Appel de l’Enseignement supérieur et de la Recherche aux candidats à l’élection présidentielle et aux citoyens

vendredi 24 février 2012
par  antonin
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Appel du 23 février 2012

Cet appel concerne tous les citoyens.


L’actuel gouvernement présente la réforme de l’Université comme l’une des grandes réussites du quinquennat. Il prétend avoir donné aux universités leur autonomie, avoir fait, en faveur de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, « des efforts financiers sans précédent », avoir engagé une politique de l’excellence qui commencerait à porter ses fruits au niveau international et avoir réformé la formation des maîtres pour parvenir à une « meilleure formation des enseignants ».

Tout cela est faux !

Vous avez dit « autonomie » ?

  • Les universités subissent une tutelle du Ministère toujours plus tatillonne et dépendent de plus en plus de financements privés et d’impératifs de rentabilité immédiate. L’attribution des crédits récurrents de l’État est toujours aussi parcimonieuse et opaque. Et les « Responsabilités et Compétences Élargies » imposées aux universités ne contribuent en rien à leur autonomie puisque l’État leur délègue de nouvelles charges financières sans les compenser.
  • Alors que le gouvernement affiche l’Enseignement comme secteur prioritaire, aucun poste d’enseignant n’a été créé dans le supérieur depuis 2008. Le budget des universités, hors inflation, est en baisse d’environ 1 %. La liste des universités en déficit structurel ne cesse de s’allonger, imposant à l’État une mise sous tutelle contraire à l’autonomie qu’il prétend donner. Partout le développement des emplois précaires sert de variable d’ajustement à des budgets très contraints.
  • L’indépendance scientifique et les libertés académiques des universités, des enseignants-chercheurs et des chercheurs ne sont plus respectées.

Vous avez dit « excellence » ?

  • Le culte de l’excellence – mot magique jamais défini – ne peut faire oublier comment la recherche est malmenée dans notre pays : diminution des financements récurrents des universités et des organismes de recherche (jusqu’à – 90 % dans certains laboratoires), suppression de 10 % des emplois administratifs du CNRS, sans lesquels les chercheurs ne peuvent travailler.
  • L’application de la Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) ravale des établissements de recherche comme le CNRS ou l’INSERM, que le monde entier nous envie, au rang de simples « agences de moyens ».
  • Pour faire remonter les universités dans des classements internationaux aux critères très discutables, le gouvernement a poussé aux regroupements en tous genres. Cette course au gigantisme a fait naître un système à plusieurs vitesses. Les disparités entre universités se creusent et menacent les équilibres inter et intra-régionaux, obligeant les étudiants à une mobilité qui pénalise les moins favorisés.
  • Une concurrence généralisée s’est instaurée, entretenue par deux agences de pilotage et d’évaluation très coûteuses, au fonctionnement opaque : l’Agence Nationale de la Recherche (ANR) et l’Agence d’Évaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES). Les universitaires et les chercheurs gaspillent désormais une part considérable de leur temps à rédiger rapports d’activité, dossiers de demande de financement et appels à projets, au détriment de leurs missions fondamentales de recherche et d’enseignement.

Vous avez dit « une meilleure formation des enseignants » ?

  • Des rapports de l’Assemblée nationale et de la Cour des comptes l’ont désormais établi : la réforme de la formation des enseignants des premier et second degrés est un échec flagrant.
  • Elle aura finalement provoqué la chute du nombre de candidats aux concours, le démantèlement ou l’affaiblissement des IUFM et la désorganisation des UFR, l’augmentation du nombre d’enseignants précaires, et conduit de jeunes professeurs à exercer à temps plein sans formation professionnelle suffisante.

Nos concitoyens doivent savoir que le monde de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est au bord de l’asphyxie.


