Ma carrière universitaire s’arrête net

Blog Histoires d’Universités de Pierre Dubois | 13 juillet 2012
vendredi 20 juillet 2012
par  antonin
4 votes

Que faire quand on estime avoir subi une injustice ? Faut-il s’avouer vaincu ? Que conseiller à la chargée de cours qui m’a envoyé hier le courriel reproduit ci-dessous ?

“En mai dernier, j’ai été candidate à un poste de Maître de conférences. Tout en étant considérée par plusieurs personnes compétentes comme la plus qualifiée pour ce poste, je ne l’ai pas obtenu et été même classée la dernière“.

“Je saurais certainement accepter une défaite si elle était honnête, mais je sais (et je ne suis pas la seule à le savoir à l’université) qu’il y a eu beaucoup de magouilles et de vices de procédure autour de ce poste. Le comité de sélection a été remanié plusieurs fois, le seul spécialiste titulaire en France a été éjecté de ce comité sous prétexte qu’il partait à la retraite, le président de ce comité avait exigé d’être le premier sur la liste pour justement présider ce comité (étrange coïncidence : il avait une candidate à lui), le conseil du département avait écrit une lettre au président de l’université pour dénoncer cette situation, mais ce dernier n’a rien fait et j’en passe…”.

Ma carrière universitaire s’arrête net aujourd’hui, mon avenir, même en tant que chargée de cours dans cette université, est fortement compromis aussi et ceci avec mes 8 ans d’expérience dans l’enseignement supérieur… Aujourd’hui je ne suis soutenue que par mes étudiants qui ont protesté et qui ont dit qu’ils ne s’inscriront pas si je ne suis pas là à la rentrée, mais les étudiants n’ont pas un mot à dire dans ce genre d’affaires”… Ils “ont déserté depuis plusieurs années les cours de l’enseignante qui a obtenu le poste”…

“Pouvez-vous me dire s’il y a quelque chose à faire ? Peut-on contester les résultats et si oui, à qui faut-il s’adresser” ?


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Illustration : "Alpha tree" by Jerry N Uelsmann (2002)



Commentaires

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mardi 4 juin 2013 à 22h10 - par  jepeuxdire

moi aussi je suis docteur en économie depuis 4 ans, qualifié depuis 3 ans et candidat même pas classé chaque année !!
Le pire était lors de cette campagne 2013 avec 27 candidatures et 18 auditions :
Résultat aucun classement proposé. Pire les candidats classés étaient tous des pistonnés et parfois sans publications !!!! Par exemple, en Haute Savoie, le candidat retenu a fait sa thèse avec un membre du comité de sélection. A nantes, le candidat retenu a été désigné avant même d’auditionner dans l’hypocrisie totale les candidats. A Marne La Vallée, la candidate retenue a fait sa thèse au labo recruteur et est déjà MCF à quelques kilométères (evry). Le pire, c’était paris sorbonne où la candidate retenue est parisienne, ayant quatre membres de son jury de thèse dans le comité de sélection et n’a aucune publi !!!!!
je suis vraiment dégouté et je m’insurge contre cette mafia qui contrôle tout en France !!!
je voterai dorénavant Marine Le Pen pour que cette caste soit virée et pour qu’il y ait enfin de la transparence et de l’honnêteté dans les recrutements universitaires !

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Brèves

Je gagne 1700 euro et j’avance 650 euro par mois pour les kilomètres

vendredi 22 novembre 2013

Bonjour,
Je travaille pour l’Éducation Nationale dans une structure très particulière, je me déplace sur 2 départements : je gagne 1700 euro par mois et je dois avancer TOUS LES frais ; je suis remboursé avec un décalage de 3 mois et sur une base SNCF ET évidemment j’utilise ma PROPRE voiture. Je suis évidemment contractuel depuis 2004 mais j’ai changé 3 fois d’académie, j’ai des "trous" dans mon état de service et donc je n’ai jamais pu être titularisé (ni en 2000 ni cette année).
[par Anonyme]

Montpellier Université : le temps des postes tirés au sort

lundi 3 octobre 2011

On l’appellera Françoise pour la protéger malgré sa cartouchière de diplômes correspondant à bac + 10. Trentenaire montpelliéraine, la jeune docteur en sociologie, spécialisée dans les institutions et l’administration, enseigne depuis deux ans dans les facs et lycées parisiens.

