La biographie de Pécresse

Essaie | Dernière mise à jour 08/01/2009
jeudi 8 janvier 2009
par  antonin
19 votes

Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (ESR) est tenue par une des rares énarques du gouvernement de Fillon. Rien ne laissait présager que par sa formation en commerce et en gestion des finances publiques Valérie Pécresse pourrait un jour régenter l’ESR à part son carriérisme exacerbé. Elle a su tirer partie de la proximité de sa famille avec les Chirac pour donner un coup de pouce à sa carrière dans l’administration gouvernementale. Par un heureux concours de circonstance, elle réussit un virage vers les sphères politiques où, à force de jouer des coudes, elle y gravit vite les échelons. Son mode de gouvernance mime à la lettre celui de Sarkozy à savoir « diviser pour mieux régner », une utilisation massive des effets d’annonces ainsi que des concertations d’apparence.
Elle réussit le tour de force d’avancer dans les réformes de l’ESR, voulues par Sarkozy, grâce à de bonnes carottes de pouvoir (cf. les présidents LRUisés) et de rétributions individualisées (via des primes) qui divisent totalement la communauté scientifique déjà bien léthargique.
Le détournement massif du financement de l’ESR, soit-disant une priorité de l’État, vers les entreprises à travers le Crédit d’Impôt Recherche et l’appartenance des ces proches, son mari et son père, à de grandes entreprises privés bénéficiaires de ce favoritisme laissent sérieusement douter, comme vous pourrez le constater ci-dessous, d’une garantie de son impartialité de ministre.

  Née le 14 juillet 1967 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), Valérie Pécresse est la fille de Dominique Roux, professeur d’université et président de Bolloré Télécom et d’une mère qui a fait des études de lettres avant d’intégrer les Sciences politiques de Paris. Du côté paternel, la famille, méditerranéenne, s’occupe du commerce ainsi que de la vie politique locale. Du côté maternel, au contraire, la famille est parisienne et enseigne la médecine à l’université. Son grand-père résistant fut un ami de Romain Gary et d’André Malraux [13]. Catholique pratiquante [1], elle est mariée depuis le 6 août 1994 à Jérôme Pécresse (directeur général adjoint d’Imerys, leader mondial des minéraux de spécialité) et mère d’une fille de 4 ans et de deux garçons de 10 et 12 ans.

 Cursus

  Elle étudie au collège Sainte-Marie de Neuilly-sur-Seine et obtient son baccalauréat à 16 ans. Elle intègre une classe préparatoire au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles. Après cette classe préparatoire, elle entre à HEC Paris dont elle est diplômée en 1988. Elle parle alors quatre langues : le français, l’anglais, le russe et le japonais. Même si elle avoue ne parler que mal le japonais lorsqu’on lui pose la question actuellement [13]. Elle poursuit ses études et passe un DESS de droit ainsi qu’un DEA de fiscalité financière. Puis elle intègre l’École Nationale d’Administration (ENA) dont elle est diplômée en administration publique (promotion Condorcet, 1990-1992). Elle a comme prof à l’ENA le socialiste Mosco, comme elle le nomme. Pierre Moscovici la note en finances publiques. Elle passe le concours d’entrée de l’ENA "en cachette" par "peur d’être dissuadée" par son entourage qui est plutôt à penser que "l’État c’est nul" [13] et qu’elle fera mieux de s’orienter vers la Banque et les finances.

 Le début d’une carrière

  Voulant être juge, elle enseigne pendant deux le droit constitutionnel à l’Institut d’études politiques de Paris, tout en étant auditrice au Conseil d’État pendant cette même période. Mais elle réalise que cette voie ne lui correspond pas et s’oriente plutôt vers la politique. De 1993 à 1998, elle est également conseillère auprès du service juridique et technique de l’information (SJTI), rattaché au Premier ministre français. De 1995 à 1998, elle est en parallèle commissaire du gouvernement (Maître des requêtes) auprès de la section du contentieux du Conseil d’État et Secrétaire général du Conseil supérieur de l’Agence France-Presse (AFP).