Nous demandons une nouvelle politique pour l’Enseignement supérieur et la Recherche, en rupture avec les réformes destructrices que nous subissons depuis des années. Celle-ci devrait reposer sur les dix principes et objectifs suivants :

  1. Remplacer la loi LRU (loi relative aux Libertés et Responsabilités des Universités), qui n’est pas amendable car inspirée par une politique contraire aux principes d’indépendance, de collégialité et de démocratie qui sont ceux des universitaires et des chercheurs. La Conférence des Présidents d’Universités (CPU) porte une responsabilité historique dans les désordres causés par cette fausse autonomie. Elle ne saurait parler au nom des universitaires et doit cesser d’être le principal interlocuteur du Ministère.
  2. Abroger le décret du 23 avril 2009 modifiant le statut des enseignants-chercheurs. Garantir aux enseignants-chercheurs qu’au moins 50% de leur temps de travail sera consacré à la recherche, proscrire toute modulation à la hausse de leurs services et supprimer la nouvelle évaluation individuelle quadriennale.
  3. Rouvrir en urgence le dossier de la formation des maîtres, assurée conjointement par les IUFM (dont c’est la mission) et les UFR, non pour en réduire le coût par tous les moyens mais en donnant une réelle priorité à l’amélioration de l’enseignement primaire et secondaire, dans un cadre national fondé sur le recrutement par concours de fonctionnaires d’État à la hauteur des besoins.
  4. Élaborer un plan pluriannuel de création de postes et un programme de résorption de la précarité pour les universités et les organismes de recherche (administration, services techniques, enseignement, laboratoires, équipes de recherche).
  5. Garantir à tous nos organismes de recherche les moyens humains et financiers nécessaires à leur indépendance, leur développement et leur rôle national de structuration sur tout le territoire de la recherche à court et à long terme.
  6. Revenir à un traitement équitable entre universités pour satisfaire à l’exigence d’un enseignement et d’une recherche de qualité sur tout le territoire, au service des étudiants.
  7. Doter tous les établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche de conseils décisionnaires où les élus des personnels et des étudiants soient largement majoritaires et limiter l’empilement des structures, afin de rester au plus près de ceux qui assurent effectivement la mission de service public qui leur est confiée.
  8. Redonner confiance à tous les personnels en mettant fin aux dispositifs qui créent des discriminations et un climat de concurrence permanente : agences de pilotage et d’évaluation, recours massif aux statuts précaires (y compris pour les doctorants et les jeunes docteurs), différenciation des carrières par le jeu de primes dont l’attribution relève le plus souvent du clientélisme.
  9. Améliorer les conditions de vie des étudiants par une politique ambitieuse et de long terme, impulsée par l’État et les Régions. Trop d’entre eux vivent et étudient aujourd’hui dans des conditions indignes d’un pays qui souhaite augmenter le nombre de ses diplômés de haut niveau.
  10. Abroger le décret Guéant du 31 mai 2011 et son récent complément. En finir avec la politique inique de sélection et de restriction de l’accueil des étudiants étrangers dans nos universités.

Nous entendons défendre des valeurs républicaines  :

  • droit à la connaissance pour tous
  • droit de choisir sa filière sans discrimination financière ni territoriale
  • droit de s’engager dans des études ou de mener des recherches qui ne sont pas immédiatement rentables.

Il y va de l’avenir de notre société et des générations futures.

  • Nous nous adressons aux candidats à l’élection présidentielle, afin qu’ils répondent aux attentes non seulement de la grande majorité des personnels et des étudiants de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, mais aussi des Français.
  • Nous nous adressons à tous nos concitoyens et leur demandons d’apporter leur suffrage aux candidats qui, soucieux de l’intérêt à long terme, prendront les engagements qui s’imposent afin que l’Enseignement supérieur et la Recherche retrouvent équilibre et sérénité, remplissent leurs missions et puissent contribuer à l’effort national destiné à répondre à tous les défis humains, économiques et sociaux auxquels nous sommes confrontés.

