À Paris comme ailleurs : Arr€t€z vos salad€s, balanc€z l’os€ill€ !

CIP-IDF | 3 mars 2007 (MAJ 16 juillet 2011)
vendredi 9 septembre 2011
par  JonL
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Guide de l’« allocation exceptionnelle » à Paris

[version sans hyperliens ; pour la version complète, voir le site de CIP-IDF]

Dernière modification : samedi 16 juillet 2011

Nous sommes plus de 300 000 précaires à Paris (dont 62 000 émargeaient autrefois au luxuriant RMI), une quantité indécidable de sans-domicile et mal logés, d’intérimaires et autres salariés à l’emploi précaire et/ou mal payé, de stagiaires, d’étudiants fauchés, de chômeurs, intermittents, d’employés à temps partiel ou discontinu, de titulaires de la CMU, d’interdits de RSA en raison de leur titre de séjour ou de leur âge.

Ceux qui dirigent sont tous d’accord pour glorifier le travail, le réhabiliter, comme ils disent. Or, depuis des années, ils amputent les droits sociaux, histoire de nous sortir "de l’assistance" et de nous rendre la dignité. Ça doit pourtant coincer quelque part puisqu’en même temps il leur arrive tous de parler, dans un bel ensemble, de « sécuriser les parcours », de donner des réponses à l’insécurité sociale grandissante.

Hé bien, nous vous proposons de bricoler une recette en utilisant leurs pauvres ingrédients. Ne faites pas d’avance les dégoûtés. D’expérience, il y a, avec l’ "allocation exceptionnelle" de la Ville de Paris, par exemple, de quoi ajouter un 13e voire un 15e mois au RSA annuel d’un "isolé".

C’est pas le Pérou, juste Paris, qui, comme chacun sait, comme Ville, institution s’épelle M.E.R.D.E, ou L.V.M.H.

Il existe en effet à Paris, comme dans chaque ville de ce pays où on prend un tel soin à corriger vachement bien les inégalités que l’on organise aussi par ailleurs, un centre d’action sociale (C.A.S) destiné à répondre aux besoins des habitants. Ici il y en donc 20, un par arrondissement. Le règlement de ce C.A.S prévoit l’attribution de diverses prestations.

Tandis que la Ville, au nom de la priorité à l’emploi, distribue des centaines de millions d’euros aux entreprises et finance toujours plus de « suivi social », elle se garde bien de faire connaître certains dispositifs destinés aux Parisiens. Les institutions sociales pratiquent en effet avec insistance une opacité défensive (Touche pas au grisbi, salope de pauvre !) Donc, comme nous, rendez service, faites savoir ces choses autour de vous !

Qui dans cette ville connaît l’« allocation exceptionnelle » ?

C’est la seule prestation "généraliste" potentiellement accessible à tous les Parisiens, elle peut atteindre, pour un « isolé » attestant de 3 ans de résidence à Paris un montant de 458€, dans la limite de 2287 € cumulés sur 12 mois.

Nous proposons à ceux qui en ont besoin d’aller réclamer le versement de ces allocations exceptionnelles et de s’organiser pour les obtenir.

Pour commencer, il suffit de se rendre au C.A.S de son arrondissement, ou aux permanences spécialisées dans l’accueil des sans domicile, afin d’effectuer une demande d’alloc et de prendre rdv pour que celle-ci soit instruite. Il n’est ni nécessaire ni obligatoire d’avoir affaire à un travailleur social et au suivi qui va avec.

Lors de ce rdv qui a lieu avec un "agent administratif", on vous demandera des justificatifs concernant vos ressources et vos dépenses. Puis ils prendront une décision. Il faut savoir que cette allocation est dite "exceptionnelle" car cela permet d’éventuellement refuser de vous l’attribuer lorsque vous en avez déjà touché une (le plafond réglementaire des attributions ponctuelles ou annuelle est rarement atteint). De ce fait, toute première demande est par nature exceptionnelle et susceptible d’être mieux payée que les suivantes.

Outre un document d’identité, un justificatif de domicile (facture d’EDF, etc.), ou certificat d’hébergement attestant "sur l’honneur" que vous êtes bien parisien (le mieux est d’établir la durée la plus longue possible, les droits variants avec l’ancienneté sur le territoire parisien, celle-ci doit toujours être supérieure à un mois), les papiers à fournir, lorsque vous en disposez, sont les suivants :

  • avis d’imposition et feuilles de paye et/ou justificatif Pôle emploi (avis de fins de droits, rejet de demande d’indemnisation pour cause de "durée d’affiliation insuffisante" ou ouverture de droit) et/ou attestation RSA de la CAF
  • toute facture ou document justifiant de vos dépenses, quittances de loyer et spécialement les factures qui restent à payer, les devis et celles qui peuvent être dites "imprévues".