   Dès après la dissolution du parlement (pendant laquelle elle a continué à soutenir Jacques Chirac) et les législatives de 1997, elle est approchée par Dominique de Villepin. Alors que le nouveau Premier ministre socialiste Lionel Jospin lui propose de rejoindre son équipe, elle préfère cependant se tourner vers la droite et Jacques Chirac et est alors nommée en juillet 1998, conseillère chargée des études, de la prospective et des technologies de l’information auprès de la présidence de la République française (elle réussit le miracle d’intéresser Jacques Chirac aux joies cybernétiques). L’engagement des familles Roux et Pécresse auprès des Chirac est une ancienne tradition. Son grand-père, Xavier Bertagna, gaulliste et ancien résistant, a été l’un des médecins de la famille Chirac et le psychiatre de Laurence Chirac, lorsque la deuxième fille de Jacques et Bernadette Chirac fut frappée d’anorexie à l’adolescence. Les Pécresse sont apparentés à Henri Belcour, ancien maire d’Ussel et suppléant de Jacques Chirac lorsque celui-ci s’est présenté à la députation. Ces liens unissant Valérie Pécresse, la Corrèze et la famille Chirac lui vaudront d’être surnommée, comme elle le raconte elle-même, « la Corrézienne » par le président Jacques Chirac qui apprécie aussi qu’elle parle le russe et surtout le japonais en plus de l’anglais.

   En 2002, alors que le RPR cherche des femmes pour les législatives (pour maintenir la parité avant tout), Pierre Bédier et Henri Cuq lui proposent la succession du député des Yvelines, Franck Borotra, ancien ministre dans le gouvernement Alain Juppé II. Ce dernier donne alors son accord pour la présenter aux législatives dans sa circonscription. En juin, elle est élue à l’Assemblée nationale dans la deuxième circonscription des Yvelines, contre le général Philippe Morillon représentant l’UDF, qu’elle bat largement (42,64 % contre 11,54 % au premier tour). Elle entame son premier mandat de femme politique. Les Yvelines sont son domaine de prédilection car son mari est versaillais et elle y a fait ses études. Pour accélérer sa reconnaissance, elle adopte la stratégie de se rendre elle-même dans les permanences de l’une de ses vingt communes. À l’Assemblée nationale, la chouchoute du président Chirac trouve très vite ses marques, bien guidée qu’elle est par ses mentors qui lui ont enseigné les codes du Palais Bourbon. "Valérie sait être charmante et diplomate" rapporte le Député Hervé Mariton, son voisin de banc. La jeune députée des Yvelines est très active : elle préside le groupe d’études sur les biotechnologies en génétique, est vice-présidente des groupes Internet, Technologies information, Commerce électronique et Longévité. Elle est également rapporteure de la mission d’information sur la famille et les droits des enfants, participe à la commission des affaires culturelles, familiales et sociales et à la délégation de l’Assemblée nationale aux droits des femmes et à l’égalité des chances. Elle s’implique fortement dans la réforme du divorce et contre les violences faites aux femmes.

 À partir de novembre 2002 et un an à peine après avoir rejoint l’UMP, elle devient secrétaire générale adjointe de l’UMP, en charge des études et du centre d’études politiques. Alain Juppé a alors dit d’elle : « Elle a vocation à entrer dans un gouvernement » et fut annoncée ministrable dans les gouvernements de Raffarin et de Villepin.

 Une carrière qui s’ouvre et les premiers cumuls de fonctions

     En mars 2004, elle est également conseillère régionale d’Île-de-France et réussit le tour de force de se faire nommer à l’un des 4 porte-parole de l’UMP sur la charte de l’environnement après que la rapporteuse de ce texte contesté, Nathalie Kosciusko-Morizet, a rempli le rôle ardu de porte-drapeau. Valérie Pécresse sait jouer des coudes et les a bien acérés.