Signer la pétition

A l’initiative de :
Coordination Nationale des Universités (CNU)
Secrétariat de la Coordination Nationale de la Formation Des Enseignants (CNFDE) 2009-2010
Sauvons La Recherche (SLR)
Sauvons L’Université (SLU)

Avec le soutien de :

Collectif de rédaction :

Michel BERNARD, PR, université Paris 3, Coordination Nationale des Universités ; Brendan CHABANNES, étudiant, université du Havre, Coordination Nationale des Universités ; Pascale DUBUS, MCF, Paris 1, Coordination Nationale des Universités ; Sarah HATCHUEL, PR, université du Havre, Coordination Nationale des Universités ; Pascal MAILLARD, professeur agrégé, université de Strasbourg, C.A. de Sauvons L’Université ; Christine NOILLE, PR, université Stendhal Grenoble 3, porte-parole de Sauvons L’Université ; Catherine PELLENQ, MCF, IUFM / université Joseph Fourier de Grenoble, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Céline RUET, MCF, Paris 13, Coordination Nationale des Universités ; Emmanuel SAINT-JAMES, MCF, université Paris 6, président de Sauvons La Recherche ; Marie-Albane de SUREMAIN, MCF, UPEC-IUFM de l’académie de Créteil, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Nathalie VIENNE-GUERRIN, PR, université Montpellier 3, Coordination Nationale des Universités.

Contact

Premiers signataires :

Etienne BOISSERIE, INALCO, président de Sauvons L’Université (SLU) ; Julien BROSSARD, IR, CNRS, C.A. de SLR ; Mathieu BRUNET, MCF, université d’Aix Marseille, C.A. de SLU ; Cécile CABANTOUS, Journaliste, Coordination Nationale des Universités ; Alain CANTILLON, Paris 3, C.A. de SLU ; Marie-France CARNUS, IUFM Midi-Pyrénées, école interne de l’Université de Toulouse 2-Le Mirail, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Alain CASTANEDA, Enseignant/Formateur IUFM de Versailles, Université de Cergy-Pontoise, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Sylvie CLABECQ, "Responsable Politiques et Pratiques Éducatives", Ceméa Pays de la Loire, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Hélène CONJEAUD, Chercheure CNRS, Paris Diderot (P7), C.A. de SLU ; Natacha COQUERY, PR, Université Lyon 2, Coordination Nationale des Universités ; Mariannick DAGOIS, PRAG, université Paris VIII, C.A. de SLU ; Aude DONTENWILLE-GERBAUD, Maître de conférences, IUFM/Université Paris-Est Créteil, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Jean-Louis FOURNEL, université de Paris VIII, C.A. de SLU ; Didier FRYDMAN, professeur agrégé d’histoire et géographie, formateur à l’IUFM de l’académie de Créteil, Université Paris-Est Créteil, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Laurence GIAVARINI, université de Bourgogne, C.A. de SLU ; Jean-Christophe GIMEL, CR, CNRS-Université du Maine, Coordination Nationale des Universités ; Alexis GRELOIS, MCF, université de Rouen, porte-parole de Sauvons L’Université ; Michaël GUTNIC, MCF, Université de Strasbourg, Coordination Nationale des Universités ; Elie HADDAD, chercheur CNRS (Paris), C.A. de SLU ; Josyane HELAYEL, professeur d’IUFM, UCP, IUFM de Versailles, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Julien HERING Neurobiologiste, membre fondateur du collectif PAPERA ; Ruben IBANEZ, Professeur d’IUFM, Université de