d’histoire, diplômée de l’Institut d’Étude Politiques de Paris et de l’École supérieure de commerce de Paris-ESCP. Elle a été la assistante parlementaire de Valérie Pécresse, députée des Yvelines, d’avril 2002 à mai 2007.
Elle a été Responsable des relations presse du club de réflexion « Dialogue & Initiative » présidé par Jean-Pierre RAFFARIN, de mars 2005 à juin 2006. Elle est maître de conférences à l’Institut d’Études Politiques de Paris depuis février 2006.
Elle a été à la Direction de la stratégie et du développement de Sciences Po en tant que Directrices des Relations avec les Anciens et la levée de fonds
Co-anime en 2008 des conférences consacrée aux coulisses de la vie politique pour le Master affaires publiques de Sciences Po. Une conférence intéressante :
Conférence n°14 : Gérer des coups durs – 11 juin 2008
Cas pratique : Imaginer la stratégie du ministre de l’Enseignement supérieur au moment des blocages des universités
Fonction non occupée
Attachée parlementaire
Ancien titulaire de la fonction :
- Aurélie Andrieux
Chargée de mission sur les questions médicales (du 07/07/07 au 02/01/2010)
Attachée parlementaire (du 16/01/08 au 16/07/2009)
- Erell Renouard (du 17/07/09 au 06/05/2010)
Fonction non occupée
Chef du secrétariat particulier
Ancien titulaire de la fonction :
- Murielle Descout (du 07/07/2007 au 20/10/20008)


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