En 2010, elle est vacataire dans le supérieur et contractuelle dans l’Éducation nationale (option SES) en 2nde et 1ère. Pour cette rentrée, elle est certaine qu’un poste à mi-temps d’ATER (attaché temporaire d’enseignement et de recherche) lui est attribué par la commission scientifique universitaire. Pas la lune : 1 200 € par mois plus une prime annuelle sensiblement équivalente mais de quoi être rassurée quant à l’avenir immédiat et pouvoir poursuivre ses travaux de recherche.

Pour compléter l’enseignement aux étudiants, un autre mi-temps est confié à l’une de ses jeunes collègues. Françoise prépare ses cours pendant l’été, regagne Paris. On lui demande de démarrer en septembre, sans contrat. Et patatras.

La semaine dernière, la présidence de l’université décide d’un plein-temps. La commission scientifique tranche... par tirage au sort. Françoise reste sur le carreau. En remplacement, l’université lui propose des vacations. Payées en mars.

Sur le Web : Lire sur Midi Libre

Carcassonne. Le prof vacataire réclame son dû

lundi 27 juin 2011

[La Dépêche | 22/06/2011 | D.B.]

Dans une précédente édition nous relations la galère de Francis Campana, ce cadre au chômage, engagé par l’IUT de Perpignan pour donner 20 heures de cours à Carcassonne en octobre 2010. Depuis, il se bat pour se faire payer cette prestation, une facture qui n’a rien d’exorbitant, environ 1 000 euros brut. Le responsable de l’IUT, qui n’a par ailleurs pas souhaité s’exprimer sur le sujet, se bornait à préciser que son établissement n’est pas en droit de rémunérer des professeurs, même vacataires, au chômage, une situation que l’administration de l’IUT n’ignorait pourtant pas lors de la signature du contrat de prestation.

Malgré des lettres recommandées et de multiples interventions, la sollicitation du médiateur académique, Francis Campana n’a, à ce jour, toujours pas perçu sa rémunération. La seule avancée qu’il dit avoir obtenue, récemment, après plusieurs mois de relances, c’est une information bien sibylline du secrétariat de l’Université de Perpignan lui assurant « qu’une réponse est en cours de préparation et vous sera donnée par le médiateur académique ». (...)

Témoignage...

dimanche 15 mai 2011

Moi aussi je suis fatigué d’être contractuel dans l’académie d’Amiens en arts plastiques depuis 12 ans avec cette année.
Je viens de passer l’oral du capes mardi dernier à Tours pour la 7 ème fois, et je me suis encore planté et j’en veux au monde entier parce qu’à chaque fois à l’oral on remet en cause ma proposition de cours et le lendemain il faut faire cours comme si de rien n’était, j’ai 19.80 en notation administrative, l’inspecteur, après mon inspection a souhaité que je sois jury de bac en arts plast à l’oral, parce que j’avais de l’expérience.
C’était cette fois en 2005, et 1 semaine ensuite je retournais passer l’oral à Tours ...
Je suis souvent sur 2 établissements minimum quand c’est pas 3, pendant 7 ans je faisais environ 120 km pour aller travailler et 120 pour revenir...
Mais tout cela on s’en fiche, j’ai 38 ans et qu’ai- je fait de ma vie... Rien, la blaze...

Appel à témoins Jeunes précaires diplômés

vendredi 8 avril 2011

Je suis journaliste pour le magazine « Sept à huit » diffusé chaque dimanche sur TF1 et je prépare un reportage sur les jeunes diplômés précaires qui, après de longues recherches, se voient obligés d’accepter un emploi bien en-deçà de leurs qualifications faute de mieux.

Je cherche à faire le portrait de 2 ou 3 représentants de cette génération précaire, les suivre dans leur quotidien afin de comprendre leur parcours et leurs difficultés.

Si êtes vous même concernés ou si vous connaissez des gens concernés par cette situation, n’hésitez pas à faire tourner cet appel à témoins autour de vous !

Je suis joignable pour toute question par mail : ma.brucker oPo elephant-cie.com

Merci de votre aide.

Marie-Alix Brucker

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