L’INSERM mieux que la bourse
Vive la "précarité positive" dans la recherche !
mardi 21 octobre 2008
par
JonL
Si vous aviez parié sur une explosion rapide du nombre de précaires à l’INSERM, vous avez gagné un beau pactole... de CDD. A quand l’explosion de la bulle précaire — et des précaires ?
Source : notre taupe à la CGT
En 10 ans (de 1998 à 2007), l’INSERM est passée de 180 à 1184 CDD, soit une augmentation de 558% du nombre de précaires. Dans la même période, l’emploi titulaire n’a augmenté que de 8% (11% pour les chercheurs, 6% pour les personnels techniques et administratifs).
Dans la même temps, les financements sur ressources "hors INSERM" (ANR, associations caritatives, fondations) ont crû de 258 % (de 43 à 155 millions d’euros) alors que l’apport de l’état (intégrant les salaires) n’a crû que de 37 % (325 à 446 millions d’euros).
Ces rappels chiffrés montrent qu’il y a une véritable révolution rampante dans le fonctionnement de la recherche médicale en France (que le CNRS se rassure, ça n’y est pas très différent). Personne n’a jusqu’ici jugé utile d’évaluer les effets macro et microéconomiques d’une telle évolution. Seul le dogme de la "précarité positive" règne en maître dans les sphères de décision.
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