Bilan de compétence : valorisation professionnelle du doctorat

par Sébastien Poulain (doctorant) pour le compte du Bureau d’aide à l’insertion professionnelle de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
jeudi 28 juillet 2011
par  antonin
4 votes

Étude sur les compétences et la professionnalisation des docteurs réalisée par Sébastien Poulain (doctorant) pour le compte du Bureau d’aide à l’insertion professionnelle de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne et au sein de l’Ecole doctorale de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne (mars 2011).


 Sommaire

Sommaire p. 2
Résumé p. 3
Remerciements p. 4
0.0.0 Présentation p. 5
1.0.0 La question de la valorisation des compétences du doctorat p. 6
1.1.0 Le problème : la barrière des préjugés p. 6
1.2.0 Les explications : incompréhension et méconnaissance p. 8
1.3.0 Conséquences : la sous-utilisation du doctorat p. 11
1.4.0 La solution : une nouvelle dynamique du doctorat p. 13
2.0.0 Les 20 compétences du doctorat à valoriser p. 19
2.1.0 Les 20 compétences à valoriser p. 19
2.2.0 Exemples de compétences valorisées selon le doctorat p. 31
3.0.0 Pistes pour valoriser le doctorat p. 34
3.1.0 Le rôle des écoles doctorales p. 34
3.2.0 Le rôle des représentants et autorités p. 39
3.3.0 Les bénéfices pour le doctorat p. 40
4.0.0 Références p. 41
Table des matières p. 44

 Résumé

Cette étude vise à aider les doctorants et docteurs à mieux s’insérer dans le « monde du travail » académique et surtout non académique en présentant le fonctionnement du doctorat, ses spécificités, ses difficultés, ses atouts, ses compétences et enfin les pistes qui permettraient de le valoriser.

Mots-clés : Compétences – doctorat – professionnalisation – insertion - valorisation

 Présentation

Cet article s’adresse principalement [1] aux personnes aspirants à devenir docteur ainsi qu’à leurs potentiels employeurs. Les doctorants et docteurs y trouveront de matière pour alimenter et valoriser leur curriculum vitae, leurs lettres de motivation et leurs propos pendant leurs entretiens auprès des potentiels employeurs. Ces derniers y apprendront, quant à eux, ce que faire un doctorat veut dire, quel est son mode de fonctionnement, quelle est sa place et son importance au sein du « monde académique » et de la société, quels atouts, compétences, capacités les docteurs ont pu acquérir lors de ce travail. Le but de cet article n’est pas de promouvoir davantage de professionnalisation et de spécialisation au sein de l’ensemble des filières de l’université jusqu’au doctorat et de transformer l’université en entreprise. Ce serait d’ailleurs une attitude vaine car les études générales dispensées dans une université ne seront jamais assez professionnalisées, adaptées et spécialisées - malgré l’usage des stages et des masters professionnels - pour préparer à la très grande diversité des emplois existant sur le marché du travail (d’où l’utilité de la traditionnelle formation et l’encadrement sur le lieu de travail). Il s’agit davantage de démontrer que le « monde académique », a fortiori le doctorat, et le « monde du travail » sont bien plus proches qu’ils ne l’imaginent et que le « monde académique » est un monde bien plus ouvert et « professionnel » qu’on ne veut bien le croire grâce aux compétences qu’on peut y acquérir (a fortiori au niveau du doctorat) sans en avoir forcément conscience.
Pour cela, nous allons nous focaliser sur les capacités et compétences acquises par le biais du doctorat, qui sont l’essentiel des informations que le recruteur cherche à connaître en plus des expériences, de la formation et de la personnalité du candidat.
Nous nous appuierons sur la synthèse de plusieurs publications (recherches, rapports, articles) réalisées principalement par des académiques à propos de la professionnalisation des docteurs, ainsi que sur une observation participante en tant que doctorant dans l’école doctorale de science politique à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Ce parcours, précédé d’études en droit et philosophie, m’a permis d’acquérir certains savoir-faire, expertises, compétences grâce à certaines expériences : représentant des doctorants de l’école doctorale, tuteur, chargé de cours et de travaux dirigés, agent administratif chargé de l’accueil des étudiants, publications d’articles, communications dans des colloques internationaux, animateur d’un atelier « Valorisation de la thèse », organisateur de colloques…
Nous verrons donc tout d’abord où en est aujourd’hui la question de la valorisation professionnelle du doctorat, puis quelles sont les compétences acquises lors du doctorat et enfin les pistes à suivre pour aider les doctorants et docteurs à mieux s’insérer dans le monde du travail.

 Lire l’étude en intégralité

(Téléchargement au format PDF en bas de page)




[1] On peut penser aussi aux familles et amis des personnes aspirants à devenir docteur et plus largement la société (journalistes, institutions…) qui sont nombreux à méconnaître ce que faire un doctorat veut dire.



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Etude_Bilan_de_competence_Sebastien_Poulain
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Commentaires

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jeudi 1er septembre 2011 à 11h20 - par  Ali

Le doctorat n’a pas par contre la même valeur dans tous les pays, en Belgique par exemple certains domaines comme la psychologie n’offrent pas plus d’avantage qu’un simple master, bien évidemment c’est une question de possibilités offertes sur le marché de travail. En tant que psychologue à Huy, je vois que de plus en plus de jeunes psy sont confronté à ce problème même si leur désirs de départs étaient de poursuivre vers le doctorat.

