Enseignement supérieur en Côte d’Ivoire : Les doctorants réclament le paiement de leurs bourses

Abidjan.net | 23/02/2012
mardi 6 mars 2012
par  antonin
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Depuis plusieurs mois, entre le ministère de l’Enseignement supérieur et les doctorants, c’est du ‘’je t’aime moi non plus’’. Ces futurs docteurs réclament le paiement de leurs bourses de l’année universitaire 2009-2010, pendant que la tutelle leur demande de patienter.

Ils tenaient à se faire entendre mercredi. Et ils y sont parvenus à travers leur entrée fracassante au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Aux environs de 11h30 ce jour, une trentaine de doctorants ont fait irruption au cabinet du ministre, Cissé Ibrahim Bacongo, pour crier leur colère. Ils exigent le paiement de leurs bourses de 2009-2010 qui s’élèvent à environ 804 millions de Fcfa pour 1.340 doctorants à raison de 600 mille Fcfa par mois. Les forces de l’ordre ont pu calmer les ardeurs de ces futurs docteurs. Mais il y a une semaine, ces jeunes gens se sont prononcés face à la presse au Centre ivoirien de recherches économiques et sociales (Cires). A cette occasion, les doctorants ont dénoncé l’attitude de leur ministre qui, selon eux, ne veut pas payer leurs bourses. Au dire de leur porte-parole, Mafou Kouassi, après plusieurs tentatives infructueuses auprès du ministre de tutelle, ils se sont tournés vers le Premier ministre et la Première dame. Malheureusement, toutes ces démarches sont restées vaines. « Nous nous sommes donc rendus au Trésor le 28 novembre, afin de savoir si un problème de trésorerie n’était pas à l’origine du blocage du paiement de nos bourses. Pendant que nous étions en discussions avec le directeur adjoint de la trésorerie Abidjan-nord, des détachements de la police du premier arrondissement ont débarqué sur les lieux. Après une heure d’échange avec ces derniers, nous sommes convenus d’aller rencontrer le Directeur des affaires financières (Daf) du ministère de l’Enseignement supérieur. Mais les échanges, là encore, se sont soldés par le refus du paiement des bourses sous prétexte que les universités sont fermées. Et en même temps, on nous fait savoir que les doctorants de Bouaké ne sont pas concernés par cette mesure », explique le porte-parole. Ce dernier soutient que depuis le paiement de la bourse de 2008-2009 en août 2010, ils n’ont plus reçu aucun copeck. Et depuis lors, leur vie est devenue un calvaire dans leurs foyers, surtout avec la fermeture des universités. « Cela fait plus d’un an que nous sommes sans argent. Alors que nous devons faire face à des charges quotidiennes. Nous n’avons plus droit aux chambres universitaires qui nous permettaient de réduire nos dépenses. Aujourd’hui, nous sommes condamnés à louer des maisons qui coûtent cher. Et ceux d’entre nous qui ont 35 ans et plus n’ont plus droit à la carte de bus. Nous ne travaillons pas encore, parce que nous n’avons pas fini nos recherches à l’université », se désole D.D, étudiant en 2ème année de thèse en Criminologie à l’université de Cocody. Comme lui, ils sont nombreux, depuis la chute de Gbagbo et la fermeture des universités d’Abidjan, à broyer du noir. G. Jean Claude, doctorant en Science de gestion de l’environnement, se tourne les pouces depuis plus de 6 mois. « J’avais déjà terminé mes enquêtes de terrain et quasiment la rédaction de mon travail quand l’université a été fermée. Je pense avoir tout achevé aujourd’hui. Il me faut tout juste de l’argent pour faire les tirages afin de remettre l’exemplaire à mon directeur de thèse. Nous regardons depuis plusieurs mois du coté du ministère de l’Enseignement supérieur, mais malheureusement, aucun signe d’espoir ne nous est donné », se lamente-t-il. Ces futurs docteurs, qui en dernier ressort ont rencontré la Première dame, Dominique Ouattara, espèrent avoir gain de cause. Surtout que, avancent-ils, ils ont ouï dire qu’on leur permettra, malgré la fermeture des universités, de soutenir les thèses. « Et la soutenance de thèse nécessite des moyens financiers », lâche un des mécontents.

L’avis du ministère

Et cela, le ministère ne l’ignore pas. Mais pour la tutelle, les futurs docteurs doivent patienter. Ils ne percevront, précise-t-il, leurs dus qu’une fois les universités ouvertes. « Les doctorants doivent comprendre qu’ils auront leurs bourses à l’ouverture des universités, mais pas avant », nous a confié le ministre Cissé Ibrahim Bacongo. Selon un de ses proches, le ministre estime qu’avec la fermeture de ces temples, on ne peut pas savoir qui est doctorants boursiers et qui ne l’est pas. Mieux, pour le patron de l’Enseignement supérieur, il n’y a pas que les doctorants qui perçoivent les bourses. « A quel titre devons-nous payer les bourses des doctorants au détriment des autres étudiants boursiers », s’interroge cette source proche du ministère. En un mot comme en mille, les doctorants doivent s’armer de patience et attendre l’ouverture des universités de Cocody et d’Abobo-Adjamé.

par Touré Yelly


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Illustration : "Dice" par Tony Cragg]] (FIAC 2011, Paris)



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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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