  Valérie Pécresse veut être ministre du gouvernement Raffarin III, c’est raté. Jupé croit-elle a préféré soutenir l’habile Xavier Bertrand. Furieuse, elle provoqué une dispute avec le président de l’UMP. Le Premier ministre remercié en 2005, elle n’attend plus que Dominique de Villepin pour la nommer. Raté encore, les tractations entre chiraquiens et sarkozystes imposent un sacrifice du côté du ministère de l’intérieur. Valérie Pécresse reçoit en lot de consolation le rôle de porte-parole de l’UMP au niveau national avec Luc Chatel. Mais Valérie Pécresse est déçue. Elle qui estimait son temps venu doit défendre celui qui prétend incarner la rupture sans pouvoir la mettre en place. Une frustration qu’elle résume très bien : « j’ai passé sept ans aux études, cinq ans à l’Élysée, deux à l’UMP. Maintenant, je vais agir ».

  Elle participe comme rapporteur en 2005-2006 à la mission parlementaire d’information sur la famille [2] sous la présidence de Patrick Bloche, député du Parti socialiste. Cette commission présente 100 propositions pour rénover le droit de la famille en vue de protéger l’enfant. Son rapport intitulé L’enfant d’abord [3] est adopté par les seuls membres UMP et UDF de la mission [4].

  Le Premier ministre Dominique de Villepin l’a chargée en juillet 2006 d’un rapport sur la conciliation vie familiale-vie professionnelle, pour novembre 2006. Directrice de la revue de l’UMP Les débats de l’union, adversaire résolue du Front national, elle défend en avril 2006 dans le quotidien Le Monde l’idée d’une « société métissée, fière et énergique ».

  Connue pour être restée proche de Jacques Chirac, sans jamais le renier, elle est membre du Club de la boussole [5] et membre titulaire du Conseil d’orientation de l’Observatoire de l’emploi public.

  Cependant, ne voulant pas rester l’éternelle ministrable, elle s’engage auprès de Nicolas Sarkozy sans renier son appartenance à la chiraquie. Elle prend également le parti de minimiser les désaccords entre de Villepin et le candidat, ce qui lui permet de ne pas récolter d’inimitiés et d’espérer rester dans les bonnes grâces. En 2007, pressentie à la Santé et aux Sports, puis à la réforme de l’État, pendant la campagne, elle multiplie les interventions à la télévision et lors des réunions publiques et publie "Être une femme politique… c’est pas si facile !" Elle y défend entre autres des mesures pour favoriser la vie quotidienne des femmes qui travaillent en doivent en même temps s’occuper de l’éducation de leurs enfants.
Organisatrice de la convention de l’UMP sur l’université et la recherche (le 4 octobre 2006) elle est finalement nommée le 18 mai 2007, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche du gouvernement François Fillon. Elle remplace ainsi l’ancien maire de Vannes, François Goulard, proche de Dominique de Villepin. Elle est parfois surnommée la « Ségolène de droite » [6].

 Fonctions politiques

« Quand j’étais petite, je voulais être psychiatre ou actrice. Je fais un peu les deux. »

  Secrétaire générale adjointe de l’UMP, chargée des études et du Centre d’études politiques, depuis 2002 Porte-parole de l’UMP, depuis 2004. Elle est ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche des Gouvernements François Fillon I (18 mai 2007) et François Fillon II (19 juin 2007)). Valérie Pécresse fait partie des rares énarques du gouvernement de Nicolas Sarkozy.
Le 21 mai 2007, elle nomme dans son cabinet de ministère : Philippe Gillet, directeur de cabinet ; Marie-Danièle Campion et Jean-Philippe de Saint-Martin, directeurs adjoints de cabinet.

  A peine arrivée rue Descartes, Valérie Pécresse met en œuvre et fait voter par l’Assemblée nationale en 2007 la loi relative aux libertés et aux responsabilités des universités d’août 2007, dite aujourd’hui loi "Pécresse" ou loi LRU, contestée par de nombreux universitaires (membres ou non de l’association SLU), à l’automne 2007 par un mouvement étudiant qui accusait sa loi de vouloir "privatiser" l’Université (blocage d’universités, occupation d’administrations, ...) et par l’association Sauvons la recherche. Elle annonce en janvier 2008 un "plan campus" devant faire émerger en France dix pôles universitaires d’excellence de niveau international.

