Chomsky : Public Education Under Massive Corporate Assault — What’s Next ?

Alternet | August 5, 2011 | by Noam Chomsky
dimanche 14 août 2011
par  JonL
3 votes

Transcription partielle d’une conférence faite par Noam Chomsky sur la privatisation du système éducation états-unien.

Converting schools and universities into facilities that produce commodities for the job market, privatizing them, slashing their budgets — do we really want this future ?

August 5, 2011 | The following is a partial transcript of a recent speech delivered by Noam Chomsky at the University of Toronto at Scarborough on the rapid privatization process of public higher education in the United States.

A couple of months ago, I went to Mexico to give talks at the National University in Mexico, UNAM. It’s quite an impressive university — hundreds of thousands of students, high-quality and engaged students, excellent faculty. It’s free. And the city — Mexico City — actually, the government ten years ago did try to add a little tuition, but there was a national student strike, and the government backed off. And, in fact, there’s still an administrative building on campus that is still occupied by students and used as a center for activism throughout the city. There’s also, in the city itself, another university, which is not only free but has open admissions. It has compensatory options for those who need them. I was there, too ; it’s also quite an impressive level, students, faculty, and so on. That’s Mexico, a poor country.

Right after that I happened to go to California, maybe the richest place in the world. I was giving talks at the universities there. In California, the main universities — Berkeley and UCLA — they’re essentially Ivy League private universities — colossal tuition, tens of thousands of dollars, huge endowment. General assumption is they are pretty soon going to be privatized, and the rest of the system will be, which was a very good system — best public system in the world — that’s probably going to be reduced to technical training or something like that. The privatization, of course, means privatization for the rich [and a] lower level of mostly technical training for the rest. And that is happening across the country. Next year, for the first time ever, the California system, which was a really great system, best anywhere, is getting more funding from tuition than from the state of California. And that is happening across the country. In most states, tuition covers more than half of the college budget. It’s also most of the public research universities. Pretty soon only the community colleges — you know, the lowest level of the system — will be state-financed in any serious sense. And even they’re under attack. And analysts generally agree, I’m quoting, "The era of affordable four-year public universities heavily subsidized by the state may be over."

Now that’s one important way to implement the policy of indoctrination of the young. People who are in a debt trap have very few options. Now that is true of social control generally ; that is also a regular feature of international policy — those of you who study the IMF and the World Bank and others are well aware. As the Mexico-California example illustrates, the reasons for conscious destruction of the greatest public education system in the world are not economic. Economist Doug Henwood points out that it would be quite easy to make higher education completely free. In the U.S., it accounts for less than 2 percent of gross domestic product. The personal share of about 1 percent of gross domestic product is a third of the income of the richest 10,000 households. That’s the same as three months of Pentagon spending [Mise en rouge en rajout de la publication d’origine]. It’s less than four months of wasted administrative costs of the privatized healthcare system, which is an international scandal.

It’s about twice the per capita cost of comparable countries, has some of the worst outcomes, and in fact it’s the basis for the famous deficit. If the U.S. had the same kind of healthcare system as other industrial countries, not only would there be no deficit, but there would be a surplus. However, to introduce these facts into an electoral campaign would be suicidally insane, Henwood points out. Now he’s correct. In a democracy where elections are essentially bought by concentrations of private capital, it doesn’t matter what the public wants. The public has actually been in favor of that for a long of time, but they are irrelevant in a properly run democracy.


Article d’Alternet

Voilà qui ne va pas manquer de réjouir nos dirigeants, qui n’hésitent pas à se tourner vers l’Oncle quand il faut justifier une mesure injustifiable et impopulaire. Alors même que l’éducation gratuite est facilement accessible...



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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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