Cergy-Pontoise, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Anne JOLLET, MCF, Université de Poitiers, Coordination Nationale des Universités ; François JOUVE, PR, Université Paris 7, Coordination Nationale des Universités ; Angélica KELLER, Chercheur CNRS retraitée, Sauvons La Recherche ; Cécile KOVACSHAZY, MCF, Université de Limoges, Coordination Nationale des Universités ; Olivier LONG, MCF, Université Paris 1, Coordination Nationale des Universités ; Jean-Marie MAILLARD, DR CNRS, Paris 6, C.A. de SLU ; Corine MAITTE, EC, université Marne-la-Vallée, C.A. de SLU ; Etienne MATHERON, PR, Université d’Artois, Coordination Nationale des Universités ; Monica MICHLIN, MCF, Université Paris 4, Coordination Nationale des Universités ; Christophe MILESCHI, PR, Université Paris Ouest Nanterre, Coordination Nationale des Universités ; Olga MOLL, PRAG, université Paris VIII, C.A. de SLU ; Christophe MOUCHIROUD, MCF, Université René Descartes, Coordination Nationale des Universités ; Frédéric NEYRAT, MCF, Université de Limoges, Coordination Nationale des Universités ; Michelle NOTA, MCF, Université de Bourgogne, Coordination Nationale des Universités ; Nicole ORTHOUS, Professeur d’IUFM, Université de Lyon, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Abderrahmane OUAQQA, MCF, Université de Picardie, Coordination Nationale des Universités ; André OUZOULIAS, professeur honoraire, Université de Cergy-Pontoise, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Yann PHILIPPE, MCF, université de Reims, C.A. de SLU ; Sylvain PIRON, MCF, EHESS, Coordination Nationale des Universités ; Marie-Domitille PORCHERON, MCF, Université de Picardie Jules Verne, Amiens ; Joël POTHIER, MCF, Université Paris 6, Coordination Nationale des Universités ; Évelyne RICCI, MCF, Université de Bourgogne, Coordination Nationale des Universités ; Giuseppe SANGIRARDI, PR, Université de Bourgogne, Coordination Nationale des Universités ; Jean-Paul SAUVAGE, MCF en chimie, IUFM/université de Rouen, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Nicolas SCHAPIRA, université Paris-Est Marne-la-Vallée, C.A. de SLU ; Caroline SCHREIBER, Maîtresse de Conférences (obstiné-e) en Psychologie à l’IUFM/UJF de Grenoble, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Yann SECQ, enseignant-chercheur, Lille 1, C.A. de SLU ; Christine SELLIN-CATTA, MCF, Université Paris Ouest Nanterre, Coordination Nationale des Universités ; Michel SOLONEL, Professeur d’IUFM, Université de Paris Est Créteil, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Sylvie STEINBERG, MCF, université de Rouen, C.A. de SLU ; Gérard STRELETSKI, MCF Lyon 2, C.A. de SLU, SLR, C.A. du SNESUP ; François THERON, IGE, UVSQ, C.A. de SLU ; Patricia TUTOY, chargée d’enseignement vacataire, C.A. de SLU ; Vincent-Emmanuel VALETTE, Université de Bretagne Sud, Coordination Nationale des Universités ; Marie-France WINGHARDT, Directrice d’école, maître formateur, IUFM/université de Cergy-Pontoise, secrétariat CNFDE 2009-2010 ; Hassina ZEGHLACHE, PR, Université Lille 1, Coordination Nationale des Universités ; Caroline ZEKRI, MCF, Université Paris-Est Créteil, Coordination Nationale des Universités ; Fatima ZENATI, Assistant Ingénieur, université de Paris VIII, C.A. de SLU