 Conclusion et réflexions

  Valérie Pécresse a eu un cheminement de carrière très calculé. Son arrivée dans le gouvernement de Fillon (I et II) n’est pas surprenante au vue de ses efforts pour se positionner comme ministrable « évidente ». L’obtention du MESR peut sembler justifiée par son implication comme organisatrice de la convention de l’UMP sur l’université et la recherche. Cependant des doutes planent quant aux garanties d’impartialité de la ministre par son entourage direct : son père universitaire reconnu est également président de Bolloré Télécom et son mari directeur général adjoint d’Imerys (voir l’annexe en fin d’article). De par leurs domaines d’activités, ces deux importantes entreprises sont très directement concernées par des problèmes de haute technologie et potentiellement très intéressées par le Crédit d’impôt recherche (voir notre article). A ce titre, elles ne peuvent en aucun cas être neutres par rapport à ce dispositif légal du CIR aux conséquences très importantes pour les universités et la recherche scientifique. Le groupe Bolloré, dont la stratégie actuelle semble bien être basée sur l’expansion rapide, présente des intérêts indirects dans l’université via son jeune DG, Marc Taïeb, créateur d’un opérateur spécialisé dans l’internet Wi-Fi en université [9]. Nous pouvons donc penser à des conflits d’intérêts à la présence de Valérie Pécresse à la tête du MESR. D’ailleurs sa seule question "officielle" (Question N°245, publiée au Journal Officiel, 11/12/2002 page 6364) concernant l’ESR, ici la "recherche" (quel intérêt affolant pour l’ESR !!), est relative à l’accès internet rapide. Sachant l’intérêt énorme de Bolloré Télécom pour le Wimax (Wi-Fi très longes distances) et les millions d’euros investis par le groupe pour l’achat de licences régionales (12 régions) et pour les fonds débloqués en redevances (78,4 M€)[10]... Valérie Pécresse a donc commencé dès son mandat de député à jouer avec la limite de l’impartialité due à sa position politique.

  D’autre part, à l’occasion du célèbre voyage à Malte de Nicolas Sarkozy, juste après le second tour des élections présidentielles, les réactions n’ont pas manqué dans les médias ni dans le monde politique. Il a, notamment, été mis l’accent sur l’appartenance à Vincent Bolloré ou à son groupe des moyens de ce voyage de super-luxe gracieusement offert au nouveau Président de la République. Mais le silence semble avoir été général lorsque, quelques jours plus tard, la fille du président de Bolloré Télécom accédait à la fonction stratégique de Ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche avec, dans son cartable, un projet de « réforme des universités » déclaré urgent. Vincent Bolloré a fait une tentative de justification à l’annonce de la sortie du livre du journaliste Jean Bothorel "Une histoire de famille" paru aux éditions Jean Picollec en septembre 2007 dont des extraits par le magazine Challenges [11]. D’après un article du Nouvel Observateur du 9 mai 2007, intitulé « Le prix des vacances de Nicolas Sarkozy », le vol avait été effectué à bord d’un jet privé qui dans le registre de la Direction générale de l’aviation civile a comme propriétaire Bolloré SA. Le coût d’un tel voyage aller-retour étant estimé à 50.000 euros. Quant au yacht de luxe Paloma, propriété de Vincent Bolloré, son prix de location en basse saison est de 173.000 euros par semaine. Selon l’Association de Défense des Chômeurs et Précaires (APEIS), le petit cadeau offert à Nicolas Sarkozy par le PDG du groupe Bolloré (dont la filiale Bolloré médias contrôle entre autres le quotidien Direct Soir, la chaîne de télé Direct 8 et l’agence de publicité Havas) a coûté pour les trois jours d’escapade environ 200.000 euros, soit 17 années de salaires pour un smicard et 36 années de revenus pour un Rmiste.