De toute façon, vous avez du mal à joindre les deux bouts (manger, s’habiller, se déplacer, acheter un livre, ...), à payer un loyer et/ou d’autres factures (assurance locative, EDF, GDF, agios bancaires, etc, etc.), des frais médicaux, une machine à laver ou un réfrigérateur tombé en panne est à remplacer d’urgence, besoin de lunettes, de transports, acheté de la peinture pour rénover votre logement, payé des photocops "pour chercher du taff" (mais on est pas forcément obligé d’en rajouter sur la normalité), pris un billet de train pour telle ou telle raison, un découvert bancaire, des dettes, amicales ou plus officielles, une consommation de timbres postaux, fait réparer des vêtements, envoyé des faxs, un animal malade à soigner et une facture de véto, des dents à réparer avec un devis qui dépasse la prise en charge de votre mutuelle, sécu ou CMU, etc. Et si vous ne voyez pas bien comment argumenter avec des preuves sur ce qu’il en coûte monétairement de vivre, demandez des idées autour de vous.

De la prise de ce rdv destiné à l’instruction de votre demande à la réception d’une réponse par la poste, compter entre 6 et 10 jours, puis passer au centre d’action sociale chercher l’argent, si ils vous en ont attribué. 80 à 200€, c’est un peu le tarif, aléatoire ; notez que si cela permet pas grand chose, ça peut néanmoins alléger la dureté des temps ; et puis, si on prend en compte le temps passé, cela représente tout de même un tarif horaire relativement avantageux par rapport à ce qu’on trouve (ou pas) sur le marché ;

Si l’allocation vous est refusée, si son montant ne répond pas à vos besoins et est inférieur aux plafonds réglementaires, il est possible, et selon nous nécessaire, d’effectuer un recours contre la décision. Nous pouvons le rédiger ensemble, passez aux permanences dont les horaires sont indiqués plus bas.

Agir collectivement pour obtenir le versement de ces allocations exceptionnelles est également de bonne méthode, qu’on se le dise !

Liste des centres d’action sociale parisiens :

  • 1er : 4, place du Louvre, M° Louvre
  • 2e : 11, rue Dussoubs, M° Sentier
  • 3e : 2, rue Eugène-Spuller, M° Temple
  • 4e : 2, place Baudoyer, M° Hôtel de Ville
  • 5e : 19 bis-21, place du Panthéon, RER Luxembourg
  • 6e : 78, rue Bonaparte, M° Saint-Sulpice
  • 7e : 116, rue de Grenelle, M° Solférino
  • 8e : 3, rue de Lisbonne, M° Europe
  • 9e : 6, rue Drouot, M° Richelieu-Drouot
  • 10e :23, rue Bichat, M° Goncourt ou République
  • 11e : 130, rue Ledru-Rollin, M° Ledru-Rollin
  • 12e : 108, avenue Daumesnil, M° Gare de Lyon
  • 13e : 146, boulevard de l’Hôpital, M° Place d’Italie
  • 14e : 14, rue Brézin, M° Mouton-Duvernet
  • 15e : 3 bis, place Adolphe-Chérioux, M° Vaugirard
  • 16e :71, avenue Henri-Martin, M° Rue de la Pompe
  • 17e :20, rue des Batignolles, M° Rome
  • 18e :115 bis, rue Ordener, M° Jules-Joffrin
  • 19e : 17, rue Maynadier, M° Laumière
  • 20e : 62-66 rue du Surmelin, M° Saint-Fargeau

Extraits du règlement des aides sociales facultatives de la Ville de Paris concernant l’attribution de l’allocation exceptionnelle :

Le demandeur doit être domicilié à Paris depuis un mois au moins [dire 3 ans c’est mieux, ndr].

L’allocation exceptionnelle est une aide en espèces ponctuelle accordée aux personnes devant faire face à des difficultés financières temporaires.

Pour plus d’infos sur l’allocation exceptionnelle et les autres prestations discrètes de la ville comme par exemple, l’« allocation complémentaire logement » (120 € par mois, au mieux) ou la dernière née de leur empilement de miettes, « Paris logement », qui peuvent s’ajouter à l’allocation versée par la CAF pour le logement, à l’aide au financement des dépenses EDF/GDF (122 € par an), l’« allocation en cas de chute brutale de ressources » (celle-ci, familialisme oblige, suppose d’avoir au moins un enfant...), décortiquez le règlement indiqué ci-dessus. Et informez autour de vous amis, voisins, collègues, parents et autres personnes de votre fréquentation.