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Brèves

Le plus grand nombre de contractuels de la FPE est dans l’enseignement supérieur

vendredi 2 décembre 2011

Selon le Rapport annuel sur l’état de la fonction publique 2010-2011, en 2009, (cf. tableaux p.261 et p.262) on dénombrait un total de 360 907 agents non-titulaires dans la Fonction Publique d’État (FPE). Sans compter les "Emplois statutaires de non-titulaires des ÉPA dérogatoires, dont : Pôle emploi, CROUS, INRAP, Agence de l’eau...". Pour comparaison, il y a 355 001 agents non titulaires dans la Fonction Publique Territoriale (tableau V 1.1-1, p.67).

  • 131 542 agents non-titulaires dans les différents ministères, correspondant à 107000 Équivalent Temps Plein.
  • 229 365 agents non-titulaires dans les EPA (Établissements Publics à caractère Administratif), 181807 ETP, sur un total de 348416 agents. Ce qui fait quasiment 3 fois plus de non-titulaires.
  • En 2009, il y avait 68 915 non-titulaires dans l’Éducation nationale et 75 884 dans l’Enseignement supérieur, soit le plus gros contingent de non-titulaires de tous les ministères (tableau 1.3-3, p.229).
Sur le Web : Lire sur POOLP

Droits d’inscription universitaires 2011-2012

lundi 1er août 2011

JORF n°0176 du 31 juillet 2011, page 13076, texte n° 13

Arrêté du 28 juillet 2011

  • Licence 177€
  • Master 245€
  • Doctorat 372€

Diplôme de médecine, pharmacie, odontologie, maïeutique et paramédicaux 177€, 2e cycle 245€...

Tous les détails pour les autres diplômes ci-dessous :

Sur le Web : Sur legifrance.gouv.fr

Section 19 du CNU, suite et pas fin (du tout)

samedi 18 juin 2011

Agora relance le dossier "auto-promotion" qui se déroule au sein de la section 19 du Conseil National Universitaire (CNU) :

Nous vous relayions il y a quelques jours la déclaration de professeurs siégeant au sein de la 19e section du CNU et dénonçant les nouvelles auto-promotions dont elle a été le théâtre. Pour compléter cette dernière, nous reproduisons, avec sa permission, la lettre ouverte qu’Alain Quemin a adressé à ses collègues. Voilà qui devrait alimenter les discussions au prochain Congrès de l’Association française de sociologie (AFS), début juillet à Grenoble, où les principaux intéressés ne seront malheureusement sans doute pas présents…

Sur le Web : La suite sur Agora

Répression policière à l’École Normale Supérieure

mardi 19 avril 2011

Communiqué du 19 avril 2011

Alors que les grévistes allaient entamer leur 100éme jour de grève et que les négociations avec la direction suivaient leur cours, la directrice de l’ENS, Monique Canto-Sperber, a décidé d’ordonner l’évacuation des locaux occupés par les grévistes et les étudiants qui soutenaient le mouvement. A 6h, les forces de l’ordre en nombre conséquent ont délogé les occupants sans sommation en défonçant la porte. 14 personnes ont été arrêtées et sont actuellement retenues au commissariat du 5éme arrondissement.

Après le référé au tribunal administratif et les menaces quotidiennes des huissiers, la direction de l’ENS franchit un pas de plus dans la répression de ses propres salariés précaires et étudiants syndiqués et non syndiqués. Le mouvement social est déterminé à continuer la lutte et ne cédera pas aux pressions comme aux menaces physiques.

Le comité de mobilisation de l’ENS


Le comité a appelé à un rassemblement de soutien aux interpelés qui sont sorti du commissariat vers 9h30, puis à une assemblée Générale à l’ENS (45 rue d’Ulm) à 12h.

Affaire Lorne : Valérie Pécresse missionne le recteur pour que soit lancée la procédure disciplinaire

lundi 18 avril 2011

Après le refus du président de l’université de Bretagne occidentale Pascal Olivard de saisir la section disciplinaire à l’encontre de Pascal David, président de la commission de spécialistes qui n’avait pas titularisé Marie-Claude Lorne, la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche hausse le ton.

Valérie Pécresse a demandé, le 18 avril 2011, au tout nouveau recteur de l’académie de Rennes Alexandre Steyer "de saisir formellement le président de l’université de Bretagne occidentale pour qu’il engage les poursuites, et l’informer qu’à défaut il se substituera à lui pour initier la procédure devant la section disciplinaire, à l’expiration d’un délai d’un mois".
La ministre fait référence au décret du 13 juillet 1992 qui dispose qu’en "cas de défaillance de l’autorité responsable, le recteur d’académie peut engager la procédure après avoir saisi cette autorité depuis au moins un mois".
Valérie Pécresse souhaite ainsi que "la lumière soit faite sur les dysfonctionnements importants et les manquements, notamment à la déontologie universitaire commis lors de l’examen du dossier de titularisation, en 2008, de Marie-Claude Lorne". En attendant que la "mission sur l’éthique et la déontologie universitaires" ne fasse des propositions pour "garantir éthique et transparence à toutes les étapes de la carrière des enseignants-chercheurs".

EducPros, Sophie Blitman, 18.04.11

Sur le Web : Sur EducPros.fr
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