  Valérie Pécresse occupe donc une place toute particulière dans le gouvernement et également au MESR face à la communauté scientifique. Elle multiplie les mesures en faveur de l’ouverture vers l’industrie bien souvent à outrance. Mais cela ne devrait pas vous choquer avec les éléments rapportés ci-dessus. Elle avait rappelé sans convaincre pour le magazine Challenges :« L’université, je baigne dedans depuis l’âge de 5 ans » [12]. Mais trois questions ont fait polémiques dès son arrivée au MESR : i. toutes les universités ne sont pas prêtes à basculer dans une gestion autonome le spectre d’une Université à deux vitesses était déjà apparue surtout renforcé par le deal redoutable proposé : la réforme est optionnelle, et n’auront des fonds que les universités se réformant ; ii. la ministre veut renforcer le pilotage de la recherche soit directement par le ministère soit par les super-présidents d’universités LRUisés en justifiant que le pays manque d’innovation et les EPST ne travaillent pas assez sur « objectifs » - là aussi, l’argent ira à ceux qui accepteront cette contrainte ; iii. la licence « pour tous » et les énormes moyens financiers injecté pour y arriver qui est vite complété par les débuts d’annonce de la mastérisation des concours. (voir notre rubrique consacré à ce sujet).

  Devant les premières contestations et fraîchement élue, Valérie Pécresse se disait « très ouverte au dialogue » et « convaincue que la concertation aboutira au succès ». Nous savons maintenant l’étendu de ses capacités au dialogue et son idée de la concertation…

  Dans une interview réalisée par France à la fin de l’année dernière (diffusée le 08/01/2009) [13], Pécresse dit qu’ "[...] à une personne qui crie Valérie Pécresse, assassin du CNRS, gare à tes fesses, étudiant en détresse, je ne lui tends pas la main mais j’essaie de discuter avec elle". Elle poursuit en disant qu’ " une personne qui l’agresse est quelqu’un qui cherche des réponses" et que "la première partie d’une réponse, c’est l’écoute". Pécresse a bien compris que notre parasitage est une recherche de réponses sur la précarité croissante et insupportable dans l’ESR. Pour l’instant cependant, si la première partie de ses réponses est l’écoute, la deuxième semble n’être que de l’enfumage (voir l’Entretien pris à la volée réalisé par PAPERA).

Force : La protection de Nicolas Sarkozy (son modèle) et de Jacques Chirac (son mentor). Ambition, parité, un profil généraliste, une force de travail. "Très têtue" selon elle [13].

Faiblesse : Un manque d’expérience politique et une propension à l’arrogance.

Annexes sur Dominique Roux et Jérôme Pécresse

  Dominique Roux, né le 1er mai 1943 à Gap, dans les Hautes-Alpes, est un universitaire et dirigeant d’entreprise français, membre du Cercle des économistes.
Docteur ès sciences économiques, docteur en Gestion et agrégé de science de Gestion, Dominique Roux a effectué sa carrière à HEC et à l’Université Paris-Dauphine où il est professeur depuis 1982 après être passé par l’université de Bourgogne. Il est co-créateur et encore directeur du Master 226 Gestion des télécommunications et des nouveaux médias, directeur du Magistère de Sciences de Gestion et directeur d’un centre de recherche, le GRES (groupe de recherche économique et sociale).
Dominique Roux a été membre du Collège de l’Autorité de régulation des télécommunications de 1997 à 2005. Il a ensuite été nommé en 2006 par le président de la République membre du Comité stratégique sur la télévision du futur auprès du Gouvernement. Il est également administrateur de RFO (en tant que représentant de l’Etat).
Il a été nommé président de Bolloré telecom en janvier 2007.
Il est aussi le président de l’association Signal Spam et administrateur de la société 1000mercis spécialisée dans l’envoi massif de courrier électronique. Il est aussi administrateur de l’école de journalisme de Marseille et membre du Cercle des économistes.
Enfin, il enseigne à Sciences Po Paris, dans le cadre de la mention Droit économique du diplôme de l’IEP (cours de Droit et économie de la régulation des télécommunications).
Dominique Roux est officier de l’Ordre National du Mérite, officier de la Légion d’Honneur, et chevalier des Palmes Académiques

A voir : http://www.acrimed.org/article2630.html et http://bellaciao.org/fr/article.php...)]