Pour signer la pétition c’est ici

Illustration : "Blow fish" par Nnanami Cowdroy


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Brèves

Universités : Victoire à Paris 8, grève à Paris-Est

mardi 7 avril

[Politis, Par Ingrid Merckx - 3 avril 2015]

11 semaines. Il aura fallu tenir 11 semaines de grève pour que les bas salaires de l’Université de Paris 8 obtiennent gain de cause.

Le 3 avril, le Collectif des bas salaires a décidé de suspendre le mouvement.

« Si le conflit a duré au-delà de la seconde proposition de la présidence, à savoir le rehaussement à hauteur de 70 euros bruts pour l’ensemble des catégories C titulaires, c’est parce que cette proposition a été jugée insuffisante et n’incluait pas les contractuels « sur fonctions non pérennes ». Elle a été rejetée massivement par l’ensemble des personnels présents à l’assemblée générale qui s’est tenue le 5 février. (...)

A l’issue du conflit qui a opposé le collectif des bas salaires à la direction, les négociations ont permis d’acter une augmentation de 70 euros bruts minimum pour l’ensemble des personnels titulaires et contractuels sur fonctions pérennes. »

Nouvelles de la mobilisation des vacataires de Lyon 2

vendredi 6 mars

[Le Progrès, 04 mars 2015, M.F.] (...) Selon Jean-François Goux, vice-président aux finances, il ne reste plus que 11 contrats non signés et ils le seront au plus tard ce vendredi. Sur ce volet, la situation des enseignants vacataires s’améliore mais ceux-ci réclament aussi de meilleures conditions de travail, notamment des TD moins chargés, ainsi que l’exonération de leurs frais d’inscription en tant qu’étudiants. Ils maintiennent la pression en refusant de transmettre les notes des étudiants à l’administration. Selon un vacataire, une cinquantaine de vacataires suit cette consigne. Jean-François Goux ramène ce chiffre à une dizaine, tout en admettant qu’il ne parvient pas à obtenir des données précises auprès des composantes les plus mobilisées. En ce qui concerne l’exonération, impossible de prendre une décision seulement à Lyon 2, répond-il en substance. Cela s’inscrit dans une politique de site, et doit être commun au sein de l’université de Lyon. D’après une enseignante vacataire, les jurys sont aussi suspendus dans quatre composantes : sociologie, anthropologie, sciences politiques, économie. Il s’agit d’un soutien politique à nos revendications » affirme-t-elle. Après le rassemblement du matin, une assemblée générale est prévue au sein de la grande université lettres et sciences humaines.

Retenues de notes à Paris Sud

samedi 14 février

Les enseignants de biologie de l’Université Paris Sud ont décider en signe de protestation de procéder à une retenue des notes des examens. Depuis la semaine dernière, il y a eu deux assemblées générales qui ont réunies 250 puis 350 personnes (pas seulement en biologie mais majoritairement). Les étudiants et les personnels (2/3 vs 1/3) mobilisés ont ensuite interpeller directement le président sur la mise en place d’un budget d’austérité sur Paris Sud. En effet, même à Paris Sud qui a un budget moins serré que d’autres universités, la situation s’aggrave d’année en année. La mesure "phare" de l’année étant la suppression de tous les ATER (Attachés Temporaire d’Enseignement et de Recherche).

La mobilisation continue et l’AG du 12 février a proposé un évènement parisien pour la première semaine du mars auquel d’autres universités pourraient se joindre...

Lyon 2 : les enseignants vacataires poursuivent la grève

jeudi 12 février

Lors de l’Assemblée générale de ce mercredi, les vacataires de Lyon 2 ont décidé de reconduire leur grève jusqu’au vendredi 13 février inclus. Il faut dire que les grévistes avaient fait part de leurs revendications (pas de contrat, ni de rémunération pour certains vacataires depuis la rentrée de septembre) à la présidence de l’Université et que la réponse avait été jugée « insatisfaisante ». « La présidence esquive ses responsabilités en rejetant la faute à des niveaux administratifs inférieurs ou supérieurs sans assumer ses choix politiques budgétaires », dénonce le collectif des vacataires de Lyon 2. Au-delà de ce constat général, une réponse détaillée sera apportée collectivement à la direction des ressources humaines ce jeudi à 10h.
[Lyon Mag, 04/02/2015]

Sur le Web : Lire sur Lyon Mag

Lyon 2 : les enseignants vacataires manifestent

vendredi 30 janvier

Les enseignants vacataires manifestaient ce jeudi devant l’université Lyon 2. - Par Janloup Bernard, 30/01/2015

Une centaine d’enseignants vacataires de l’UFR ASSP (Anthropologie, Sociologie et Science Politique) de l’université Lyon 2 se sont réunis ce jeudi matin, à l’initiative des vacataires du département de science politique, sur le campus des quais du Rhône, devant les bureaux de la direction des ressources humaines. Beaucoup sont doctorants, animent des travaux dirigés depuis le premier semestre, ont payé leurs frais d’inscription à l’université, mais n’ont toujours pas de contrat de travail. Pis, ils attendent leur paye depuis des mois.

Leur entrée sur le campus a d’abord été empêchée par le dispositif Vigipirate. Ils ont demandé à voir M. Jean-Luc Mayaud, président de l’université, en vain. Réunis dans la cour principale, le quadrilatère Claude-Bernard, ils ont été entendus par des membres de l’administration avant de se disperser aux alentours de midi.

Sur le Web : Lire sur Lyon Capital
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