Budgets : boucher les trous !

Blog Histoires d’Université de Pierre Dubois | 1 août 2011
samedi 6 août 2011
par  antonin
4 votes

Les Conseils d’administration (CA) des universités ont eu, avant les vacances d’été, une première discussion sur le budget 2012. Ils savent qu’à l’automne ils devront voter un budget en équilibre ou le rejeter. Ce sera fort difficile. En situation de responsabilités et compétences élargies (30 chroniques sur les RCE), ils devront trouver des solutions pour faire des économies, pour “boucher les trous”. L’autonomie n’est pas une sinécure ! Les RCE, ce n’est pas du gâteau ; c’est du pain noir !

Dans cette université passée aux RCE début 2011, le CA du début juillet n’a pu que constater une situation budgétaire fort délicate. Les solutions pour passer le cap de la fin de l’année et pour pouvoir voter un budget 2012 en équilibre sont présentées par les Services. Le compte-rendu du CA ne dit pas si le climat des discussions a été tendu.

Compte-rendu du CA en ligne sur le site de l’université. Budget 2011. ”Le CA a été informé de la situation de l’exécution de la masse salariale 2011 à l’occasion du premier débat devant le CA début mars, une prévision de déséquilibre de 289.000 euros avait été envisagée. L’équipe présidentielle avait présenté des hypothèses d’actions correctrices nécessaires au rétablissement de l’équilibre. Certaines de ces mesures ont été mises en œuvre comme le gel de postes ou la réduction des moyens consacrés au recrutement de professeurs invités. D’autres avaient été annoncées et suspendues à l’observation de l’évolution de la situation”.

“A ce jour, du fait de la mise en œuvre des premières mesures, le déséquilibre attendu s’établit à 204.000 euros. Monsieur le Président a présenté aux membres du CA les modalités de compensation de ce déséquilibre : affectation de la part complémentaire du bonus quinquennal (120.000 euros), non consommation estimée du PRL 2010/2011 (100.000 euros), mobilisation des crédits de fonctionnement actuellement non affectés (50.000 euros). Dans ce nouveau contexte, les autres mesures envisagées (notamment la diminution du nombre de contrats doctoraux) ne seront donc pas mises en œuvre sur l’exercice 2011″.

Budget 2012. “Le CA a également abordé sans vote le débat d’orientation budgétaire de l’exercice 2012. Tiré à la hausse par l’augmentation attendue des dépenses de masse salariale et par l’augmentation de la dotation aux amortissements induite par l’importance de nos derniers investissements sur fonds propres, le déséquilibre entre les prévisions de recettes et les prévisions de dépenses est estimé à 1,4 million d’euros“.

“Monsieur le VP CA a présenté un projet, qui intègre une anticipation de non réalisation de l’intégralité de l’offre de formation prévisionnelle, visant d’une part à adopter des mesures de maîtrise de la masse salariale (taux d’occupation et modalités d’occupation des emplois), et d’autre part, à solliciter un nouveau prélèvement sur le fonds de roulement (estimé à 500.000 euros pour les dépenses de fonctionnement et à 500.000 euros pour les dépenses d’investissement). L’équipe présidentielle a dénoncé solennellement le manque de moyens délégués par le Ministère pour le fonctionnement “normal” de notre établissement”. Et quand le fonds de roulement aura atteint son minimum incompressible, que fera l’université ? Elle annoncera un défaut de paiement ?


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Salaire des vacataires de l’Université Paul Sabatier : ça s’arrange

samedi 25 mars

La situation semble s’arranger pour près de 600 vacataires du département des Langues vivantes et gestion (rattaché à la faculté des sciences et de l’ingénierie) de l’université Toulouse 3 Paul Sabatier, qui attendent d’être rémunérés pour le premier semestre. « Le paiement pour les 600 vacataires doit être effectif fin mars, nous a-t-on assurés à la vice-présidence de l’université, a expliqué Julie, vacataire et porte-parole. Ça doit nous être confirmé par communiqué et on espère aussi que ce sera moins compliqué pour payer le deuxième semestre. » [...] La porte-parole de ce mouvement de contestation, qui se félicite des avancées sur ce dossier par l’université Paul Sabatier, veut porter la discussion plus loin. « On demande en effet, explique Julie, des efforts sur le système de paie, peut-être faut-il aussi revoir la fréquence de paiement des vacataires, parce qu’être payé tous les six mois, c’est difficile pour beaucoup. Il est aussi peut-être temps de requalifier le métier de vacataire. J’ai bon espoir de voir les lignes bouger ». par Gérald Camier, La Dépêche, 23/03/2017