  Jérôme Pecresse, Directeur général adjoint de Imerys, numéro un mondial des minéraux de spécialité (3,4 milliards d’euros de CA), et directeur de la branche minéraux pour céramiques réfractaires, abrasifs et fonderie.
Jérôme Pécresse ne dernier ne vit pas du tout dans l’ombre de sa femme ministre, au contraire. Son propre CV n’a rien à lui envier : Polytechnique, Ponts et Chaussés. En effet, ancien élève de l’Ecole polytechnique, ingénieur du corps des Ponts et Chaussées, il exercé différentes responsabilités au sein de Credit Suisse First Boston avant de rejoindre, en 1998, Imerys, au poste de responsable du service stratégie & développement. Directeur général adjoint et membre du comité exécutif d’Imerys, il était, depuis début 2003, directeur finance et stratégie du groupe en charge de la division minéraux pour abrasifs (2005) puis directeur général adjoint, directeur branche réfractaires, abrasifs et filtration (2006-08).)]

Derniers ouvrages parus

  • Être une femme politique… c’est pas si facile !, éditions de L’Archipel, janvier 2007, (ISBN 2841879135 et ISBN 978-2841879137) Dans ce livre elle défend notamment la garde alternée et la création d’une « contribution sociale pour la garde d’enfants ».
  • Mieux articuler vie familiale et professionnelle (rapport au Premier ministre), La Documentation française, avril 2007, (ISBN 2110066202 et ISBN 978-2110066206)

Notes :

1. « Je suis catholique pratiquante. Mon catholicisme est sûrement à la racine de mon engagement politique. » (Le Nouvel Économiste, 19 novembre 2004).
2. Mission d’information famille et droits des enfants sur le site internet de l’Assemblée nationale, 27 janvier 2006.
3. « L’enfant d’abord, 100 propositions pour placer l’intérêt de l’enfant au cœur du droit de la famille », rapport à l’Assemblée nationale, 25 janvier 2006.
4. « Les parlementaires contre l’homoparentalité mais pour l’amélioration du PACS » sur FGL.
5. Le Club de la boussole a été créé en octobre 2002 par le député UMP de l’Oise Éric Woerth. Il rassemble 41 députés qui se revendiquent fidèles au Premier ministre Jean-Pierre Raffarin (puis Dominique de Villepin) et à Jacques Chirac. Le Club a réalisé plusieurs audits, comme celui des ministres du gouvernement en 2003, la réalisation des promesses de campagne de Jacques Chirac en 2005 ou bien les contradictions entre les positions des éléphants du PS et la motion votée au congrès du Mans en 2005. Huit de ses membres furent nommés dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin dont Marie-Anne Montchamp, Xavier Bertrand, Renaud Donnedieu de Vabres, Marc-Philippe Daubresse, Laurent Hénart ou encore Catherine Vautrin. Depuis le printemps 2004, François Cornut-Gentille, député de Haute-Marne, en assure la présidence.
6. « Valérie Pécresse, à la recherche de l’autonomie » par Charles Jaigu, Le Figaro, novembre 2007.
7. Résultats des élections législatives 2002 dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site internet de l’Assemblée nationale.
8. Résultats des élections législatives 2007 dans la deuxième circonscription des Yvelines sur le site internet du Ministère de l’Intérieur.
9. Bolloré forme un duo très complémentaire avec le jeune DG Marc Taïeb (35 ans, X-Telecoms) plein d’énergie et de créativité. Ce dernier avait déj� créé auparavant Polyconseil, un cabinet de conseils en télécoms, et Wifirst, un opérateur spécialisé dans l’accès Internet Wi-Fi en université. (Bolloré Telecom, l’action dans la discrétion par Marie-Cécile Renault 26/11/2007 le Figaro)
10. Bolloré Télécom, le FAI nomade sur le Journal du Net
11.Le milliardaire y retrace notamment l’histoire de ses relations avec Nicolas Sarkozy : "J’ai connu Nicolas Sarkozy voilà bientôt vingt-cinq ans, dans un dîner chez Laurent Burelle [...]. Nicolas Sarkozy avait moins de 30 ans. Nous sommes de la même génération. Il m’est tout de suite apparu comme un jeune homme au caractère trempé, volontaire, plein de fougue et très sympathique. Puis je l’ai recroisé chez des amis communs ou dans des réunions. Je l’ai vu monter en puissance sur la scène politique. Il avait cette compétence et ce tempérament qui m’ont toujours fait penser qu’il jouerait certainement un rôle au plus haut niveau dans le pays. Bref, qu’il pouvait prétendre à un destin national." Également : "Si jamais tu étais battu et que tu veuilles te reposer, sache que le bateau est à ta disposition. [...] Le soir de sa victoire, il m’a très gentiment invité avec une soixantaine de personnes. C’est là qu’il a décidé d’aller se reposer sur le bateau et j’ai été, comme je l’ai déclaré, très honoré." C’est ainsi que Vincent Bolloré relate l’épisode qui vit au soir du 06 mai 2007 Nicolas Sarkozy, tout fraîchement élu président de la République, s’embarquer avec ses manières de parvenu dans une croisière en Méditerranée à bord du Paloma, luxueux yacht de 60 mètres de long mouillé à l’île de Malte.
12. « Valérie Pécresse entre le marteau et l’enclume », Éditorial du Magazine Challenges | 28.06.2007
13. Dans l’interview : Valérie Pécresse, sa réforme et ses faiblesses réalisée par Daniel Schick le 30 décembre 2008 et diffusée sur France Info le 8 janvier 2009 en trois parties.