Lorsque vous connaissez des difficultés pour vous loger, ou pour payer vos loyers, crédits immobiliers ; si vous êtes menacés par des huissiers, un proprio, regardez le règlement départemental du Fonds de solidarité logement (FSL, départemental) qui peut garantir des candidats locataires et/ou prendre en charge une partie des dettes. Contrairement à ce qu’ils essaient de faire croire, il n’y a pas d’obligation d’en passer par un travailleur social pour faire ces démarches

Part ailleurs, vous aurez peut-être l’usage de :


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Brèves

Calendrier de la campagne 2013 de qualification universitaire

lundi 9 juillet 2012

Sur le site du ministère :

Chaque candidat doit remplir un dossier pour chacun des deux rapporteurs désignés. Ce dossier comprend :

les pièces obligatoires précisées dans l’article 4 de l’arrêté du 16 juillet 2009 modifié par arrêté du 20 août 2010 des documents complémentaires exigés par les différentes sections du CNU. Ils seront communiqués ultérieurement.

La validité de la qualification est appréciée à la date de clôture des inscriptions au concours ouvert pour chaque emploi. Les candidats à la qualification ne peuvent pas se porter candidats sur les postes dont le dépôt de candidatures serait clos avant la date de prise d’effet de leur qualification

Nouvelle politique des Préfectures sur le titre de séjours scientifiques

samedi 19 février 2011

Voici une petite réactualisation concernant les titres de séjour scientifiques transmise par Sophie Gerber (INRA) :

La Préfecture a changé de politique concernant la durée des titres de séjour scientifiques. Elle ne délivrera plus automatiquement des titres d’un an comme elle le faisait jusque là indifféremment pour les séjours inférieurs et supérieurs à un an. Dorénavant, dans le cas d’un renouvellement de titre de séjour scientifique, la durée inscrite sur la convention sera prise en compte. Ainsi si la convention dure plus d’un an le chercheur bénéficiera d’un titre pluriannuel mais si la convention dure moins d’un an, le titre de séjour expirera le même jour que la fin de la convention. J’attire votre attention sur ce dernier point qui peut s’avérer problématique pour les chercheurs.

A titre d’exemple, une convention d’accueil d’une durée de six mois donnera droit à un titre de séjour de six mois et non plus d’un an, il faudra donc anticiper les renouvellements de contrat plus de deux mois en avance sous peine de devoir recommencer la procédure de demande de convention d’accueil et de renouvellement de titre de séjour tous les six mois. Je vous rappelle qu’une convention d’accueil peut couvrir plusieurs contrats successifs et peut permettre à un chercheur de consacrer son temps et son énergie à ses recherches sans avoir à courir après sa nouvelle convention d’accueil tous les trois mois.

De plus à chaque renouvellement de sa carte de séjour, un scientifique doit s’acquitter d’une taxe OMI de 110 euros.

Recrutement 2011 de PRAG / PRCE

jeudi 2 décembre 2010

[Blog Histoires d’universités | 30/11/2010 | par Pierre Dubois]

À quoi aboutissent deux modes de gestion des ressources humaines, celui des universités autonomes passées aux “responsabilités et compétences élargies” et celui centralisé du ministère de l’Éducation nationale ? A une situation parfaitement ubuesque. La preuve : la procédure de recrutement des PRAG et des PRCE dans les universités pour l’année 2011 est lancée. On se dit que son calendrier et ses différentes étapes vont forcément coincer ici ou là.

(...)

Listes de qualifications : précision sur leur expiration

vendredi 29 octobre 2010

Depuis le décret n°2009-460, « La liste de qualification cesse d’être valable à l’expiration d’une période de quatre années à compter du 31 décembre de l’année de l’inscription sur la liste de qualification. » Ainsi, si vous avez été qualifié en janvier ou février 2007, vous restez qualifié jusqu’au 31/12/2011. Vous pouvez ainsi postuler sur les postes publiés au fil de l’eau en 2011 sans redemander une nouvelle qualification.

Campagne de recrutement ATER 2010-2011 à Paris 8

lundi 3 mai 2010

Campagne ouverte du 28 avril 2010 au 20 mai 2010 inclus

  • Université de Paris 8 à Saint Denis Des postes sont susceptibles d’être vacants dans les sections suivantes : 01, 02, 03, 05, 07, 11, 12, 16, 18, 23, 25 - 26, 27, 61, 70, 71.
  • Institut technologique de Montreuil
    Sections 61 et 27.
  • Institut Technologique de Tremblay
    Pour les sections suivantes : 71 et 11.

Pour plus d’informations et télécharger le dossier de candidature pour l’année universitaire 2010-2011

http://www.univ-paris8.fr - rubrique : enseignants – ATER

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