600 enseignants-vacataires de l’université Paul Sabatier attendent d’être payés

lundi 20 mars

Environ 600 vacataires de l’Université Toulouse III Paul Sabatier, soit des enseignants non titulaires, attendent toujours le versement de leur salaire pour le premier semestre qui devait intervenir en janvier dernier. La plupart des vacataires sont de nationalité anglaise, espagnole, allemande et doivent obligatoirement avoir un autre emploi à côté de l’université pour compléter leurs revenus.

L’université, dont le service des ressources humaines invoque un bug informatique sur le nouveau logiciel de paie, indique que le retard serait « de deux à trois mois » selon les cas, « voire six mois », selon une vacataire. Pour Jean-Pierre Vinel, le président de l’université, « il n’a jamais été question de ne pas payer les vacataires, c’est juste une question de retard de paiement ».

[La Dépêche, par Gérald Camier, 17/03/2017]

Sur le Web : Lire sur ladepeche.fr

C. Villani : "on arrive à se sentir étouffé"

dimanche 5 février

[Interview de C. Villani, The Conversation, 30/01/2017]
Revenons en France avec une question beaucoup plus terre à terre : un jeune docteur en mathématique qui vient d’enchaîner un ou deux postdoc à l’étranger décroche un poste de chargé de recherche ou de maître de conférence. Il débute alors sa carrière avec un salaire de 1 800 euros net par mois. Comment qualifier cette situation et comment l’améliorer pour créer des vocations ?

C.V. : Malgré ce salaire peu reluisant, le statut du CNRS reste attractif pour sa grande liberté. Si l’on veut garder son attrait à la profession, il est important de travailler sur le reste : en premier lieu, limiter les règles, les contraintes, les rapports. Je donnerai un exemple parmi quantité : le CNRS vient de décider qu’il refuse tout remboursement des missions effectuées dans un contexte d’économie partagée : pas de remboursement de logement Airbnb, ni de trajet BlaBlaCar… De petites contraintes en petites contraintes, on arrive à se sentir étouffé. Le simple sentiment d’être respecté et de ne pas avoir à lutter pour son budget, par ailleurs, pourra jouer beaucoup. Par ailleurs, il est certain qu’une revalorisation salariale ou d’autres avantages pour les débuts de carrière seront bienvenus.

Les universités vont continuer à geler des postes en 2017

lundi 28 novembre 2016

La crise budgétaire des universités françaises continue depuis leur passage à l’ "autonomie" avec comme conséquence directe l’utilisation de la masse comme variable d’ajustement. Comment diminuer la masse salarial ? Embaucher des contractuels au lieu de titulaires, demander et ne pas payer des heures supplémentaires aux enseignants-chercheurs titulaires, supprimer des postes d’ATER et des contrats doctoraux ou encore geler des postes. Mais que signifie "geler des postes" ? Il s’agit de ne pas ouvrir à candidature des postes de titulaires ouverts par le ministères. Depuis 2009, 11.000 postes ont été gelés dans les universités dont 1200 les cinq dernières années. En 2017, ce processus continuera dans de nombreuses universités : Paris 1, Toulouse Paul Sabatier, Reims, Paris-Est Créteil, Dijon, Orléans, Brest, Paris 8, Bordeaux 3, Artois, Bretagne-Sud, Lyon 3, Limoges, Pau, Paris-Est Marne-la-Vallée.

New Analysis of Employment Outcomes for Ph.D.s in Canada

Thursday 5 February 2015

An analysis of where Canada’s Ph.D.-holders are employed finds that just 18.6 percent are employed as full-time university professors. The analysis from the Conference Board of Canada finds that nearly 40 percent of Ph.D.s are employed in higher education in some capacity, but many are in temporary or transitional positions. The other three-fifths are employed in diverse careers in industry, government and non-governmental organizations: “Indeed, employment in diverse, non-academic careers is the norm, not the exception, for Ph.D.s in Canada.” - Inside Higher Edu, January 8, 2015

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