Illustration de l’article : Jean-Marc Borot


Quelques unes des sources utilisées :

http://bernardoffmann.blog.lemonde....
http://www.politique.net/valerie-pr...
http://torapamavoa.blogspot.com/200...
http://nantes.indymedia.org/article...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Val%C3...
http://tempsreel.nouvelobs.com/spec...
http://www.enseignementsup-recherch...
http://politique.fluctuat.net/Valer...
http://www.assemblee-nationale.fr/1...
http://www.web-libre.org/starbuzz/p...,12.html
http://www.web-libre.org/dossiers/v...,707.html
http://www.meeetooo.info/portail/vi...
http://www.aquadesign.be/news/artic...
http://www.letudiant.fr/loisirsvie-...
http://m.marianne2.fr/index.php?act...



Documents joints

Attributions de la ministre de l'Enseignement (...)
Attributions de la ministre de l'Enseignement (...)
Décret n° 2007-1001 du 31 mai 2007 relatif aux attributions du ministre de l’enseignement (...)

Commentaires

Logo de Julien99
jeudi 8 mai 2014 à 20h07 - par  Julien99

Durant ma pérégrination quotidienne, je suis tombé sur votre billet, et je vous rallie entièrement. Julien rédacteur chez monte escalier prix

Logo de Avrel
mardi 24 février 2009 à 13h12 - par  Avrel

de rien ! :-)

Logo de Charles Soulié
samedi 21 février 2009 à 18h44 - par  Charles Soulié

Un grand merci pour votre travail sur la biographie de Valérie Pécresse qui m’a bien servi lors de mes interventions militantes et scientifiques. Charles Soulié Dpt de sociologie de Paris 8

Agenda

<<

2014

 

<<

Août

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
28293031123
45678910
11121314151617
18192021222324
25262728293031
Aucun évènement à venir les 2 prochains mois

Brèves

Geneviève Fioraso lance à Grenoble ses premières initiatives

mercredi 23 mai 2012

C’est aux terres grenobloises que Geneviève Fioraso, nouvelle ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, a réservé hier [22 mai 2012] sa première sortie officielle en région. Là même où elle a tissé, durant des années, les mailles de l’écosystème innovant grenoblois. (...)

