Suisse : docteurs sans emploi

20 minutes Online | 13 août 2012 | par Olivia Fuchs
mardi 14 août 2012
par  antonin
2 votes

De plus en plus d’étudiants en sciences sociales ou en lettres font un doctorat pour éviter de se retrouver au chômage. Mais le titre n’augmente pas leurs chances de trouver un travail.

En juillet, les offices régionaux de placement ont compté 2337 personnes au chômage ayant un titre de docteur. Ils sont deux fois plus nombreux qu’en 2009 et la tendance est à la hausse, comme le révèle lundi le « Tages-Anzeiger ». Malgré cette situation difficile, le nombre de dissertations de doctorat déposées ne cesse d’augmenter. Si en 2000, 2822 étudiants ont obtenu leur titre, il étaient 3488 en 2011. La plupart sont d’anciens étudiants en sciences sociales ou en lettres.

 Trop vieux

De plus en plus de personnes choisissent en effet la voie du doctorat pour simplement éviter de se retrouver au chômage, avoue Markus Diem, docteur en psychologie et directeur du service de conseil en orientation à l’Université de Bâle. Mais, une fois leurs études terminées, les doctorants ont pour la plupart plus de 30 ans et n’ont accumulé encore aucune expérience professionnelle. Leurs chances de décrocher un travail sont ainsi diminuées. « Après un doctorat, les personnes sont souvent trop vieilles. Les stages sont en général conçus pour les plus jeunes. Je le conseille uniquement pour ceux qui souhaitent travailler en tant que chercheurs, experts ou collaborateurs scientifiques », explique Markus Diem.

 Expériences professionnelles

Son avis est partagé par Natalie Breitenstein, conseillère en emploi à l’Université de Zurich : « La voie du doctorat doit être choisie par intérêt et non pour éviter de se retrouver au chômage. L’entrée dans le monde du travail n’est pas facilitée avec un tel titre. » Elle conseille d’accumuler diverses expériences professionnelles déjà au cours des études de bachelor : « De nos jours, il est essentiel de planifier tôt son avenir professionnel. »


Lire sur 20min.ch

N.B. Apparemment le même problème en Suisse qu’en France sur la difficulté à considérer le doctorat comme une expérience professionnelle...

Photo par Keystore



Commentaires

Navigation

Articles de la rubrique

Agenda

<<

2014

 

<<

Juillet

 

Aujourd'hui

LuMaMeJeVeSaDi
30123456
78910111213
14151617181920
21222324252627
28293031123
Aucun évènement à venir les 2 prochains mois

Brèves

[Sweden] New legislation to help foreign postgraduates stay on

Sunday 27 April

On 1 July this year, new legislation will come into force in Sweden that includes measures which will make it considerably easier for foreign doctoral candidates and students to stay and work in the country after graduating.

An agreement between the outgoing Alliance government and the Swedish Green party will secure a majority vote for the proposal in the parliament. (...) – University World News, by Jan Petter Myklebust, 21 March 2014 Issue No:312

On the Web : Full news here

US : Dwindling tenure posts

vendredi 18 avril

Tenure is dying out at US universities.

The proportion of non-tenure-track and non-tenured faculty posts continues to rise across all US institutions, finds a report by the American Association of University Professors (AAUP) in Washington DC. Losing Focus : The Annual Report on the Economic Status of the Profession, 201314 surveyed 1,159 public and private US institutions and found that the overall proportion of assistant professors in non-tenure-track posts was 23.4 for 201314, compared with 20.8 in 201011. Dwindling tenured and tenure-track posts threaten the ability of scientists to conduct research without interference from funders or administrators, says John Curtis, the report’s lead author and director of research and public policy for the AAUP. - Nature, 508, 277, 09 April 2014

Sur le Web : Read on nature.com

Les coupes budgétaires pèsent sur la recherche académique américaine

jeudi 12 décembre 2013

Aux USA, les répercussions des coupes budgétaires fédérales pour la recherche académique sont bien visibles selon une études récentes :

  • moins de place pour les étudiants dans les labos (stages, doctorat, ...) : - 31% ;
  • moins de CDD à temps partiel : -30% ;
  • moins de postdoctorants : - 24% ;
  • moins de postes fixes dans 22% des cas.

Une recherche académique en récession aux USA...

Étudiants étrangers : la sénatrice Dominique Gillot dépose une proposition de loi visant à améliorer leurs conditions d’accueil et de séjour

vendredi 15 février 2013

« Il n’est (?) ni dans l’intérêt des pays d’origine, ni dans le nôtre, de renvoyer chez eux les étrangers dès la fin de leurs études. Au contraire, c’est après au moins une première expérience professionnelle que ces diplômés pourront, à leur retour chez eux ou à l’international, mettre à profit les compétences acquises en France et en faire la promotion. » Voilà ce qu’écrit Dominique Gillot, sénatrice (PS) du Val d’Oise, dans l’exposé des motifs de la proposition de loi relative à l’attractivité universitaire de la France qu’elle dépose mardi 12 février 2013.

« Droit illimité au séjour » pour les diplômés d’un doctorat français. Dans son article 4, la proposition de loi « crée un droit illimité au séjour en France pour tout diplômé d’un doctorat obtenu en France, à qui la carte ’compétences et talents’ est délivrée sur sa demande ». Il est précisé que « cette disposition a vocation à favoriser les échanges entre les pays d’origine et la France, permettant de développer une coopération économique continue, enrichissante, sans pillage des cerveaux des pays émergents ».

Titularisations loi Sauvadet : du nouveau ?

vendredi 23 novembre 2012
  • Reçu ce jour sur la liste SLR-débats -
    Selon l’AEF (dépêche n° 174978 du 22/11, extraits) :
  • « Le MESR « a obtenu les moyens de créer une voie supplémentaire et réservée d’accès à la fonction publique. En 2013, plus de 2 000 personnes pourront en bénéficier », se réjouit Geneviève Fioraso, ministre de l’ESR, dans un communiqué mercredi 21 novembre 2012, après avoir reçu « les organisations syndicales représentatives dans l’enseignement supérieur et la recherche pour leur annoncer le plan d’action ministériel pour la résorption de l’emploi précaire ». Cette réunion faisait suite au comité technique ministériel du 6 novembre dernier, qui n’avait pas pu se tenir faute de quorum : la CGT, la FSU et FO avaient en effet refusé de siéger pour protester contre les modalités de titularisation des contractuels retenues par le MESR
  • La ministre rappelle que le recensement effectué fait état de 8 400 précaires à ce jour dans les universités et de 1 400 dans les organismes de recherche. Elle se donne « pour objectif de conduire le plan de titularisation en quatre ans ». « En complément, les nouvelles orientations de l’ANR (Agence nationale pour la recherche) vont contribuer à diminuer le flux de nouveaux CDD. En particulier, aucun projet scientifique ne pourra être financé s’il repose à plus de 30 % sur le travail d’agents non titulaires ». »
Sur le Web : Lire la suite sur SLR
Soutenir par un don