[Extrait] Résoudre la précarité des techniciens de laboratoire

« Malgré le contexte budgétaire difficile, il faut trouver une solution à la situation précaire de certains personnels de techniciens dont l’expertise est indispensable à leur laboratoire. »

Sur le Web : Source : Le Dauphiné

EU: Presidency seeks to expand Erasmus

Tuesday 6 September 2011

UWN | 04 September 2011 | Issue: 187 | Brendan O’Malley

The Polish presidency of the European Union is planning to expand the Erasmus student and staff exchange programme to non-EU countries on its eastern and southern borders.

Barbara Kudrycka, the Polish Minister for Higher Education, said on Tuesday: "We would very much like to see a widening of the Erasmus-scheme to non-EU countries, not only our Eastern neighbors but also for example the ones in the southern neighbourhood. In my view, the best diplomats for countries are students and scientists."

She was speaking at the 22nd European Students’ Convention in the Polish city of Lazy on Tuesday, a four-day event organised by the European Students Union, the umbrella organisation of 45 national unions of students from 38 European countries.

Kudrycka has previously called for all students from Eastern Partnership countries - Armenia, Azerbaijan, Belarus, Georgia, Moldova and Ukraine - to be given the opportunity of studying in EU countries. (...)

La belle perle de Wauquiez

lundi 4 juillet 2011

Wauquiez démarre fort au MESR : la hausse du ticket du CROUS (écrasant le vote du CNESER) et seuls 3 lauréats aux IdEX. Une belle perle au passage lors d’une interview par Philippe Jacquet du Monde :

"Les investissements d’avenir doivent permettre d’aider QUELQUES-UN de nos pôles universitaires à affronter le XXIe siècle et les grandes universités mondiales"

Les autres se débrouilleront seuls ! Plusieurs universités sont déjà dans le rouge malgré la pluie de milliards !

Sur le Web : Lire sur Le Monde

Baroin rabote les opérateurs publics

lundi 13 décembre 2010

Interview de François Baroin, ministre du Budget, par le JDD, 12 décembre 2010

JDD : Le Parlement adoptera cette semaine le budget de l’État pour 2011. Vous devez maintenant mettre en œuvre la rigueur. Quelles seront vos premières décisions ?
Baroin : « Il est très important que l’État commence par montrer l’exemple lui-même. Nous avons engagé la réduction de son train de vie. Je réunis demain les directeurs des 497 opérateurs publics [Pôle emploi, Office national des forêts, Commissariat à l’énergie atomique, musée du Louvre, Météo France…] hors universités, qui doivent pour la première fois en 2011 appliquer les mêmes règles de gestion que l’État. Dès l’an prochain, un départ à la retraite sur deux ne sera pas remplacé. Je propose que leur parc de 17.000 automobiles soit réduit de près de 3.000 véhicules, que leurs achats de fournitures soient progressivement diminués de 10% et que leurs superficies immobilières soient ramenées à 12 m² par agent. Nous leur interdirons par ailleurs de recourir à tout endettement. La rémunération au mérite de leurs dirigeants devra aussi être étendue à toute l’équipe de direction. »

Les laboratoires de recherche "hors universités" devront donc être touchés par la rigueur (CNRS, INSERM, CEA, ...). Ce n’est plus toute l’ESR qui est épargnée par les baisse de budgets mais seulement l’Université.

L’Élysée veut "réduire" les organismes de recherche

jeudi 9 décembre 2010

[Science² |09/12/2010]

Arnold Munnich, le conseiller en sciences de la santé de Nicolas Sarkozy relance l’offensive de l’Élysée contre la recherche publique. Il vient de déclarer,que les organismes de recherche allaient subir « une réduction de leur voilure » et laisser la place aux universités pour conduire la recherche.

Pour ce qui est de réduire la voilure, on sait déjà qu’en 2011 le CNRS va diminuer les dotations aux laboratoires de 11% et sabrer 25 millions d’euros dans les budgets des gros équipements.

(...)

Soutenir par un don